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Sénatoriales : le RN fait son retour, Gérard Larcher (LR) devrait être réélu président

latribune.fr

Publié le 25 septembre 2023 à 07:27 - Mis à jour le 25 septembre 2023 à 14:01

Les élections n'ont pas bouleversé les forces politiques qui composent le Sénat.

Les élections n'ont pas bouleversé les forces politiques qui composent le Sénat.

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Le Rassemblement national, absent au Sénat depuis le départ de Stéphane Ravier chez Reconquête, fait son retour à la chambre haute. A huit mois des élections européennes, 170 des 348 sièges de sénateurs étaient à pourvoir pour six ans au scrutin indirect dans une quarantaine de départements.

Seul vrai changement après les élections sénatoriales, l'élection de trois candidats RN, un parti pénalisé par le système de vote au suffrage indirect qui favorise les partis bien implantés dans les conseils municipaux.

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Le parti d'extrême droite a obtenu trois sièges : Christopher Szczurek dans le Pas-de-Calais, Joshua Hochart dans le Nord et Aymeric Durox en Seine-et-Marne. « C'est une très grande interpellation, une sorte de grande vague qui avance sans arrêt », a réagi le socialiste Patrick Kanner. « Je pense qu'on fera entre deux et cinq sièges, au maximum », avait estimé le vice-président du parti Sébastien Chenu. Insuffisant toutefois pour constituer un groupe, dix sénateurs étant requis.

Gérard Larcher (LR) reconduit à son poste de président ?

De facto, ces élections n'ont pas bouleversé les forces politiques en présence. « Ce renouvellement sénatorial conforte la majorité sénatoriale de la droite et du centre », s'est réjoui Gérard Larcher (LR), réélu à 74 ans pour un sixième mandat dans les Yvelines, avant une reconduction plus que probable à son poste de président du Sénat le 2 octobre.

«Le Sénat continuera à être ce contre-pouvoir indispensable à la démocratie», a-t-il ajouté.

Les Républicains constatent tout de même une petite érosion. Ils tablent sur un groupe d'environ 140 sénateurs, contre 145 auparavant, selon leurs dernières estimations dimanche soir. Le rééquilibrage est favorable au groupe allié de l'Union centriste d'Hervé Marseille, réélu dans les Hauts-de-Seine, qui espère « enrichir » ses troupes et « atteindre la soixantaine de membres ».

Faible ancrage local

En revanche, les macronistes, eux, ont payé leur faible ancrage local, avec une série de revers. Dès dimanche matin, ils ont enregistré une défaite emblématique, celle de la secrétaire d'État à la Citoyenneté Sonia Backès, seule ministre en lice, battue au second tour en Nouvelle-Calédonie par l'indépendantiste Robert Xowie. Le chef du groupe LR Bruno Retailleau a fustigé un « nouvel échec du président de la République », en raison de la « déconnexion du macronisme avec le terrain ».

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Cette défaite pourrait-elle conduire la ministre à quitter le gouvernement, une règle jusqu'ici appliquée par le président de la République pour ses ministres aux législatives ? Ni l'Élysée, ni Matignon n'ont répondu dimanche à l'AFP à ce sujet. L'ancienne ministre Brigitte Bourguignon, déjà défaite aux législatives 2022, a quant à elle été battue dans le Pas-de-Calais.

Parmi ses cadres au Sénat, Renaissance a sauvé le siège de Xavier Iacovelli (Hauts-de-Seine), mais pas celui de Julien Bargeton à Paris, ni celui d'Alain Richard (Val-d'Oise). Les macronistes réunis au sein du groupe RDPI (24 élus) vont voir leurs troupes diminuer, même si leur chef de file François Patriat a assuré que son groupe « finira à plus de 20 membres » malgré un scrutin où « tout le monde était contre (lui) ».

Pari réussi pour Horizons

A l'image de Louis Vogel, élu en Seine-et-Marne, le parti Horizons d'Édouard Philippe, lui, semble de son côté plus fringant, avec une poignée d'élus supplémentaires amenés à siéger dans le groupe des Indépendants. En pleine tournée médiatique avec vue sur 2027, l'ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron avait repéré l'ouverture : sans faire de bruit, il a multiplié les déplacements en circonscription pour soutenir ses candidats.

«Notre objectif, c'est évidemment de faire en sorte qu'Horizons puisse constituer un élément solide d'un pôle central de la chambre haute», avait-il lancé en clôture des journées de rentrée de son parti, vendredi. «C'est un rendez-vous politique très important».

Le groupe socialiste reste la deuxième force

Dans un hémicycle encore attaché au traditionnel clivage gauche-droite, reflet des élections municipales, le groupe socialiste (PS et apparentés) devrait rester la deuxième force du Sénat, en maintenant son socle de 64 sénateurs, selon son recensement dimanche soir avant les derniers résultats attendus dans les Antilles.

«Symboliquement, c'est important», reconnaît le chef de file socialiste - réélu dans le Nord - Patrick Kanner, satisfait d'avoir signé «un accord gagnant-gagnant» avec les communistes et les écologistes dans une quinzaine de départements.

« Je m'étais fixé, avec mes collègues communistes et verts, la barre des 100 sénateurs (de gauche), je crois qu'on va la tutoyer », a-t-il affirmé. Pari gagné dans la capitale, où ce rassemblement envoie au palais du Luxembourg huit des douze sénateurs parisiens, pendant que la droite divisée obtient quatre sièges. L'ancien candidat écologiste à la présidentielle Yannick Jadot fait ainsi son entrée au Sénat, tout comme le communiste Ian Brossat.

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Le groupe communiste va lui aussi légèrement progresser : il a annoncé compter 17 sénateurs, contre 15 avant l'élection. Cette alliance de gauche n'a pas plu à la France insoumise, écartée faute de disposer d'un maillage local suffisant pour garnir les rangs du Sénat. « Le refus de l'union autour de la Nupes aura coûté à la gauche près de 10 sièges », a dénoncé LFI dans un communiqué. A huit mois du prochain grand rendez-vous électoral des européennes, 170 des 348 sièges de sénateurs étaient à pourvoir pour six ans au scrutin indirect dans une quarantaine de départements.

(Avec AFP)

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