Réforme de l'assurance-chômage : des répercussions plus fortes que prévu
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Selon cette évaluation, jusque 1,15 million de personnes qui ouvriront des droits à l'assurance-chômage dans l'année suivant le 1er juillet toucheraient une allocation mensuelle plus faible qu'avec les règles actuelles. "Il s'agit bien d'un chiffre provisoire" rappelle l'Unedic contactée par La Tribune.
En présentant la réforme début mars, le ministère du Travail avait évoqué une baisse pour "plus de 800.000 personnes". Mais il avait plaidé que le capital de droit resterait inchangé, car la durée d'indemnisation potentielle serait plus longue.
Cette baisse mensuelle serait en moyenne de 17%, un peu moins forte que ce que prévoyait la réforme de 2019, du fait de l'introduction d'un "plancher" pour éviter des revenus trop bas aux plus précaires. Mais ce plancher ne bénéficierait qu'à 365.000 personnes sur les 1,15 million concernées, selon un membre du bureau de l'Unédic.
Cette évaluation doit être encore finalisée dans la mesure où elle se base sur le projet de décret transmis aux partenaires sociaux et pas sur sa version finale qui doit paraître au Journal officiel à la fin du mois de mars.
Ce nouveau mode de calcul du salaire journalier de référence (SJR, base de l'allocation) sera moins favorable aux demandeurs d'emploi qui alternent régulièrement périodes de chômage et d'activité. Il s'agit d'un "enjeu d'équité" pour l'exécutif car actuellement le système est plus favorable à ceux qui alternent contrats courts et inactivité qu'à ceux qui travaillent en continu.
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C'est la disposition la plus contestée par les syndicats qui avaient obtenu l'annulation de la précédente version devant le Conseil d'Etat. La CGT et FO ont déjà annoncé leur intention d'attaquer à nouveau le décret.
Cette mesure est la première source d'économies - pour un milliard d'euros par an - de la réforme qui a été en partie aménagée pour tenir compte de la crise.
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