Réforme des retraites : le front syndical va-t-il tenir ?

Fanny Guinochet
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Laurent Berger (CFDT), Philippe Martinez (CGT) et Cyril Chabanier (CFTC)
Reuters

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Laurent Berger (CFDT), Philippe Martinez (CGT) et Cyril Chabanier (CFTC)
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Ce mardi soir 10 janvier, ils étaient tous là, unis, à la Bourse du Travail, à Paris, devant les caméras à s'insurger contre la réforme des retraites que venait de présenter la Première ministre, Elisabeth Borne. Une fois n'est pas coutume, les chefs de file de la CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, Unsa, CFTC.... ont parlé d'une seule voix : le report de l'âge de départ à la retraite, ce sera non ! On a pas vu pareil unité depuis 12 ans.
Peu importe les contreparties mais aussi les appels à la concertation et au dialogue répétés par la locataire de Matignon. Ils se sont déjà mis d'accord sur une première journée de mobilisation le 19 janvier prochain. Agents de la fonction publique, salariés du privés, jeunes... tous sont appelés à faire connaître leur opposition à cette réforme que le gouvernement, lui, vante comme essentielle et juste.
Le lendemain, ce mercredi matin, Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, invité de France Inter s'est montré tout aussi déterminé.
« La CFDT n'a pas changé d'avis, elle est contre le recul à 64 ans », a-t-il répété. Assurant qu'il ne s'attendait pas au « Grand Soir », il a invité les Français à signer une pétition en ligne contre le projet du gouvernement. Le syndicat réformiste, toujours un peu frileux à défiler, tient à faire preuve de responsabilité. Aussi Laurent Berger assure-t-il que derrière sa détermination à se mobiliser, il n'y pas non plus la volonté de « bordeliser » le pays.
Justement, qu'en pense la CGT, l'autre grand syndicat français ? Tout aussi opposé à la réforme d'Elisabeth Borne, Philippe Martinez, le numéro un de la CGT, s'est déclaré, sur BFM, en faveur « de grèves reconductibles, » et prédit « une France à l'arrêt, si les salariés le décident ».
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Fanny Guinochet