Réforme de la SNCF : Philippe décidé à aller "jusqu'au bout"

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Edouard philippe va devoiler la reforme des institutions
Gonzalo Fuentes

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Edouard philippe va devoiler la reforme des institutions
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Cette grève "est conçue pour maximiser les nuisances pour les usagers", a déploré le Premier ministre, mais "je reçois des messages de Français qui soutiennent le gouvernement, en disant qu'il faut aller jusqu'au bout. Eh bien c'est ce que nous allons faire", a lancé Édouard Philippe.
Certains sujets ne sont "pas négociables", comme l'ouverture à la concurrence et la fin du recrutement au statut, a-t-il répété, en se disant "ouvert aux discussions pour parler des modalités". "J'ai bon espoir qu'à la fin on s'entende", assure-t-il, malgré l'échec des discussions de vendredi avec les syndicats.
"J'entends la détermination de certaines organisations syndicales, mais qu'ils entendent bien la mienne aussi", a-t-il ajouté. Quant à la reprise de la dette de la SNCF par L'État, il a jugé qu'il fallait au préalable une réorganisation de l'entreprise pour qu'elle ne génère plus "3 milliards d'euros de dette supplémentaire par an".
Interrogé sur son appréciation du travail réalisé par la ministre des Transports Élisabeth Borne, qui mène des négociations tendues avec les syndicats, le chef du gouvernement s'est dit "très satisfait".
Le Premier ministre a par ailleurs mis en doute l'idée d'une "convergence" entre les différents mouvements de protestations.
"Un certain nombre de gens, par conviction politique et idéologique, essaient de lutter dans la rue contre les résultats qui ont été obtenus dans les urnes. C'est ce qu'a dit quasi explicitement Olivier Besancenot et parfois ce qu'a dit Jean-Luc Mélenchon", a-t-il contre-attaqué.
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Quant aux blocages dans les universités, "nous sommes extrêmement déterminés à ne pas laisser agir une minorité ultra-politisée et parfois très violente", martèle le Premier ministre.
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Edouard Philippe raconte aussi avoir déjà évoqué avec Alain Juppé, dont il a été le porte-parole lors de la campagne pour la primaire de la droite en 2016, le mouvement de 1995, "il y a déjà bien longtemps".
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