SNCF: la négociation sur l'arrêt du recrutement au statut de cheminot fait monter la tension

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Deuxieme jour de greve tres suivie a la sncf
Emmanuel Foudrot

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Deuxieme jour de greve tres suivie a la sncf
Emmanuel Foudrot
Reçus jeudi par la ministre des Transports, Elisabeth Borne, les syndicats de cheminots avaient quitté la table des négociations sur un constat d'échec, estimant n'avoir avancé sur aucun des points à l'ordre du jour. Visiblement déçus par la réunion qualifiée de "mascarade" par la CGT, les leaders syndicaux ont, pour plusieurs d'entre eux, prédit un durcissement de la grève face à un gouvernement déterminé à jouer la montre sans négocier sur le fond.
"Posture" des syndicats versus "mascarade" de concertation: une guerre des mots s'est engagée entre les deux camps à l'issue de cette réunion, qui portait sur la question de la dette de 55 milliards d'euros de la SNCF et sur celle du transfert des cheminots vers des sociétés privées après l'ouverture à la concurrence.
La table ronde de plus de six heures a été "pénible et inutile", a déclaré hier soir à sa sortie Laurent Brun, de la CGT Cheminots.
Il ajoutait:
Vendredi matin, sur la radio FranceInfo, la ministre des Transports a cependant assuré que la concertation sur l'avenir de la SNCF était "utile":
Elisabeth Borne, pour qui "il y a des tas de choses à discuter", a également précisé :
Ce vendredi, les organisations représentatives à la SNCF (CGT, Unsa, SUD, CFDT) étaient de nouveau reçues pour une table ronde au ministère des Transports à partir de 14h30, afin de discuter "de la modernisation sociale et de la contractualisation dans le secteur ferroviaire en lien avec l'arrêt du recrutement au statut".
En prévoyant que les nouveaux arrivants ne soient plus embauchés au statut de cheminot, qui prévoit la garantie de l'emploi et fixe notamment les éléments de rémunération, de mobilité ou encore de congés pour environ 90% des effectifs de la SNCF actuellement, le gouvernement fait face à l'opposition totale des syndicats.
A leur arrivée devant le ministère des Transports, ceux-ci se sont tous montrés très pessimistes sur l'issue de la réunion. Pour la CFDT, Didier Aubert a déclaré ne "rien" espérer "vu les documents préparatoires" transmis. Ces derniers sont "assez vides", a abondé le secrétaire général de la CGT Cheminots Laurent Brun, se disant à l'avance "dépité" par "le contenu probable des discussions".
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Samedi soir, ce sera la reprise d'une grève qui s'annonce longue.
(Avec AFP et Reuters)
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