Santé au travail : Kiplin ambitionne de faire rembourser ses jeux par la sécu

 |  | 1081 mots
Lecture 6 min.
Avec 47.000 utilisateurs en 2020, Kilplin aurait touché 100.000 joueurs depuis sa création. En vertu de son modèle économique, la startup ne cible que les grands comptes et les ETI, sous la forme d'un abonnement annuel de 5.000 euros pour mille collaborateurs.
Avec 47.000 utilisateurs en 2020, Kilplin aurait touché 100.000 joueurs depuis sa création. En vertu de son modèle économique, la startup ne cible que les grands comptes et les ETI, sous la forme d'un abonnement annuel de 5.000 euros pour mille collaborateurs. (Crédits : Reuters)
Editeur de jeux connectés pour promouvoir l’activité physique dans l’entreprise, la nantaise Kiplin s’apprête à lever trois millions d’euros en 2021 pour accompagner son développement vers le secteur de la santé avec l’ambition de devenir un acte prescrit par les médecins et remboursé par la sécu.

Vecteurs d'activité physique et de lien social dans l'entreprise, les jeux connectés mis au point et déployés par Kiplin seront-ils, à terme, remboursés par la sécu ? C'est l'un des objectifs de Vincent Tharreau, co-fondateur de la startup nantaise, qui s'apprête à mener une levée de fonds de trois millions d'euros pour accompagner son développement. « Notre ambition est d'aller chercher le remboursement de notre thérapie digitale par le système de santé suite à la prescription d'un médecin», dit-il. « Nous sommes impliqués dans des démarches d'évaluation médico-économiques avec des CPAM, des ARS et le ministère de la santé ». Une démarche qui pourrait prendre trois à cinq ans, selon le dirigeant de Kiplin, qui vise un triplement de son activité au cours des trois prochaines années.

Ancrer le jeu dans la vie quotidienne

Créée en 2014, avec le soutien de l'agence digitale nantaise Le Phare, Kiplin s'est d'emblée positionnée sur les problématiques de santé au travail et aux maladies chroniques liées à la sédentarité. « Parce qu'il ne suffit pas de dire aux gens de se bouger, ils le savent mais ne le font pas. Ou pas assez ...», observe Vincent Tharreau. Alors, face à une population, en général sensible aux ressorts du jeu, plutôt que de les inviter à lancer des dés, Kiplin leur propose d'être actif au quotidien...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 14/02/2021 à 7:55 :
Après les préservatifs l'on veut faire rembourser les jeux par la sécurité sociale. En France de pire en pire..................

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :