Salaire de Jouanno : l'exécutif élargit le (grand) débat à la transparence salariale
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Depart de jouanno, l'executif ouvert a la transparence salariale
Gonzalo Fuentes
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Depart de jouanno, l'executif ouvert a la transparence salariale
Gonzalo Fuentes
Au lendemain du retrait de Chantal Jouanno du "Grand débat national", le ministre de l'Économie et des Finances Bruno Le Maire s'est dit favorable ce mercredi 9 janvier chez nos confrères de France Culture à un effort de transparence sur les rémunérations dans la haute fonction publique, jugeant légitime le "questionnement" sur ces traitements.
L'hebdomadaire Marianne avait révélé deux jours plus tôt que la présidente de la Commission nationale du débat public percevait 14.700 euros brut par mois (soit 176.000 euros annuels). Embourbée dans une polémique qui pourrait nuire à la bonne tenue de cette grande consultation des Français - il faut le dire, en grande partie focalisée sur la question de la justice fiscale -, elle a préféré renoncer à sa mission. Pour autant, elle restera à la tête du CNDP.
Le régime de rémunération des présidents ou d'indemnité des membres des 26 autorités administratives indépendantes (AAI) françaises font régulièrement l'objet de débats. Ils sont définis par décret dont le montant est fixé par arrêté. Le président de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), par exemple, perçoit une indemnité de fonction annuelle brut de 81.600 euros (arrêté du 20 mars 2015, consolidée au 9 janvier 2019). Soit deux fois moins.
Pour autant, le salaire de la présidente de la CNDP reste dans la moyenne à ce type de poste : 238.973 euros pour le président de l'Autorité des marchés financiers (AMF), 210.197 euros pour celui de la Haute autorité de santé (HAS), 223.419 pour celui de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN).
L'ex-ministre sous la présidence de Nicolas Sarkozy a réaffirmé sur France Inter que la polémique la visant aurait été, en effet, « un frein à la tenue du débat » et que celle-ci était « la seule raison » de son retrait, alors que les oppositions dénoncent une initiative d'ores et déjà avortée. « La polémique serait revenue en permanence », a-t-elle justifié, précisant qu'elle assumait "pleinement" son niveau de salaire.
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Pour autant, « ce débat est légitime, il ne faut surtout pas considérer que c'est un questionnement illégitime qu'on peut balayer », a-t-elle poursuivi.
De son côté, la ministre de la Santé et des Solidarités Agnès Buzyn s'est également prononcée pour une "remise à plat" des modalités de rémunération pour certaines AAI françaises, rappelant "qu'historiquement", certains postes stratégiques comme la présidence de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) bénéficiaient de rémunérations élevées « pour éviter la corruption potentielle de ces hauts fonctionnaires qui ont à prendre des décisions importantes pour la nation ».
Egalement interrogée sur le profil de la personnalité appelée à remplacer la présidente du CNDP, Agnès Buzyn a estimé qu'il n'y avait "plus tant que ça" de "Sages" aujourd'hui en France. « Il faut quelqu'un qui ait la confiance des Français, qui ne soit pas suspecté d'être proche d'un élu, d'un mouvement », a dit Agnès Buzyn, regrettant le départ d'une "femme raisonnable".
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En prenant acte de la décision de Chantal Jouanno, Matignon a fait part à l'AFP mardi que le gouvernement proposera à l'issue du séminaire gouvernemental de ce mercredi une organisation et un mode de pilotage du "Grand débat national" qui présenteront des garanties équivalentes en termes d'indépendance et de neutralité."
(avec AFP et Reuters)
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