Retraites : le Medef pousse le gouvernement à aller encore "plus loin"

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Réconcilier l'opinion publique avec le libéralisme, c'est le but que nous devons nous fixer, a déclaré Geoffroy Roux de Bezieux lors de son discours liminaire.
"Réconcilier l'opinion publique avec le libéralisme, c'est le but que nous devons nous fixer", a déclaré Geoffroy Roux de Bezieux lors de son discours liminaire. (Crédits : Reuters)
Le patron du Medef Geoffroy Roux de Bézieux a réaffirmé, dans son discours d'ouverture à la rencontre des entrepreneurs de France, que la future réforme des retraites ne pourra faire l'économie d'un relèvement de l'âge de départ à la retraite à la suite de la prise de position d'Emmanuel Macron en faveur d'une évolution de la durée de cotisation.

La rentrée s'annonce brûlante pour le gouvernement. Le Premier ministre Edouard Philippe doit recevoir les partenaires sociaux les 5 et 6 septembre prochains pour attaquer une nouvelle phase de concertation sur la réforme des retraites. Elle doit aboutir à la rédaction d'un projet de loi avant la fin de l'année. En attendant, le responsable de l'organisation patronale Geoffroy Roux de Bézieux a réagi aux récents propos d'Emmanuel Macron sur cette réforme explosive lors de la première rencontre des entrepreneurs qui se tient à l'hippodrome de Longchamp pendant deux jours. Devant un parterre d'invités installés près du champ de courses hippiques, le responsable du Medef a déclaré :

"Les Français ont compris qu'avec un système par répartition il faudra travailler plus longtemps. Les Français sont prêts à faire cet effort sous deux conditions. D'abord, il faut que l'effort soit justement réparti entre tous et notamment entre public et privé, et aussi avec les régimes spéciaux. Ensuite, il faut que les entreprises fassent des efforts pour employer des salariés de plus de 60 ans. Le projet présenté par Jean-Paul Delevoye nous allait bien. Jusqu'à lundi soir, nous soutenions cette réforme mais le président de la République a affirmé sa préférence pour la durée de cotisation plutôt que de repousser l'âge de la retraite à travers l'âge pivot proposé par Jean-Paul Delevoye. Il a réaffirmé l'objectif de rééquilibrer les régimes en 2025. Or ce sont deux injonctions contradictoires. Les chiffres sont têtus. Même en accélérant la réforme de 2015 sur 5 ans, cela rapporterait 5 milliards d'euros. Or les prévisions du Conseil d'orientation des retraites (COR) annoncent un déficit entre 9 et 12 milliards d'euros d'ici 2025".

> Lire aussi : « No (s) futur (s) » : le clin d'oeil punk du Medef qui fait sa rentrée sur fond de débat sur les retraites

Un risque de déséquilibre

Le représentant de l'organisation patronale, qui a choisi comme thème "No(s) futur(s)" en référence au mouvement punk des années 70, a réaffirmé sa volonté d'assurer un "juste" équilibre entre les différents régimes. "Nous resterons attentifs à l'équité de la réforme notamment dans l'usage des réserves. Il ne faudrait pas que les régimes 'fourmis' paient pour les régimes 'cigales'. Il ne faut pas que les réserves des salariés du privé des régimes Agirc-Arrco financent les retraites des fonctionnaires [...] Le régime Agirc-Arrco (depuis le premier janvier dernier, les deux régimes de retraite complémentaire des salariés du secteur privé ont fusionné en un seul régime, NDLR) a été formidablement bien géré par les partenaires sociaux à tel point que, alors que l'âge légal était toujours à 62 ans, nous avons crée conjointement avec les syndicats réformistes cet âge pivot de facto qui crée une décote de 10% à partir d'un certain seuil."

Le président du syndicat de dirigeants, en poste depuis un peu plus d'un an, a ajouté que "la seule solution, c'est de trouver un compromis entre l'âge et la durée de cotisation car sinon nous sommes dans une impasse financière. La seule logique de la durée de cotisation ne suffit pas [...] Nous sommes prêts à prendre en compte les carrières longues. Il est indispensable de prendre en compte le paramètre de l'âge."

Le Medef déçu sur la méthode

Le patron des patrons avait indiqué ce mardi sur l'antenne de France inter que faire l'économie d'un relèvement de l'âge du départ à la retraite revenait "à mentir par omission aux Français". Questionné sur la proposition du chef d'Etat d'une refonte du système des retraites sur la base d'une durée cotisation plutôt que d'un relèvement de l'âge de départ, M.Roux de Bézieux a signalé "qu'il fallait faire les deux".

"On est un peu surpris sur la méthode. On a passé 18 mois avec le haut-commissaire Delevoye pour arriver à un rapport plutôt consensuel au mois de juillet [...] Au détour d'une interview, le président rechamboule un peu tout. Sur le fond, il faut faire les deux. On a une impasse financière en 2025 et il faudra accélérer ce qu'on appelle la réforme Touraine (du nom de l'ancienne ministre de la santé) avec le nombre d'annuités qui doit passer à 43 années mais on ne fera pas l'économie de l'âge. "Je ne vais pas accuser le président de la République de mensonge par omission, je veux simplement dire que la vérité c'est qu'on est dans un système" où ce sont "les actifs qui payent pour les retraités", a poursuivi le président de l'organisation syndicale.

De son côté, la confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) défend dans  un communiqué "un relèvement de l'âge minimal légal d'ouverture des droits à la retraite à 63 ans, le montant des pensions étant ensuite calculé en fonction de la durée de cotisation". Enfin, la CFDT précise que "si elle plaide pour un régime universel, elle reste en effet vigilante à ce que cette réforme soit bien l'occasion de créer un système plus juste qui prenne mieux en compte la pénibilité du travail et s'attaque à la question du minimum de pension". L'organisation dirigée par Laurent Berger a dénoncé "l'instauration d'un âge d'équilibre collectif à 64 ans, différent de l'âge de départ légal à 62 ans".

La réforme de l'assurance-chômage saluée

Sous une chaleur écrasante, M.Roux de Bézieux a salué la réforme de l'assurance-chômage qui durcit les conditions d'accès aux indemnités pour les nouveaux demandeurs d'emploi et prévoit un système de bonus-malus pour certains secteurs qui abusent des contrats courts. Le décret de cette réforme houleuse a été publié au Journal Officiel en plein coeur de l'été. "Le gouvernement a été cohérent avec le programme du président aussi bien du côté des demandeurs d'emploi que celui des entreprises. Avec cette réforme, l'écart entre les revenus du travail et les revenus de remplacement sera suffisant pour inciter les demandeurs d'emploi à reprendre un travail. C'est le côté positif de la réforme. Et puis il y a le bonus-malus [...] Au départ, cela part d'une bonne intention de lutter contre la précarité et à la fin, cela se termine en usine à gaz", a déclaré Geoffroy Roux de Bézieux.

> Lire aussi : Assurance-chômage : le gouvernement dévoile son plan de bataille

Climat et inégalités au programme

Alors que le sommet du G7 s'est achevé lundi soir sur la côte basque, la question de la forêt amazonienne en péril devrait être au centre des discussions. La venue du Brésilien Almir Narayamoga Surui chef du peuple indien Paiter-Surui, très en pointe sur la question du réchauffement climatique doit constituer un point d'orgue de cette première journée. Pour la soirée de clôture, 91 entreprises Françaises, qui avaient signé un engagement en 2017 intitulé "French Business Climate Pledge", vont venir faire un premier bilan de leurs actions en présence notamment de la ministre de la Transition écologique et solidaire Élisabeth Borne. "Nous avons voulu une rencontre des entrepreneurs 100% développement durable, sans climatiseur, tous les stands sont recyclables. C'est symbolique mais c'est aussi avec des petits pas qu'on avance", a expliqué Geoffroy Roux de Bezieux lors de son discours liminaire.

Les inégalités devraient également être au coeur des débats lors de ce grand raout organisé dans le nord-ouest parisien. Ce thème qui est revenu de manière récurrente avec la crise des "gilets jaunes" sera abordé sous plusieurs angles : inégalités de naissance, disparités face à la santé, fractures géographiques, inégalités face à l'impôt. écarts de salaires dans l'entreprise, pauvreté. "Je pense que les inégalités sont nécessaires pour récompenser les talents.[...] Parfois, la prospérité n'a pas justement été partagée. L'ascenseur social est en panne. Le scandale français n'est pas que certains gagnent beaucoup d'argent grâce à leur talent mais que tous ne puissent pas avoir ces opportunités. Le combat que nous devons mené est que l'entreprise offre sa chance à tous", a précisé l'homme qui a déclaré s'inspirer du libéral américain Milton Friedman.

Outre le climat et les inégalités, la raison d'être des entreprises devrait être au menu des échanges. "Trop souvent nous avons laissé la recherche de l'intérêt général à l'Etat. L'Etat n'a plus le monopole de l'intérêt général. Au même titre que les syndicats de salariés ou les ONG, nous sommes aussi les dépositaires du bien commun", a affirmé Geoffroy Roux de Bézieux. Sans nul doute, les échanges devraient faire réagir.

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Commentaires
a écrit le 30/08/2019 à 11:20 :
L'age pivot (64 ans) est clairement au désavantage des gens qui se sont levés jeunes pour aller bosser tôt et devront cotiser jusqu'à 64 ans pour prétendre à une retraite pleine. Soit 46 années de cotisation.
Alors qu'un cadre qui a commencé à 23 ans après un Master pourra partir à 64 ans, mais après seulement 41 années de cotisations.

Avec un système basé sur la durée des cotisations (je vous la fait à 43 années), le travailleur précoce part à 61 ans, le tardif à 66 ans.

On comprend pourquoi le MEDEF est accroché à l'âge pivot. Son public appartient majoritairement à la catégorie des travailleurs tardifs qui comptent sur les autres pour payer leur retraite anticipée.
a écrit le 29/08/2019 à 13:55 :
Le vivre ensemble passe par une cotisation proportionnelle et une retraite forfaitaire!
Réponse de le 29/08/2019 à 14:43 :
Surement... mais l’application sera soumis à l’étude des data- analystes pour «  sélectionner » :

Ceux qui seront «  dans ou hors réforme » et ceci à l’avantage de l’Etat ( évidemment) , du Medef ( évidemment ).., et d’autres avantages «  selon leurs critères...

Et non par rapport a ce qui a été «  réellement » cotisé ....
Encore une «  future ar.....que... » à la sauce «  no futur »
a écrit le 29/08/2019 à 12:48 :
Enfin le retour d'un Medef a poigne face a des syndicalistes divisés et paresseux!Il ne faut plus reculer maintenant.
Réponse de le 29/08/2019 à 13:27 :
@Ernest- Antoine,

Qui vous a dit que les syndicats servent à quelque chose...??
Pour rappel « ils ont laissé passé une injustice comme la loi du travail sous M. Hollande » a partir de là...
normal que le Médef soit «  puissant » actuellement
car le travail d’écrasement «  des droits des travailleurs »
a été fait en «  amont »
L’argent attire l’argent ...
Réponse de le 29/08/2019 à 18:25 :
@Citoyen

Il n'y a pas d'écrasement social:les dépenses publiques sont au plus haut et on continue de les augmenter chaque année avec la dette.La France:championne du monde des redistributions sociales!

Le Medef ne fait que très modestement rappeler au rééquilibrage entre les entrepreneurs français qui font bouillir la marmite et la population bien trop gatée
a écrit le 29/08/2019 à 11:38 :
c'est le copier coller de son prédécésseur , le fouet pour l'ouvrier le champagne pour l'actionnaire !
a écrit le 29/08/2019 à 11:22 :
La «  vraie » réforme mondiale serait de «  réformer le statut des actionnaires » de toutes les entreprises du monde
en les faisant cotiser «  réellement » sur les capitaux déclarés et ceux qui dorment sous «  les tropiques »...( paradis fiscaux), même ceux qui sont «  expatriés » à la maison mère... plus de niche pour les «  actionnaires- rentiers »
Réponse de le 30/08/2019 à 2:00 :
@Citoyen Ordinaire: Peu probable que les actionnaires laissent dormir leurs économies dormir où que ce soit, y compris les paradis fiscaux; bénissons-les de les investir tous azimuts au bénéfice des consommateurs et des salariés-mercenaires (mais si!) et maudissons les gouvernements qui les tracassent et les obligent à rechercher les failles légales pour échapper à des taxations déraisonnables.
Réponse de le 30/08/2019 à 12:55 :
Et pourquoi pas ne pas diminuer les taxes sur nos dividendes?Sans impots,pas d'évasion fiscale.Pas besoin non plus d'embaucher des controleurs fiscaux ,d'ou grosses économies pour l'état.
a écrit le 29/08/2019 à 11:00 :
"L'idéal pour les entreprises" c'est qu'il y ai diminution de salaire jusqu’à un certain âge puis la gratuité de la force de travail, payé par l’État jusqu'en fin de vie!
a écrit le 29/08/2019 à 9:09 :
"Ensuite, il faut que les entreprises fassent des efforts pour employer des salariés de plus de 60 ans".

Je note aussi que dès qu'il y a un plan de départ pondu par l'employeur en particulier dans les grands-groupe ( RCC : rupture Conventionnelle Collective , MFDC : Mesures Fin de Carrière ,Indemnité de départ à la Retraite ),c'est la bousculade pour partir et non rester après 60 ans. Il manque même des tickets vu la bousculade au portillon.
a écrit le 29/08/2019 à 8:56 :
Bien d'accord : il est grand temps que l'Etat arrête d'emprunter pour payer les super-retraites des cadres soixante-huitard, et de faire supporter aux générations suivantes l'incurie et le manque de courage des politiciens de ces trente dernières années.
C'est trop dégueulasse.
a écrit le 29/08/2019 à 8:02 :
Seule façon d'avancer? Installer un bazar, une cacophonie alors même que l'on tente, probablement faussement, d'installer une méthode permettant la négociation et un consensus. La tentative présidentielle est-elle simplement destinée à donner un non choix aux participants (si vous ne voulez pas avancer, alors cela sera pire)? Les générations de s. -comprenne qui pourra- dont nous faisons partie ne veulent pas renoncer à des avantages qui feront porter leurs sorts heureux de retraités et futurs retraités sur les jeunes générations (après moi, le déluge, et je compte bien ne pas mourrir trop vite pour en profiter un max!). In fine, il faut mettre les régimes à l'équilibre, et en profiter pour faire craindre à ceux qui veulent s'épanouir dans la vie des retraites difficiles, car non financées par ceux qui travaillent. Perso, je suis pour que l'état n'assure qu'un minimum social à tous, à charge pour chacun de se préparer pour améliorer son sort.
a écrit le 29/08/2019 à 8:00 :
Pas trente six leviers pour sauver nos retraites:augmentation des cotisations,relèvement de l'age de départ.Un mix des deux est la moins mauvaise des solutions
Réponse de le 29/08/2019 à 11:25 :
Une autre solution : augmenter la rétribution du travail au lieu d'augmenter les revenus du capital (ce qui se fait depuis 30 ans et c'est la raison qui fait que tout va si mal !). Les cotisations retraites augmenteront en conséquence ... Si en plus on réduit le temps de travail , c'est autant de chomeurs en moins qui cotiseront et qui couteront moins cher à la société...
Réponse de le 29/08/2019 à 12:15 :
"sauver nos retraites"

Ou ta pension de retraite plutôt.
Apparemment ,tu n'es pas concerné par cette réforme , pourquoi ce sujet de préoccupe tant .Est-ce que toi ou d'autres dans le privé qui partaient tôt à l'époque se préoccupaient de la viabilité du systeme de retraite dans le futur, pas vraiment.
Réponse de le 29/08/2019 à 12:25 :
Autre solution: trouver d'autres financements pour tout ce qui relève des assurances sociales, par exemple en mettant en place la cotisation sociale assise sur la consommation au lieu des prélèvements sur salaires: pas d'augmentation des produits fabriqués en France et cotisations prélevées sur les produits fabriqués à l'étranger. Beaucoup d'emplois sont partis dans des pays à bas coûts grâce au dumping social et il serait normal qu'il y ait un retour de cotisations sociales dessus. Je précise "cotisations sociales" et pas taxes car les caisses sociales ne doivent pas être gérées par l'état qui plus fort pour prendre le pognon que pour l'allouer à la bonne destination!
a écrit le 29/08/2019 à 7:50 :
Bonjour,

Le Système des régimes de retraite en France est très complexe : il existe de différents statuts , qui cotisent , qui ne cotisent pas...

A la base il n’y a rien d’identique , il n’y a aucun socle de base «  de garantie »

Et puis les décrets et circulaires changent tout le temps...

Peut être que le premier objectif serait de garantir un minima pour tous les statuts actifs au moment de la retraite ?

Et pour les options , voir avec chaque corporation professionnelle ?

Cependant je pense que l’état ne devrait pas statuer sur une date de départ ( qui est risqué de tout point de vue)
Nous devrions chacun être à notre écoute et à l’écoute des autres
Peut être que 62 ans est «  un âge de réflexion pour prendre sa retraite «  mais il est scientifiquement impératif de laisser ce «  choix » au futur retraité

Le système des retraites devraient être un sujet au delà : des «  lobbys comptables ...”

Cordialement,
Réponse de le 29/08/2019 à 19:21 :
En France depuis 40 ans tout est fait selon votre souhait "au-delà des lobys comptables" et le résultat : 2000 MILLIARDS de dette et 40 MILLIARDS d'intérêt annuel. Bravo. Futur prix Nobel pour cette idée de génie.
a écrit le 29/08/2019 à 7:26 :
Bientôt plus de retraités regarder une femme aux un homme de 65 ans !! Plus de dents mal aux genoux cancer de la prostate ! Dés poumons au général du mâle à marches traitement médical problème respiratoire et plus bientôt ont vas faire travailler les morts vivants avec Macron tout t es possible boulot dodos tombeaux macron vas avoir un peignons fut
Réponse de le 29/08/2019 à 19:22 :
Définitivement Google traduit très mal le Russe.
a écrit le 28/08/2019 à 23:06 :
Est-ce aux gouvernements et, a fortiori, aux présidents de la république de décider des conditions et du montant des retraites? On leur doit de n'avoir pas résolu le problème du chômage ou plutôt du coût du travail depuis cinquante ans. Le seul remède à la mélancolie des français est évidemment la presque disparition du chômage accompagnée de la baisse des impôts et taxes; et que les gouvernements cessent de nous bassiner avec la FRAUDE, puisqu'ils en sont les bénéficiaires car en définissant les règles. Il existe dans le monde des pays qui ont su en finir avec l'opposition Public/Privé, tenir une comptabilité moderne, etc. Mais sont-ils affligés, comme nous, d'une aristocratie politique plus soucieuse de son intérêt qu'à celui de la communauté?
a écrit le 28/08/2019 à 22:43 :
Cela me fait toujours rire quand le MEDEF demande que l'on repousse l'age de la retraite alors que la plupart des grandes entreprises établissent des PSE visant à se séparer des salariés de plus de 50 ans. Messieurs du MEDEF, un peu de cohérence et d'honnêteté intellectuelle svp !!!
a écrit le 28/08/2019 à 18:48 :
Aujourd'hui, le taux de chômage en France est de 8,5%, on est donc loin du taux du plein emploi. A combien estime t on les rentrées de cotisations, si ce taux baissait à 5% en prenant comme hypothèse que ce taux bien que plus élevé que chez nos voisins actuellement se traduise par des embauches dans le secteur marchand en conséquence? "Bizarrement" ni le patronat ni le gouvernement(même si c'est un peu la même chose) ne font allusion à ce facteur. On sait pourquoi: les politiques actuelles ne sont pas de nature à faire baisser le chômage de manière conséquente, donc il est plus facile d'agir sur les paramètres du régime de retraite quitte à ce que cela se traduise par des retraites "misère" pour ceux qui n'auront pas eu de carrière complète!
Réponse de le 29/08/2019 à 11:32 :
comment vous faites pour avoir 5 % de chomage ?
l industrie francaise est completement largue et ca va prendre 20 ans pour la remettre a niveau !
Pour inciter les gens a travailler il faudrait baisser les cotisations sociales pour qu ils gagnent plus. par contre le vieillissement impose au contraire de les augmenter car plus de retraites et plus de malades (je parle pas ici d angine qui coute rien mais de Prothese de la hanche, de cancers, d alzeihmer ..)
a écrit le 28/08/2019 à 18:11 :
Le Medef devrait aussi réagir sur le fait que ce sont encore les cadres "Les Zézés" comme ils sont désignés parfois, qui vont faire les frais de cette réforme des retraites.
En effet en France avec toutes les aides sociales qui existent et maintenant la retraite, pourquoi faire des études longues et ensuite endossées des responsabilités professionnelles. A rien, hormis à ce faire plumer pas les impôts et n'avoir aucune aide quelconque et pire en rentrant dans le monde du travail tard avec un BAC + 5 voir +10!. Donc, soit je fais de longues études et je m'exile à l'étranger, soit je choisis de rester en France et à ce moment je reste en bas de l'échelle.
Réponse de le 28/08/2019 à 18:45 :
"ce sont encore les cadres "Les Zézés" comme ils sont désignés parfois, qui vont faire les frais de cette réforme des retraites".

Fallait qu'ils lisent le programme ,c'était dedans .Les cadres pensaient que c'était que pour les autres ?

Les Échos : Le nouveau président remporte 80 % des voix chez les plus de 65 ans et 83 % chez les cadres.
Réponse de le 29/08/2019 à 11:32 :
J espère pour vous, pour votre bonheur, que si vous faites de longues études, ce n'est pas pour gagner plus d'argent . Essayer de trouver ce qu'il y a de satisfaisant, d'un point de vue personnel, à acquérir des connaissances, de la compétence et à les mettre au service de la société, sans penser à ce que ça va vous rapporter matériellement ...

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