Retraites : Darmanin envisage une concertation sur un an
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Le ministre des Comptes publics Gerald Darmanin.
Charles Platiau
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Le ministre des Comptes publics Gerald Darmanin.
Charles Platiau
Le gouvernement veut afficher un changement de méthode. Le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin a déclaré ce vendredi sur RTL que la concertation voulue par le président de la République sur la réforme des retraites durerait "un peu moins d'un an". "On va prendre un petit peu moins d'un an de concertation avec la société, avec les avocats, avec les infirmières, avec les professeurs, tous ceux qui sont concernés", a assuré le ministre.
Le vote d'un projet de loi sur cette réforme serait donc repoussé au-delà des élections municipales de mars 2020. M. Darmanin a ajouté que la volonté d'Emmanuel Macron de donner la priorité à la durée de cotisation plutôt qu'au relèvement de l'âge de départ était "une ouverture faite notamment à la CFDT et à M. (Laurent) Berger". La porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye avait indiqué mercredi que l'idée d'un âge pivot à 64 ans, défendue par le haut commissaire à la réforme des retraites Jean-Paul Delevoye pour toucher une retraite à taux plein, n'était pas "enterrée" pour autant. De son côté, le patron du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, a plaidé pour un relèvement de l'âge de départ à la retraite lors de son discours introductif aux rencontres des entrepreneurs de France à l'hippodrome de Longchamp.
> Lire aussi : Retraites : le Medef pousse le gouvernement à aller encore "plus loin"
Si le quinquennat d'Emmanuel Macron a d'abord été marqué par une baisse de la fiscalité sur les entreprises, dans un "deuxième temps" c'est désormais aux ménages de bénéficier de cette baisse, a souligné ce vendredi sur la même antenne le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin. "Les Français ont depuis plusieurs mois demandé un rééquilibrage de la politique économique et sociale, et il faut qu'on les écoute", a déclaré M. Darmanin au micro de RTL.
"Il y a eu un premier temps du quinquennat qui était la baisse de la fiscalité pour le capital et pour les entreprises, la plus grande qu'aucun gouvernement n'ait faite", selon le ministre. "Le deuxième temps du quinquennat, c'est effectivement une baisse d'impôts pour les ménages, c'est-à-dire pour les particuliers", a-t-il poursuivi.
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Le Premier ministre Edouard Philippe avait déclaré en juin à l'Assemblée nationale que les impôts des ménages baisseraient au total de 27 milliards d'euros sur le quinquennat, notamment grâce à la suppression progressive de la taxe d'habitation et à la diminution de l'impôt sur le revenu de 5 milliards d'euros annoncée fin avril par Emmanuel Macron.
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Jeudi lors de sa venue à la Rencontre des entrepreneurs de France, nouvelle mouture de l'université d'été du Medef, le ministre avait été interpellé par les patrons, qui souhaitent une baisse plus rapide de la fiscalité pesant sur les entreprises et le capital. "J'ai appelé certains patrons ou représentations syndicales patronales à ne pas être égoïstes", a indiqué ce vendredi M. Darmanin.
(avec AFP et Reuters)
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