Réformes fiscales : ce ne sera pas pour tout de suite

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Toutes les réformes sur lesquelles le président s'est engagé, nous les ferons dans la mandature, a dit Christophe Castaner.
"Toutes les réformes sur lesquelles le président s'est engagé, nous les ferons dans la mandature", a dit Christophe Castaner. (Crédits : Charles Platiau)
Le porte parole du gouvernement, Christophe Castaner, a rappelé qu'à aucun moment le président Macron avait arrêté un calendrier pour les réformes fiscales, notamment de l'ISF, de la CSG et la taxe d'habitation.

L'exécutif n'a pas fixé de calendrier pour la mise en oeuvre des réformes fiscales promises par Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle, mais elles seront toutes menées à bien d'ici cinq ans, a déclaré mardi Christophe Castaner.

Les Echos ont rapporté lundi que le recentrage de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) sur l'immobilier, promis pour 2018, "pourrait attendre 2019" et que la transformation du Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) en baisse de charges pérenne serait "très certainement reportée".

"On n'avait pas arrêté un calendrier"

"Jamais nous n'avons déterminé un calendrier pour dire : le CICE c'est au 1er janvier de telle année, la taxe d'habitation c'est à tel moment, ou la CSG ou la suppression des charges sur les salaires c'est à tel autre", a affirmé le porte-parole du gouvernement sur Europe 1.

"Dans la campagne, on a fixé ces objectifs, on n'avait pas arrêté un calendrier. Donc il n'y a pas de retard", a-t-il ajouté. "Toutes les réformes sur lesquelles le président s'est engagé, nous les ferons dans la mandature", a dit Christophe Castaner.

La réforme de l'ISF "se fera, mais selon le calendrier adapté qui n'est pas arrêté aujourd'hui", a-t-il précisé. "On veut prendre le temps de rythmer (...) toutes les réformes dans la mandature", a souligné le porte-parole.

(avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 05/07/2017 à 11:20 :
Imaginons, l'heure est grave, Le général galvanise ses troupes, les chauffe à blanc, la situation est grave demain il faudra la victoire, elle est décisive.
le lendemain son cheval était malade et le temps trop maussade, le terrain glissant la bataille fut reportée et perdue car le moral des troupes fut au plus bas, les armes furent rendues, sans que la bataille ai eu lieu.
a écrit le 04/07/2017 à 18:08 :
Les français doivent descendre dans la rue pour exiger une hausse de la CSG dès cette année.Les promesses non tenues,ça commence a suffire!
a écrit le 04/07/2017 à 17:49 :
Cela fait pourtant partie des urgences, puisque impactant directement le budget des finances publiques.
Un chantier certainement plus urgent que de modifier le code du travail. Ce n'est pas le code qui fait l'emploi, mais l'activité économique.
Justement côté économique, vu les déficits, cela veut dire que l'on accepte de travailler sans filet ? ou que l'on compte sur la réduction des déficits ?

Cela parait optimiste et risqué, sauf s'il y a un plan B ?
a écrit le 04/07/2017 à 16:32 :
Il y a un manque dans le discours de politique générale : toutes les entreprises devront payer l'impot et les arriérés d'impots issus de l'évasion fiscale (dite optimisation). Bercy aime taper sur le contribuable, moins sur une SG, un Total, etc. on se demande bien pourquoi....
a écrit le 04/07/2017 à 16:28 :
MAIS l'augmentation,de la CSG sera bien pour maintenant et les baisses d'impots en 2021 avant les élections de 2022

un exemple les fonctionnaires et haut fontionnaires touchent 6 % d'allocation s familiales
à partir du 3e enfant alors que le Français moyen subit le quotient familiale
a écrit le 04/07/2017 à 14:35 :
Le patronat allemand a demandé non pas des baisses d'impôts, mais des investissements : nous alors qu'on a encore un fort déficit annuel et un déficit cumulé important, et on promet à tout va des baisses d'impôts qui ne doperont pas la croissance (voir celles de RAFFARIN en 2002, et de BUSH en 2000), et qui ne permettront pas de créer de nouveaux produits....

Le grand n'importe quoi....
a écrit le 04/07/2017 à 12:48 :
Pourtant Merkel vient de claironner ce matin qu'un fonds monétaire européen serait mis en place et les pays donateurs devront mettre la main à la poche, et ceci en accord avec le nouveau président français. Monsieur Castaner, je doute fort que la chancelière veuille attendre 5 ans !
a écrit le 04/07/2017 à 12:16 :
Il rappelle que Macron n'a pas fixé de calendrier ! Quand, quoi, comment ? C'est le flou artistique permanent que l'on reproche justement à ce gouvernement :-)
a écrit le 04/07/2017 à 11:48 :
Ça y est première réforme et promesse enterrées. cela commence bien. On nous avez promis du changement. Ben sur ça rien ne change. La république en marche a fait un freinage d'urgence et on est à l’arrêt.
a écrit le 04/07/2017 à 11:18 :
Les réformes Macron ne sont pas toutes pertinentes, l'assurance universelle qui consiste à donner la possibilité de donner une indemnisation chômage à quelqu'un qui démissionne est risquée. De plus cette assurance est en déficit de 30 milliards d'euros.
Faire payer une CSG à des retraités gagnants 1200 e par mois est scandaleux.
Sa réforme sur la TH permettant une exonération pour 80 % des français n'est pas financée. Les communes, pour se rattraper du manque à gagner vont augmenter la taxe foncière et accélérer la réforme du calcul des bases cadastrales. Pour l'ISF , taxer les retraites et exonérer les actionnaires du CAC 40 est un mauvais signal . Idem pour le prélèvement à la source de l'IR, une usine à gaz dans ce maquis de 449 niches fiscales.
Par ailleurs, ce n'est pas aux entreprises de faire le boulot du fisc.
Réponse de le 04/07/2017 à 13:34 :
c est sur qu il vaut mieux le status quo. comme ca on coulera lentement. Faire payer plus les retraités et moins taxer les actifs est legitime (c est qui qui paie la retraite de pepe ?) et sain (moins taxer le travail est une bonne idee). Detaxer de l ISF les actions est pas urgent mais un signal pour montrer que Macron c est pas que du blabla. Quant au droit au chomage en cas de demission, c est anecdotique. Il y aura assez peu de gens qui vont l utiliser dans que le chomage sera a un tel niveau (en general, vous trouvez un emploi et vous demissionnez ensuite pour limiter les risques). Apres il y aura certainement des abus, mais en limitant ce droit a une fois tous les 5 ans ca devrait pas etre comme les intermittants du spectacle : agbegie generale
Réponse de le 04/07/2017 à 19:37 :
Les retraités d'aujourd'hui ont payé les retraites de leurs parents. Personnellement, je ne suis pas partisan du système français par répartition.
Si j'avais pu épargner une retraite privée, ma pension serait très supérieure.
Ce que je regrette, c'est que les politiques divisent les français , on donne à Pierre pour prendre à Paul, une vision réductrice. Pour l'ISF, Macron fait un chèque aux actionnaires du CAC 40 pas au PME / PMI. Si vous pensez qu'une pension de retraite de 1200 e doit être taxée de 244,80 e par an , c'est qu'avec une telle somme, vous devez considérer que le quidam roule sur l'or.
a écrit le 04/07/2017 à 11:13 :
On les voit très mal casser les plus pauvres sur à la fois le droit du travail et en plus sur la fiscalité c'est un fait.

Engraisser les riches en permanence requiert une stratégie de renard envers les pauvres clampins que nous sommes, hé oui on est nombreux et ils voudraient pas qu'on s'énerve brutalement quand même hein même s'ils sont bien habitués à notre passivité.
Réponse de le 04/07/2017 à 12:55 :
@citoyen blasé
oui, le magazine Challenges vient de publier la liste des 500 plus riches de Franc. En tête toujours Arnault, Bettencourt etc..;qui se sont nettement enrichis par rapport à l'année passe. Quand L. Bettencourt a été mise sous tutelle, les dividendes de ses actions lui rapportaient quelques 370 millions d'Euros et en 2016, le montant dépasse les 570 millions (et ce ne sont que les dividendes !).
Evidemment Gattaz a besoin d'aides, le pauvre a vu sa fortune diminué de 22%. sans doute a-t-il été un très mauvais gestionnaire.
Réponse de le 04/07/2017 à 15:52 :
Se faire le porte parole du medef a ses inconvénients faut dire, le gars il s'expose directement et endosse la responsabilité des décideurs bien cachés, du coup sa côté ne peut que baisser, j'imagine que sur tous les clients qui ont apprit qu'ils achetaient du gattaz directement ou indirectement nombreux ont déserté de ce fait.

"Tu veux te déculpler ? Tu veux te centupler ? Cherches des zéros" Nietzsche

Il avait certainement des comptes à rendre à quelqu'un de plus puissant que lui.

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