Sécurité sociale : le déficit 2016 devrait atteindre 9,1 milliards d'euros

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Le déficit 2016 de la sécurité sociale sera à son plus bas niveau depuis 2002, selon la ministre de la Santé.
Le déficit 2016 de la sécurité sociale sera "à son plus bas niveau depuis 2002", selon la ministre de la Santé. (Crédits : Reuters)
Le déficit 2016 de la Sécurité sociale est attendu en amélioration de 600 millions d'euros par rapport aux prévisions du gouvernement. Marisol Touraine estime que ce dernier "aura réduit de 70% le déficit dont il a hérité".

Le déficit de la Sécurité sociale devrait se réduire en 2016, à 9,1 milliards d'euros, selon le rapport de la Commission des comptes de la Sécurité sociale (CCSS).

Ainsi, les déficits cumulés du régime général (maladie, vieillesse, famille, accidents du travail) et du Fonds de solidarité vieillesse (FSV) passeront bien sous la barre des 10 milliards d'euros, comme l'a prévu le gouvernement dans son budget pour 2016. Le chiffre avancé par le rapport est en amélioration de 600 millions par rapport aux prévisions du gouvernement.

La branche maladie dépasse toujours les 5 milliards d'euros de déficit

Mais celui de la branche maladie, également en diminution, s'établira toujours à plus de 5 milliards d'euros malgré une limitation historique des dépenses de santé. Plus précisément, il devrait s'établir à 5,2 milliards d'euros en 2016, contre 5,8 milliards en 2015, et en amélioration de 1 milliard par rapport aux prévisions votées à l'automne dans le budget de la sécurité sociale.

Or l'objectif national des dépenses de santé (Ondam), qui vise à limiter l'augmentation naturelle des dépenses et "constitue plus de 85% des dépenses de la Caisse nationale d'Assurance maladie des travailleurs salariés (Cnamts) ne devrait progresser que de 1,8%, soit le taux le plus bas depuis 1998", souligne la Commission dans une synthèse que s'est procurée l'AFP et qui sera présentée mardi matin aux ministres de la Santé et du Budget.

Pas de réduction du Fonds solidarité vieillesse

Toutes les autres branches du régime général devraient enregistrer une amélioration de leur solde cette année, les branches vieillesse (retraites) et AT-MP (accidents du travail) étant même attendues en excédent, "pour la première fois depuis de nombreuses années", à 500 millions d'euros chacune.

La branche famille poursuivrait également "son redressement sous l'effet des mesures d'économies réalisées" notamment grâce à la modulation des allocations familiales entrée en vigueur l'année dernière. Son déficit se réduirait ainsi de 500 millions d'euros par rapport à 2015, à 1 milliard.

En revanche, la Commission ne prévoit pas de réduction du Fonds solidarité vieillesse (FSV), qui sert à payer les cotisations retraite des chômeurs. Il resterait ainsi à un niveau élevé de -3,9 milliards d'euros, identique à 2015, un chiffre supérieur de 200 millions aux prévisions du budget, en raison "d'une baisse de ses recettes (-1,8%) plus forte que celle de ses dépenses (-1,3%)".

Marisol Touraine se targue de "résultats très positifs"

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a salué lundi les "résultats très positifs et encourageants" du régime général de la Sécurité sociale, ajoutant que fin 2016, le gouvernement "aura réduit de 70% le déficit dont il a hérité".

Ce déficit sera "à son plus bas niveau depuis 2002", a-t-elle ajouté.

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Commentaires
a écrit le 04/09/2016 à 17:07 :
ce qu'elle oublie de dire la Touraine c'est pourquoi elle pavoise !! Parce qu'elle supprime le remboursement de médicaments sous prétexte qu'ils ne sont pas efficaces , alors que ANSM ( organisme d'état sous sa férule ) les autorise ; et qu'elle diminue le % de remboursement pour les autres !! Encore de l'intoxication socialo-marxiste !
a écrit le 10/06/2016 à 19:59 :
Si l'urssaf manque d'argent, il n'y a pas de miracle, c'est que les salariés ne sont pas assez payés.
Aussi dans toutes les négociations salariales, il faut qu'il y ait un délégué de l'urssaf qui participe à la négociation.
Le fric des employés c'est aussi celui de l'urssaf, et si des boîtes ont des difficultés, il y en a plein qui sont à l'aise et peuvent payer mieux.
Quand au plafond de la sécurité sociale, c'est un mépris pour les petits salaires.
De toute façon les nuances entre cadres et pas cadres c'est d'une autre époque et doivent disparaitre.
a écrit le 08/06/2016 à 10:39 :
Tous les déficits et da dette de 280 milliards d'euros résulte en examinant bien en détail les branches retraites et "maladie" de ce budget de 1200 Milliards d'EUROS, des Fonctios et Spéciaux. Le surcout annuel pour les finances publiques des retraites des fonctios est de 23 milliards d'euros, le déficit des retraites des spéciaux 8 milliards d'Eur par an, ponctionné sur la retraite du régime généralde plus en plus faible, et de plus en plus tard. Le régime général pourrait etre très excédentaire. Il ne fait pas de sacrifice pour sa protection sociale, mais intégralement et exclusivement depuis 30 ans et de plus en plus pour les spéciaux et fonctios : si ceux-ci étaient au régime général, l'age de la retraite ne serait pas sans cesse reculé, pour une majorité de 50-65 ans au chomage : innemployable, trop vieux. 43% d'absentéisme " maladie " pour les fonctionnaires territoriaux. '47% chez cheminots et R.A.T.P
a écrit le 08/06/2016 à 8:23 :
Marisol peut dire merci aux 277 000 Frontaliers suisses dont la plupart ont été rapatriés de force à la sécurité sociale début 2014 et paient maintenant 8% de leurs revenus annuels 2015 (première année pleine). De surcroît ces salaires sont bien plus élevés que la moyenne nationale. Maintenant nous avons le droit à une CMU de base qui ne rembourse rien (sauf urgence) et devont encore complêter le tout avec une mutuelle.
Petit calcul : salaire moyen d'un frontalier suisse = 69000 CHF soit 62100 € (taux de change 0.9), 277000 Frontaliers dont 135 000 résidant en France. Cela fait si l'on considère que 90% ont basculé à la CMU cela fait au bas mot une cotisation de 600 millions qui rentrent en plus dans les caisses de la sécu soit une grande part de réduction du déficit. Moralité : il n'y a aucune réduction du déficit seulement une spoliation supplémentaire de catégories de citoyens qui eux travaillent 41h par semaine min., n'ont aucune garantie d'emploi, paient déjà leur impôts sur leurs revenus en France... Bienvenue en Socialie.
a écrit le 08/06/2016 à 6:02 :
La France est un pays de petits parvenus embourgeoises.... Ceux qui se sont battus pour des droits qui ne pouvaient pas durer , se croient tous en droit de recevoir quelque en sont les consequences du future de leurs enfants et petits enfants... Ben voila, les privileges gagnes durant une periode propice apres la grande guerre ( que nous avions perdue !...) est terminee grace a une direction pleine d'avarice personnelle accompagnee de pattes graissees pendant des decennies, des arrangements financiers faist sous la table ou derrieres les coulisses etc..... Que pouvez vous vraiment esperer de plus ?..... Le reve est dissout. La verite pas encore si cruelle se devoile avec la participation politique que nous temoignons .... J'ai laisse tout ca derriere aux noms de mes enfants.
a écrit le 08/06/2016 à 5:22 :
La gestion a la francaise. Seulement 9 ,5 billions $.
Les generations a venir hairont leurs predecesseurs.
a écrit le 07/06/2016 à 16:19 :
Bonjour.
Je ne crois en rien en la diminution du trou de la sécurité sociale qui n'est pas plus sécurisante que sociale quand le gouvernement socialiste supprime les jours de carence au secteur privée qui a le plus haut taux d'absentéisme pour en donner un supplémentaire au secteur publique.
Comme toute assurances, l'assurance maladie prend pour ne rien distribuer ou si peu. Alors que les prélèvements sur salaire vont en augmentation, elle supprime le remboursement de nombreux médicaments pour le plus grand plaisir des mutuelles vampires.
Le déficit de la sécurité sociale est dû aux très grandes entreprises qui menacent de licencier si l'URSSAF les obligeait à payer. De plus la sécurité sociale sert politique dans ses extravagances. Souvenons-nous du socialiste le Sieur Jospin qui voulait, par la caisse, financer les frais qu'engendraient la loi des 35 heures de Dame Aubry, autre socialiste ?
Insidieusement le prélèvement devient une taxe sur le droit au travail.

(Extrait)
Réponse de le 07/06/2016 à 21:45 :
Le secteur privé a un taux d'absentéisme plus fort que le secteur public ...
Vos sources s il vous plaît parce que en principe c'est le contraire ...
Réponse de le 08/06/2016 à 13:22 :
@A bon

Les Français seraient-ils de moins en moins motivés pour aller travailler ? En tout cas, l'absentéisme gagne du terrain dans les entreprises du secteur privé. En moyenne, chaque salarié a pris 16,6 jours de congés maladie au cours de l'année 2012, soit 2,6 jours de plus que l'année précédente (+18,6%), selon une étude du cabinet Alma Consulting, spécialiste de l'optimisation des coûts en entreprise.Symbole de ce coup de déprime général : la forte hausse de l'absentéisme des cadres, habituellement les plus assidus. Ces derniers ont en effet pris 8,3 jours d'arrêts maladie, contre 4,8 en 2011 (+72%). " Même des cadres ayant des responsabilités commencent, eux aussi, à lâcher prise", souligne Yannick Jarlaud.Le phénomène est particulièrement frappant au sein des sociétés de services, où le nombre d'arrêts pour maladie ou accident de travail a explosé de 65%, de 12,1 à 20 jours. Il atteint même 20,3 jours dans le segment Banque-Assurance. Bizarrement, il s'affiche en recul dans le BTP, à seulement 10,3 jours. "Dans ce secteur, les entreprises sont davantage exposées aux facteurs de pénibilité et ont déjà mis en place des politiques RH pour contrer le problème, en travaillant par exemple sur l'ergonomie des postes de travail", poursuit Yannick Jarlaud.Autre tendance : les seniors sont davantage absents que les plus jeunes. Ainsi, les plus de 50 ans ont pris, en moyenne, 27,7 jours d'arrêt maladie, un niveau record, contre 14 pour les moins de 30 ans. Un écart lié avant tout lié à l'état de santé, mais aussi aux difficultés des plus âgés à s'adapter au changement (réorganisation interne, nouveaux outils…).Evidemment, ces arrêts pèsent sur les finances des entreprises. En additionnant le complément de salaire versé par certains employeurs, le remplacement du salarié et les cotisations patronales liées à la prévoyance, le coût total atteint 6,98 milliards d'euros par an, évalue Alma Consulting. En ajoutant les indemnités journalières versées par la Sécu, la facture atteint 16 milliards d'euros…
Réponse de le 09/06/2016 à 15:12 :
Bonjour.

Pour les autruches:

www.contrepoints.org/2015/09/26/223163-les-10-inegalites-entre-salaries-du-public-et-du-prive
a écrit le 07/06/2016 à 14:49 :
VOILA VRAIMENT UNE BONNE CHOSE SI DU MOINS çA PEUT SE CONCRETISER AINSI.ALORS DIEU VOUS BENIRA.MERCI!
a écrit le 07/06/2016 à 14:47 :
Quand on voit tous ces gens qui se rendent à une visite, ou chez le kine, en taxi aux frais de nos cotisations alors qu'ils vont tous les jours faire leurs courses eux mêmes avec leur voiture, on peut supposer qu'ils pourraient aussi se rendre aussi à leurs rendez vous médicaux par ce même moyen. Surtout nos "petits vieux". Mais ils nous disent "J'y ai droit"! Bien sûr ! Idem pour les cures pour certains, des "vacances", ils y vont même en couple tous les ans. La sécu ferait mieux de supprimer ces dépenses qui ne sont pas vraiment du soin, mais du confort, au bénéfice de certains profiteurs éhontés. Ces sommes pourraient servir à mieux soigner les dents et les yeux, et là, c'est un besoin commun à beaucoup d'entre nous.
Réponse de le 08/06/2016 à 23:28 :
C EST VRAIS MAIS CELA SUPRIMERAIS BEAUCOUP TROP D EMPLOIES ET CE N EST PAS SURE QUE LES DENTS ET LES YIEUX SOIT MIEUX RENBOURSE?POUR LES YIEUX ET LES DENTS C EST LES MUTUELLES QUI EN PROFITENT AVEC LES DENTITES ET LES LUNETIER AINSI QUE LES OCULISTES???
a écrit le 07/06/2016 à 12:11 :
Il est étrange que la déçu soit encore en déficits. En effet chaque actif paye ces soins sur 4 prélèvements: les cotisation sociale salariale et patronale. Les mutuels de santé. Nos impôts ( mutuel santé imposable, renflouement de l'état). Les parties non remboursé. De plus tous les ans des médicaments non efficaces sont sorties du marché ou déremboursés. Je ne vais pas parler de la gabegie des hôpitaux, du nombre d'arrêt de travail de courte durée qui est remonté en flèche après la suppression du jour de carence, des fraudes des médecins, infirmiers libéraux, ambulancier, et du petit confort de certain " soignés" qui se croient au casino. Si tous simplement les gens qui sont sensé gère se foutoire, étaient compétant nous aurions effectivement le meilleur système du monde.
Réponse de le 07/06/2016 à 14:36 :
Au bas mot une vingtaine de fautes d'accord ou d’orthographe grossières!!!!
Essayez de vous exprimer correctement pour espérer être pris au sérieux.
a écrit le 07/06/2016 à 12:11 :
Il est étrange que la déçu soit encore en déficits. En effet chaque actif paye ces soins sur 4 prélèvements: les cotisation sociale salariale et patronale. Les mutuels de santé. Nos impôts ( mutuel santé imposable, renflouement de l'état). Les parties non remboursé. De plus tous les ans des médicaments non efficaces sont sorties du marché ou déremboursés. Je ne vais pas parler de la gabegie des hôpitaux, du nombre d'arrêt de travail de courte durée qui est remonté en flèche après la suppression du jour de carence, des fraudes des médecins, infirmiers libéraux, ambulancier, et du petit confort de certain " soignés" qui se croient au casino. Si tous simplement les gens qui sont sensé gère se foutoire, étaient compétant nous aurions effectivement le meilleur système du monde.
a écrit le 07/06/2016 à 11:36 :
L'utilisation de l'expression "se targue" est fallacieuse. Il s'agit d'une bonne nouvelle, annoncée par la Ministre. Aurait-il fallu qu'elle se tût? A lire votre article, je n'ai pas l'impression qu'elle "se targue". Tenter par tout moyen de décrédibiliser les résultats, certes poussifs, mais bien réels, de l'équipe en place, c'est tout ce qui va rester aux Atrides, qui ont moins fait en 10 ans au pouvoir que FH en quatre ans.
a écrit le 07/06/2016 à 10:14 :
L'article oublie de dire que l'Etat doit verser 92 milliards d'euros à la Sécurité sociale en 2016.

Donc 51 milliards d'euros en tant qu'employeur et 41 milliards d'euros pour financer d'autres dépenses de la Sécurité sociale.

Ainsi, l'Etat s'endetter pour financer la Sécurité sociale (et aussi les collectivités locales).

Source
Bilan des relations financières entre l’État et la protection sociale
a écrit le 07/06/2016 à 9:29 :
Que vont nous inventer les medias, la droite, l'extrême droite ,la gauche ,l'extrême gauche ,les "économistes " de tous poils et les écolos pour en faire une mauvaise nouvelle ?
Réponse de le 07/06/2016 à 14:25 :
Bravo, c'est clair, net, précis....et tellement réaliste!!!!!

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