Relance : ce que propose l'OFCE pour l'emploi et les entreprises
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Reuters
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Reuters
Le bout du tunnel n'est pas pour demain. Plus d'un an après le début du premier confinement, l'économie française se retrouve à nouveau sous la pression d'une troisième vague. Le président Macron, qui préfère parler d'une "une troisième voie" avec des mesures plus souples que lors des précédents confinements, affronte une crise sanitaire et économique à rallonge. Face à cet immense défi, les économistes planchent depuis de longs mois sur les outils les plus adaptés pour répondre à cette "congélation" de l'économie. Dans une récente note, les chercheurs de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) ont dressé un arsenal d'aides à destination de l'emploi et des entreprises. En effet, ils anticipent "des difficultés économiques qui vont suivre la crise sanitaire". La phase de transition entre les mesures d'urgence et les mesures de relance devrait être particulièrement délicate afin d'éviter la catastrophe économique et sociale.
> Lire aussi : Un troisième confinement moins pénalisant pour l'économie
À lire également
L'allongement de la durée de la crise et son ampleur risquent d'avoir des répercussions néfastes sur le marché du travail. Si les stabilisateurs automatiques et les mesures d'urgence ont permis de limiter le nombre de destructions d'emplois en 2020, la plupart des instituts de recherche s'attendent à une flambée du chômage en 2021 autour de 10%. Cette hausse inexorable du chômage au sens du bureau international du travail (BIT) devrait faire grimper le nombre de pauvres, en particulier chez les jeunes qui sont en première ligne depuis le début de la crise. En effet, beaucoup de secteurs n'ont pas renouvelé les postes en contrat court ou en intérim à la suite du premier confinement alors qu'il y a une surreprésentation de jeunes parmi les CDD et intérimaires. Déjà en 2019, le taux de pauvreté chez les jeunes était d'environ 21,7% contre 13,6% en moyenne à l'échelle nationale. S'ajoutent également tous les jeunes qui sont arrivés sur le marché du travail pendant la crise sanitaire. Ils sont environ 750.000 chaque année à faire leurs premiers pas dans la vie active. Pour ces derniers, l'insertion professionnelle devrait être bien plus longue et chaotique comme plusieurs travaux académiques l'ont montré.