Sénatoriales : la droite en position de force, le RN en embuscade
latribune.fr

Le Sénat compte 348 sièges
Reuters
latribune.fr

Le Sénat compte 348 sièges
Reuters
Article publié à 9h12 et mis à jour à 11 heures ce dimanche 24 septembre
la secrétaire d'État à la Citoyenneté
SoniaBackès a été battue par l'indépendantiste Robert Xowie dans le scrutin de l'Océanie.
En campagne dans les Yvelines, le président (LR) du Sénat Gérard Larcher peut dormir sur ses deux oreilles: la mainmise des Républicains sur la chambre haute sera confirmée, sauf immense surprise. En poste au "plateau" pendant douze ans et sans discontinuer depuis 2014, le patriarche de la chambre des territoires n'a pas à s'inquiéter sur ses chances d'étirer son mandat à la présidence, même s'il devra s'assurer du soutien intact de ses alliés du groupe centriste, dirigé par le président de l'UDI Hervé Marseille. A priori une formalité. « Je pense que la droite et le centre resteront majoritaires. C'est l'objectif et il sera atteint. Vraisemblablement au détriment de Renaissance. Pour trois raisons. D'abord parce que notre famille politique a remporté les élections municipales et départementales. Ensuite parce que le Sénat, avec Gérard Larcher depuis 2014, a retrouvé sa place au cœur de nos institutions et du débat public », a confié le chef de file la droite Bruno Rétaillau à La Tribune il y a quelques jours. Quelques mois après les débats sur la réforme des retraites qui ont cristallisé les dissensions dans sa famille politique, le sénateur de la Vendée reconnaît tout de même qu'"on peut perdre un siège quand on est divisés", citant l'Essonne ou encore Paris, où les candidats officiels sont concurrencés par deux listes dissidentes.
Minoritaire et éparpillée dans plusieurs groupes au Sénat, la majorité présidentielle n'est pas dans une dynamique très favorable après ses résultats aux dernières élections municipales.
Le patron du groupe Renaissance au Sénat (RDPI), François Patriat, espère "rester constant voire croître légèrement", mais plusieurs de ses candidats sont en difficulté, concurrencés ici ou là par des listes proches des partis alliés Horizons, le mouvement d'Edouard Philippe, et du MoDem. Et ce, sans que l'exécutif ne prenne réellement soin de mettre de l'ordre dans les rangs.
"L'Elysée et Renaissance ont besoin d'Horizons et du MoDem à l'Assemblée nationale, donc ils n'ont pas trop intérêt à se mobiliser contre eux aux Sénatoriales", remarque un sénateur de la majorité.
En pleine tournée médiatique avec vue sur 2027, Edouard Philippe a repéré l'ouverture: sans faire de bruit, il a multiplié les déplacements en circonscription pour soutenir ses candidats, bien partis pour renforcer le groupe des Indépendants du sénateur Horizons Claude Malhuret.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Au point d'imaginer la constitution d'un groupe parlementaire plus large et officiellement étiqueté au Sénat ? "Notre objectif, c'est évidemment de faire en sorte qu'Horizons puisse (...) constituer un élément solide d'un pôle central de la chambre haute", a lancé l'ex-Premier ministre en clôture des journées de rentrée de son parti, vendredi. "C'est un rendez-vous politique très important".
Alliés dans une quinzaine de départements, mais sans La France insoumise, les trois groupes de gauche du Sénat (socialiste, communiste, écologiste) se sont fixés un défi: atteindre les 100 sénateurs au soir du 24 septembre, contre 91 actuellement. Avec Yannick Jadot éligible à Paris, les écologistes semblent les mieux placés pour grossir leurs rangs: Quatre de leurs douze membres sont renouvelables lors de ce scrutin, et ils espèrent gagner quelques sièges pour "approcher la vingtaine", dixit leur président de groupe Guillaume Gontard.
À lire également
L'une des grandes interrogations du scrutin est la capacité du Rassemblement national (RN) à se faire une place au palais du Luxembourg, où il est actuellement absent. La dispersion des listes peut leur ouvrir des opportunités dans certains bastions comme le Nord, le Pas-de-Calais ou la Moselle. "Je pense qu'on fera entre deux et cinq sièges, au maximum", estime le vice-président du parti Sébastien Chenu. Un décompte encore éloigné des 10 sénateurs requis pour constituer un groupe.
(Avec AFP)
latribune.fr