« Toutes les entreprises qui le peuvent doivent augmenter leurs salariés », exhorte Bruno Le Maire
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Retrouver une « vision universelle du travail », c'est la mission que vient d'assigner Bruno Le Maire aux responsables économiques et politiques présents aux Rencontres d'Aix 2022.
Et de tendre la main à la droite, sa famille politique d'origine: « nous pouvons nous retrouver sur la défiscalisation des heures supplémentaires », a déclaré Bruno Le Maire, en référence à la mesure portée, en son temps, par Nicolas Sarkozy et désormais par Emmanuel Macron.
Il faut « réfléchir à l'organisation du travail », a-t-il ajouté, fustigeant le discours « stupide et borné » selon lequel les jeunes ne veulent plus travailler. « C'est faux : ils veulent organiser leur temps différemment », a-t-il souligné.
Faut-il alors changer de modèle ? Pas si vite... « Le capitalisme reste le modèle le plus efficace pour produire de la prospérité et repenser les défis », a nuancé Bruno Le Maire, qui a encore martelé la nécessité de « repenser les rapports entre travail et capital ».
Cela passera par la réindustrialisation du pays, avait expliqué le ministre peu avant, évoquant la possibilité de « lever les freins réglementaires à toutes les énergies dont nous avons besoin ». Biogaz, sobriété énergétique, accélération de la réalisation de nouveaux EPR, « c'est la feuille de route de l'indépendance », a-t-il résumé.
Outre le déploiement des énergies renouvelables et des batteries électriques pour l'automobile comme pour l'aéronautique et le développement de l'avion à hydrogène - « Airbus a enfoncé Boeing et ça fait plaisir » -, le ministre a promis une annonce forte le 11 juillet au sommet Choose France: « un investissement qui montre que la France retrouve son leadership industriel et technologique en Europe et dans le monde ».
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Encore faut-il loger les gens, lui a rappelé le président du Cercle des Economistes, Jean-Hervé Lorenzi. « Nous sommes le pays qui a le plus de dépenses publiques et les plus mauvais résultats » a admis le locataire de Bercy, lâchant ne pas « être sûr » que la baisse de 5 euros des APL « soit le plus grand succès du précédent quinquennat ».
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