Taxe de séjour Airbnb : 5,5 millions d'euros reversés à Paris en un an

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En juillet, le site avait annoncé avoir dépassé la barre des 10 millions de voyageurs accueillis dans l'Hexagone depuis 2008
En juillet, le site avait annoncé avoir dépassé la barre des 10 millions de voyageurs accueillis dans l'Hexagone depuis 2008 (Crédits : © Yuya Shino / Reuters)
Depuis octobre 2015, la plateforme de location d'appartements entre particuliers a mis en place la collecte automatique de la taxe de séjour dans la capitale, désormais déployée dans 17 villes en France.

C'est un anniversaire un peu particulier pour Airbnb. Voilà désormais douze mois (le premier versement a eu lieu en octobre 2015) que le site de location d'appartements reverse la taxe de séjour à la Mairie de Paris. Sur un an, la municipalité aura perçu 5,5 millions d'euros.

Ce prélèvement automatique avait été mis en place consécutivement à la pression des hôtels qui l'accusaient de concurrence déloyale, et de prospérer sur des locations de courte durée non déclarées.

10 millions de voyageurs accueillis

Paris et sa banlieue affichent désormais 70.000 logements Airbnb, soit 23% du marché français de la plateforme qui compte 300.000 annonces.

En juillet, le site avait annoncé avoir dépassé la barre des 10 millions de voyageurs accueillis dans l'Hexagone depuis 2008. Et entre mi-juin et mi-septembre, 500.000 touristes ont été hébergés par des hôtes Airbnb à Paris "en moyenne 4 jours par séjour, et ont généré une activité économique totale de 589 millions d'euros (hébergement et dépenses sur place)" selon le communiqué du site.

Locations illicites: l'étau se resserre

Pour autant, la plateforme n'en a pas fini avec les polémiques. Une ordonnance rendue par le TGI de Paris le 15 septembre 2016 a ainsi autorisé un propriétaire à obtenir la liste des transactions effectuées par ses locataires qui auraient sous-loué son appartement sur Airbnb de manière illicite. Le propriétaires pourrait être amené à demander à percevoir l'intégralité des sommes perçues par le locataire. Le cas n'est cependant pas encore tranché. Quoi qu'il en soit, il ne pourrait pas faire jurisprudence, assure Airbnb France, qui explique que chaque demande individuelle approuvée par un Tribunal sera étudiée afin de voir si elle est est "recevable et proportionnée".

La plateforme assure qu'elle va "déployer une initiative d'information afin que les règles qui s'appliquent à la location occasionnelle [d'un] logement soient mieux comprises et respectées". Des mails de rappel devraient être envoyés aux utilisateurs.

(Avec AFP)

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