SNCF : la négociation sur l'arrêt du recrutement au statut de cheminot fait monter la tension

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Le deuxième de grève à la SNCF a été très suivi.
Le deuxième de grève à la SNCF a été très suivi. (Crédits : Emmanuel Foudrot)
Après une réunion jeudi qualifiée par les syndicats de "mascarade", les discussions ont repris ce vendredi après-midi avec le gouvernement. A l'ordre du jour : l'arrêt du recrutement au statut de cheminot. Une séance sous haute tension avant la reprise, samedi soir, d'une grève qui s'annonce longue.

Reçus jeudi par la ministre des Transports, Elisabeth Borne, les syndicats de cheminots avaient quitté la table des négociations sur un constat d'échec, estimant n'avoir avancé sur aucun des points à l'ordre du jour. Visiblement déçus par la réunion qualifiée de "mascarade" par la CGT, les leaders syndicaux ont, pour plusieurs d'entre eux, prédit un durcissement de la grève face à un gouvernement déterminé à jouer la montre sans négocier sur le fond.

"Posture" des syndicats versus "mascarade" de concertation: une guerre des mots s'est engagée entre les deux camps à l'issue de cette réunion, qui portait sur la question de la dette de 55 milliards d'euros de la SNCF et sur celle du transfert des cheminots vers des sociétés privées après l'ouverture à la concurrence.

Réunion "pénible et inutile" selon la CGT

La table ronde de plus de six heures a été "pénible et inutile", a déclaré hier soir à sa sortie Laurent Brun, de la CGT Cheminots.

"Nous sommes donc fondés à dire que cette réunion a été une véritable mascarade dans laquelle la ministre s'est contentée de critiquer ou de faire des remarques sur les propositions des organisations syndicales, sans apporter elle-même de propositions et de contenu", a-t-il déclaré.

Il ajoutait:

"Nous sommes donc extrêmement déçus de cette réunion et extrêmement mécontents que les revendications des cheminots n'aient pas été entendues".

Vendredi matin, sur la radio FranceInfo, la ministre des Transports a cependant assuré que la concertation sur l'avenir de la SNCF était "utile":

"Je ne dirais jamais qu'une négociation est inutile et je pense vraiment que la bonne voie, c'est le dialogue social", a déclaré la ministre des Transports, invitée de franceinfo.

Elisabeth Borne, pour qui "il y a des tas de choses à discuter", a également précisé :

Deux syndicats, la CFDT-Cheminots et l'Unsa-ferroviaire "vont proposer des amendements et, bien sûr, moi, je vais les examiner. (...) Donc la concertation est utile."

Le statut des cheminots, une négociation sous haute tension

Ce vendredi, les organisations représentatives à la SNCF (CGT, Unsa, SUD, CFDT) étaient de nouveau reçues pour une table ronde au ministère des Transports à partir de 14h30, afin de discuter "de la modernisation sociale et de la contractualisation dans le secteur ferroviaire en lien avec l'arrêt du recrutement au statut".

En prévoyant que les nouveaux arrivants ne soient plus embauchés au statut de cheminot, qui prévoit la garantie de l'emploi et fixe notamment les éléments de rémunération, de mobilité ou encore de congés pour environ 90% des effectifs de la SNCF actuellement, le gouvernement fait face à l'opposition totale des syndicats.

A leur arrivée devant le ministère des Transports, ceux-ci se sont tous montrés très pessimistes sur l'issue de la réunion. Pour la CFDT, Didier Aubert a déclaré ne "rien" espérer "vu les documents préparatoires" transmis. Ces derniers sont "assez vides", a abondé le secrétaire général de la CGT Cheminots Laurent Brun, se disant à l'avance "dépité" par "le contenu probable des discussions".

"On n'a pas l'intention d'y passer six heures et demie pour avoir le même résultat qu'hier", a-t-il prévenu.

Samedi soir, ce sera la reprise d'une grève qui s'annonce longue.

Statista, SNCF, Sondage Odoxa

(Avec AFP et Reuters)

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Commentaires
a écrit le 08/04/2018 à 10:57 :
@ n.hulot, qui me trouve lâche et bête plus bas dans ce forum : qui vous dit que je ne m'en prend qu'aux seuls salariés et jamais aux nantis ?
Vous jugez bien facilement il me semble : enfermé dans vos dogmes bien confortables ?
Et je maintiens : les cégétistes avec leurs bannières, leurs dossards et leurs chapeau ont vraiment l'air d'une troupe folklorique. Et j'ajoute que c'est bien dommage, parce que ce faisant ils prêtent le flanc aux détracteurs du syndicalisme.
Et que c'est peut-être avec ce genre de rituel vidé de sens que la CGT perd des adhérents tous les ans.
Déso pour les plumes : vous avez raison, j'ai charrié.
Réponse de le 08/04/2018 à 18:15 :
Si tu vas à une manif un jour; tu verras qu'il n'y a pas pas que la CGT qui a des drapeaux et des dossards, c'est pas une nouveauté.Concernant ,la perte d'adhérent pour un syndicat créé le 23 septembre 1895 à Limoges ,faut pas se plaindre ,les autres sont encore tous derrière et j'évoque même pas les adhérents des partis politiques, comme le PS en ce moment par exemple.
a écrit le 08/04/2018 à 10:57 :
Les dirigeants syndicaux sont payés grâce aux cotisations et subventions pour inciter les salariés à faire grève et ne pas être payés.
a écrit le 08/04/2018 à 9:56 :
Nicolas Hulot, qui vient d'apporter son soutien à cette privatisation, nous prouve une fois de plus qu'il est prêt à avaler toutes le couleuvres et à accepter tous les reniements afin de conserver son poste de ministre.
a écrit le 08/04/2018 à 9:02 :
Pourquoi nous mettre une photo du siècle dernier (elle date de 68 apparemment?)..et avec des personnes qui veulent démissionner pour rejoindre le secteur privé? Pourquoi tant d'énergie dépensée dans la rue, et qui n'a pas été utilisée pour serrer des boulons?
a écrit le 08/04/2018 à 2:50 :
méfiez vous que l IA ne vous prenne pas aussi votre boulot....
a écrit le 08/04/2018 à 1:01 :
Les exemples grecs et espagnoles sont le soutient au moral des troupes Macronnistes. La grève général, si elle venait, ne suffirait pas! Il faudra attendre de toucher le fond pour que les choses change, mais la france est un pays ou le socialisme est dans l'histoire.

Nous avons encore beacoup de marge pour nous faire tondre vis à vis du moment de la révolte.

Macron est un fan de l'Angleterre. Préparez vous aux contrats 0 heures!
a écrit le 07/04/2018 à 18:08 :
En tant que client, le statut, la dette, ..., ne m'importent pas. Ce que je veux, ce sont des trains ponctuels, propres, un personnel compétent et aimable, des horaires adaptés à des activités de travail et de loisirs, une tarification compréhensible et abordable, et pas de grèves sous le moindre prétexte.
Réponse de le 07/04/2018 à 22:35 :
En tant que client, il vaudrait mieux que vous soyez conscient que la dette de la SNCF d'aujourd'hui menace directement son existence de demain , en tout cas sa capacité à avoir un réseau et des trains fiables et entretenus et à limiter la hausse des tarifs.
Réponse de le 08/04/2018 à 8:03 :
Vous êtes concerné au premier chef par la dette car environ 1/3 voire 40% du prix des billets TGV rémunére Réseau pour le passage des trains. Si la dette est reprise par l'Etat c'est un beau potentiel de baisse du prix du billet en perspective.
Sachez que les billets vont augmenterw le rapport Spinetta le.dit clairement.
https://www.google.fr/url?sa=t&source=web&rct=j&url=https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/sites/default/files/2018.02.15_Rapport-Avenir-du-transport-ferroviaire.pdf&ved=2ahUKEwjx3ovo_qnaAhVHJFAKHZKrAMAQFjAAegQIAxAB&usg=AOvVaw3tdAybsQEgRS9EMFtBcpYg
a écrit le 07/04/2018 à 16:12 :
Ce qui est triste dans toute cette histoire, c'est que les propositions ne sont pas mauvaises pour les cheminots !!! Ils gardent leur statut, même s'ils changent de compagnie après ouverture à la concurrence !! Ils négocient le futur régime de la SNCF! Même s'ils disent que non, l'Etat reprend tout ou partie de la dette, la SNCF reste une entreprise publique... Mais ou est vraiment le problème ?? Ah, oui, la CGT...
Réponse de le 08/04/2018 à 10:00 :
Le principal problème c'est Guillaume Pépy et sa gestion catastrophique. Il a tout misé sur un TGV qui contrairement au train à grande vitesse japonais, le Shinkansen, n'est ni ponctuel, ni fiable, ni confortable et dont les billets sont vendus quasiment au même prix ! De plus les accidents mortels qui ont eu lieu sous sa direction auraient du le contraindre à la démission !
a écrit le 07/04/2018 à 15:49 :
Il parait qu'une convention collective est en cours de discussions mais n'est arrivée qu'à la moitié, donc pas encore possible de basculer du statut historique aux conventions modernisées, dépoussiérées. Le "en même temps" manque de synchronisation.
Ça coince sur l'emploi à vie ? Devenir une entreprise "banale" ?
La dette y en a une partie de poussière mise sous le tapis (créé pour et nommé RFF) pour la masquer à l'UE, et du déficit. Si l'Etat se fourvoie, difficile d'accuser les autres d'avoir créé le dérapage (comme le bonus écolo des voitures qui s'avère inversé par les mesures moderne, il faut mettre à la casse les voitures avec bonus, qui génèrent (trop) peu de CO2). Mais l’État change d'avis chaque jour qui arrive, et a raison à chaque fois, par définition.
Réponse de le 07/04/2018 à 18:49 :
"Il parait qu'une convention collective est en cours "

C'est pas toujours la panacée pour les salriés , il suffit de taper : convention collective au rabais ,pour s'en apercevoir :

non respect du salaire minimum conventionnel
non respect convention collective par l'employeur
non respect classification convention collective
non respect convention collective sanction
non respect du smic
non respect bareme convention collective
amende pour non respect de la convention collective

Un exemple :

Débrayages simultanés hier à la résidence Tarnos Océan, au foyer André-Lestang et à la résidence des Arènes à Soustons, trois établissements gérés par l’Association européenne des handicapés moteurs (AEHM). Une partie des personnels entendait protester contre la « rénovation » envisagée de leur convention collective, à l’ordre du jour hier à Paris de l’assemblée générale de la Fédération des établissements hospitaliers et d’aide à la personne (FEHAP).Selon les délégués syndicaux de Tarnos et Soustons, la refonte envisagée rognerait plusieurs acquis des salariés : leur droit notamment à 11 jours fériés pour une activité en continu auprès des personnes handicapés moteur, des indemnités de départ à la retraite revues à la baisse, ou un calcul au rabais de la progression à l’ancienneté.
a écrit le 07/04/2018 à 14:25 :
Si seulement ils pouvaient mettre autant d'énergie à bosser que quand ils battent le pavé à brailler, les trains arriveraient sûrement plus à l'heure !
Réponse de le 07/04/2018 à 15:39 :
Je pense exactement la même chose.
de même si les britaniques avaient dépensés la même énergie pour sérieusement réformer l'UE qu'ils dépensent piur le brexit, on en serait peut-être pas là.
a écrit le 07/04/2018 à 14:24 :
Ils ont l'air malin sur la photo, les cégétistes avec leurs bannières, leurs dossards et leurs chapeau : on dirait une troupe folklorique.
Il ne leur manque plus que quelques plumes.
Réponse de le 08/04/2018 à 10:04 :
Pourquoi vous en prenez-vous aux seuls salariés et non pas aux nantis, les moins de 10% qui possèdent l'essentiel de la richesse planétaire ?! Par lâcheté, par bêtise ou bien parce que vous faites vous même partie de cette élite ?
a écrit le 07/04/2018 à 14:18 :
Le mot cheminot fait penser aux trains à vapeur, à Zola , la Bête Humaine et Jean Gabin.
Un monument historique à lui tout seul ce mot cheminot.
Malgré son contenu affectif, ne doit-il pas entrer dans l'histoire aujourd'hui comme le mot mineur...
Il faut savoir dépasser la nostalgie et regarder devant.
Réponse de le 07/04/2018 à 22:38 :
il serait effectivement temps que l'IA permette l'automatisation des trains et du réseau.
a écrit le 07/04/2018 à 13:27 :
On continue a nous enfumer sur les services publics, ils doivent être détruit sur ordre de Bruxelles et toute les parties, gouvernement et syndicat, sont de mèche pour nous faire gober leur dogme par le biais de réformes nullement demandés par les français!
Réponse de le 07/04/2018 à 14:29 :
La CGT et Sud-Rail n'ont rien compris au film : quand la SNCF sera une société commerciale, ils pourront faire grève comme ils le voudront.
Au lieu de s'embêter avec le service public comme aujourd'hui.
Service qu'ils ne font pas bien, en plus.
Et les Français veulent des réformes : ils en ont marre de payer trop d'impôts pour tout ce qui fonctionne de travers.
Réponse de le 07/04/2018 à 18:42 :
Vaut mieux dépenser l'argent du contribuable de 21 milliard par an pour en faire profiter le reste de l'UE et creuser notre déficit ,au lieu de s'occuper de nos problèmes!
Réponse de le 07/04/2018 à 18:43 :
@Asimon

"Et les Français veulent des réformes "

Pour les autres ou pour eux ?
Réponse de le 11/04/2018 à 7:18 :
@ lachose, Pour tous ceux qui paient des impots et qui ont marre de voir un service avec un deficit de 46 milliards (RFF+SNCF). Donc OUI, les reformes sont necessaires.
a écrit le 07/04/2018 à 13:13 :
En Hongrie ils ont fermes le fleuron Malev du jour au lendemain.
Pas complique.
Les vieux avions, le vieux personnel conservateur... Out...
Place a Wizzair avec un personnel jeune joli enthousiaste serviable...
Et c est comme cela partout. Elmu-edf, Gazmuvek./gdf, la Poste, les banques...
Bref les vieux conservateurs déprimes... Out
Réponse de le 08/04/2018 à 10:06 :
Vous oubliez les pilotes d'Air France qu'il faudrait envoyer au goulag !
a écrit le 07/04/2018 à 13:02 :
pourquoi ne pas faire évoluer le transport ferroviaire français vers trois entités indépendantes , plus aptes à répondre aux besoins des clients ciblés ?
une entité dévolue aux transports régionaux de personnes , une entité spécifique au transport grande distance avec le TGV incluant l'international , une entité spécialisée transports de marchandises pouvant être privatisée puisque n'ayant pas de caractère de service public .
la structure actuelle hyper-centralisée n'est plus en phase avec les besoins des différentes clientèles du transport ferroviaire ; la multiplication des dysfonctionnements dans le transport régional , la perte continue de clients du secteur marchandises de moins en moins satisfaits du "service" rendu , conduisent à penser que sans changement radical de modèle le système SNCF finira par s'écrouler .
le Gouvernement actuel est au pied du mur . s'il recule face aux syndicats , et ne va pas au bout des réformes indispensables , il sera celui qui devra assumer seul la responsabilité historique de la désagrégation de plus en plus rapide du transport ferroviaire .
a écrit le 07/04/2018 à 11:01 :
C'est amusant d'user du terme négociations. Le gouvernement n'entend pas négocier, il le dit, il le montre, et les syndicats le constatent, ...et les médias reprennent pourtant ce vocable. Très étrange de penser que toute évolution dans une société, fut-elle privée, devrait faire l'objet de négociations: nous ne sommes pourtant plus sous Hollande avec son immobilisme lié au "dialogue social"... il y a pourtant une Direction à la SNCF qui prends les décisions pour laquelle elle existe (à défaut, transformons la SNCF en coopérative, mais je doute que les cheminot veuillent reprendre la dette..).
a écrit le 07/04/2018 à 10:53 :
Autant l'état n'est pas crédible aujourd'hui parce que l'on ne sait pas comment la réforme va améliorer le quotidien des usagers. Il nous faut plus de pédagogie sur cette réforme et sur la dette... !
Autant les syndicats ne sont pas crédibles non plus, devant leur posture de blocage et d’intransigeance manifeste ! Ce qui est surréaliste, c'est de constater l'état actionnaire qui ne peut rien faire face à cette pression minoritaire de nantis sur des millions d'usagers !
Ce sont toujours les mêmes qui profitent du "système" et les autres pris en otages !
La révolution, ce serait que les usagers soient en position de force pour dire non à toute cette gabegie et se faire respecter !!!!!!
a écrit le 07/04/2018 à 9:44 :
Il faudra bien un jour trouver un moyen afin que quelques minoritaires ne bloquent pas l'activité entière du pays. La démocratie c'est bien à l'unique condition que ce ne soit pas la chienlit qui décide !
Réponse de le 08/04/2018 à 10:06 :
Pinochet revient !
a écrit le 06/04/2018 à 21:23 :
avec les trains autonomes il suffira de zapper la fermeture des portes ...
Réponse de le 07/04/2018 à 10:22 :
Zapper? Lol train autonomme quand on est pas capable de faire des voitures autonomme...que cela vous déplaise il faudra toujours un humain à bord.. même le metro "automatique " est piloté...à distance...
a écrit le 06/04/2018 à 21:01 :
Instrumentalisation de la cgt , le DG qui dirige l'eptic qui gère entre autre l'administration l'avait dit en octobre dernier déjà, et il n'y a pas eu une grêve, ni fait l'objet de commentaires intense en interne, dans l'esprit des gens c'est l'aboutissement d'une logique/histoire, d'ailleurs de la façon dont il en parlait, c'est un plan fait par lui et le reste de la direction de la sncf, non du gouvernement...
Hormis pour les conducteurs, il n'y a d'ailleurs presque plus de recrutements à ce jour de salarié en statut cheminot, la plupart des contrats sont fait en statut privé, dans le cadre de l'ouverture à la concurrence, c'est quelque chose de plus facile à gérer que les statuts cheminots, dans le cadre de la gestion en mode concession.
Par contre dans l'esprit d'un certain nombre de délégués syndicale et d'anciens cheminots que j'ai pu entendre raler, ils prévoyaient plus des plans pour négocier un cadeau d'enterrement du statut, c'est la seule chose qu'ils veulent, vous croyez vraiment que la conservation des micros lignes de campagne pour lesquels il faut dépenser 100 pour un chiffre d'affaire de 20, pour transporter quelques dizaines de milliers de personnes, les intéressent ? Vous rêvez.
a écrit le 06/04/2018 à 20:58 :
Ce soir, je suis en première classe dans un TGV pour l’ouest de la France. Le prenant à la dernière minute à Montparnasse, je suis monté dans le premier wagon venu, et je remonte le train. Le numéro des wagons n’est indiqué que dans un sens, lorsqu’on circule dans le train, et évidemment le mauvais. Je ne trouve pas mon wagon, je m’installe sur le premier siège de première venu. Pourquoi ne pas donner cette indication dans les deux sens ? Pourquoi ne pas disposer les wagons dans le sens logique de la marche du train ??

Je vais commander un casse-croûte chaud au wagon bar. L’agent se rend compte que l’unique micron-onde du wagon bar est HS. Le train a donc quitté Paris avec son principal instrument de cuisine en panne, bien qu’il soit simplissime à changer. L’agent se renseigne auprès du contrôleur : Ce micro-onde, un modèle tout ce qu’il y a de plus ordinaire du commerce, est noté comment étant HS depuis deux semaines, comme si c’était normal. L’agent passe donc mon burger au grill, il en ressort brûlé sur le dessus, froid en-dessous. L’agent me le propose quand même, après avoir peiné à utiliser sa caisse (5-6 clients en train d’attendre), et sans offrir de réduction ou de geste commercial sur un menu à plus de 10€. Dépité, je l’accepte.

La réforme de la SNCF doit passer, comme les autres. Les régimes spéciaux doivent disparaître. Et je le dis alors qu’étant moi-même employé sous un de ces statuts.

Outre les questions de simplification et de rationalisation, ces statuts doivent disparaître non pas parce qu’ils coûtent indûment chers (les salariés sont généralement moins bien payés toute chose égale par ailleurs, et cotisent plus lorsqu’ils en sont bénéficiaires), mais parce que l’emploi à vie et l’absence de concurrence autorisent certains à penser que le service public peut se contenter d’être minable.
Réponse de le 07/04/2018 à 8:15 :
Bien tenté la désinformation
Sauf que le service restauration à bord des trains est sous traité par une boîte privée et ce ne sont donc pas des agents SNCF.
Et oui l'être sur le dos du service public les inepties du privé il faut oser.
Enfin entre nous faites comme moi. Prenez 5 mn avant l 'arrivée en gare pour vous achetez un vrai sandwich plutôt qu'un immonde produit industriel au coût de fabrication d'un euro 50 et revendu 10 euros. Et en plus vous ferez tourner le vrai commerce celui qui ne reverse pas de dividendes et fait vivre de vrais artisans.
Réponse de le 08/04/2018 à 10:08 :
C'est le principal responsable du désastre de la SNCF qui doit disparaître : Guillaume Pépy !
a écrit le 06/04/2018 à 20:15 :
Il faut arrêtez avec le statut de ces pauvres cheminots. Ceux qui sont entrés avec ce statut sont assurés de conserver leur emploi jusqu'à la retraite. ¨Pour ceux qui ne l'aurait pas compris chez les cheminots c'est souvent une affaire de famille et en plus il y a leur très avantageuse retraite qui pourrait pâtir de la diminution du nombre de cotisants et qui est déjà bien déficitaire. Pas grave c'est le contribuable qui paie une grosse partie de cette retraite.
Réponse de le 06/04/2018 à 21:12 :
Je confirme, emploi à vie, c'est d'ailleurs de mémoire dans le statut.
Et emploi préférentiel pour la famille, depuis les débuts du rail en général, soit depuis plus d'1 siècle... Le plus drôle c'est que pour eux c'est normal, moi je n'ai jamais demandé ou mendié un poste aux membres de ma famille, qui comporte pourtant dans le genre, un directeur d'edf-gdf, moi j’obtiens mes boulots seul, pas par népotisme.
Sinon j'ai vu là bas, pendant mon intérim, des mécaniciens touchés par la robotisation de leur métier, devenir acheteur, comptable, gestionnaire, contrôleur, parfois même avec le titre de "responsable". Aucune compétences, ni de vrai formation dans ces métiers. Travail fait à la n'importe nawak, mécano devenant "responsable" dans un métier inconnu en 1er expérience, moi quand j'ai commencé le mien après mon diplome, j'ai commencé comme assistant... dégouté
Et faut voir l'état de l'administration à la sncf, ce serait une autre boite, le fisc aurait collé un contrôle fiscale de grande ampleur...
a écrit le 06/04/2018 à 19:18 :
Les Français n'en n'ont rien à faire du statut des cheminots qui travaillent bien.
Le problème c'est la pérennisation d'une offre chemin de fer avec un coût des billets acceptable, une modernisation et surtout un entretien du réseau correct sachant que la dette est abyssale donc prouve que le modèle ne fonctionne plus.
Des capitaux privés doivent pouvoir être mobilisés et des opérateurs nouveaux proposer des services.
On n'est plus au XIXème siècle, la SNCF c'est un monument historique qui coûte très cher aux Français qui paient avec leurs impôts et quand ils prennent le train.
Les cheminots ne doivent pas s'inquiéter même si leur statut s'éteindra immanquablement, le chemin de fer est une entreprise comme une autre même avec des missions de service public.
a écrit le 06/04/2018 à 17:45 :
en stigmatisant les cheminots !! un faux prétexte honteux ! voila comment ils veulent gouverner tous concernés étudiants /infirmieres/ agriculteurs- ext personne n est dupe
a écrit le 06/04/2018 à 17:29 :
Florence parly qui à avalée pendant des années 52000€/mensuel au frais du contribuable mais pour ça on continu....la trajectoire est bonne commandant les moutons n'ont rien vu ou ne le veulent pas...ils préfèrent se manger entre eux...l'élite à donc réussi son parie...à mort le statut mais vive le reste!
Réponse de le 07/04/2018 à 16:05 :
C'est pas cher payé pour , au quotidien, avoir à faire face à ces gens là. De plus son parachute "doré" n'était pas top, si je me souviens bien.
a écrit le 06/04/2018 à 17:28 :
De toute façon, en France on a toujours cette culture d'un coté, de présenter des projets trop avancé pour réellement pouvoir discuter ensuite, et de l'autre de faire de l'opposition systématique.

Pour le statut de cheminot, je suis toujours sidéré par cette culture du "tout ou rien". Avant tout le monde est cheminot même dans les bureaux, et après plus personne n'est cheminot, même ceux qui travaille de nuit l'hiver : Prévoir le statut en fonction du poste, c'est si compliqué que ça ? ou alors proposer au départ de co-écrire la réforme ?

Pour le reste, tout en étant favorable aux réformes, je trouve très hypocrite de mettre sur le dos du personnel de la SNCF les petites lignes qui ne fonctionnent plus, alors que le premier responsable reste quand même le désinvestissement de l'état, et l'entreprise SNCF en tant que relais de l'Etat.

Enfin, je suis mauvaise langue : pour moderniser les petites lignes, l'état a acheté des TGV ultra-moderne l'an dernier pour les mettre sur les lignes TER, juste avant qu'Alstom n'annonce des résultats records après avoir menacé Belfort de fermeture. Ah bon , c'était pas un signe de la modernisation des TER ? (humour noir)
a écrit le 06/04/2018 à 17:22 :
Macron : la négociation sur l'arrêt du recrutement au statut de cheminot ne fait pas monter la tension car non négociable. Le président et son gouvernement doivent tenir bon face à ces corporatistes que sont les salariés des entreprises publiques et les fonctionnaires qui ruinent notre pays. EN MARCHE LA REFORME DES ENTREPRISES SUBVENTIONNÉES A PERTE ET DE LA FONCTION PUBLIQUE !
Réponse de le 06/04/2018 à 22:56 :
Ecrire en majuscules signifie crier... Etes-vous donc aigris à ce point? Peut être avez-vous vous même tenté d'intégrer la fonction publique et que cette démarche s'est soldée par un échec ce qui vous fait partir en vrille avec des critiques aussi véhémentes... Apparemment vous n'y connaissez pas grand chose au statut du cheminot et votre engagement macronniste ne fait pas de vous un expert... Essayez de dépasser le cadre primaire de votre conclusion et laisser de côté vos éructations. Surveillez aussi votre tension et prenez quelques calmants sinon c'est vous qui allez participer activement à la ruine du Pays en coutant très cher à la Sécurité Sociale...A bon entendeur...
Réponse de le 08/04/2018 à 10:11 :
Il faut supprimer tous les services publics, et imposer le statut de CDD à tous les salariés. Je n'ai jamais travaillé et vécu que de mon héritage placé en actions. Et je n'ai jamais fait gréve moi !

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