Logement: les promoteurs immobiliers veulent lever les « peurs » des élus et des populations
César Armand
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Le discours est à l'image de la couleur du ciel : terne. Réunie en congrès ces 7 et 8 juillet à Strasbourg, la fédération des promoteurs immobiliers (FPI) a alerté sur « les passions tristes » des Français : les recours des populations sont toujours plus nombreux et les maires refusent encore trop de permis de construire.
« C'est un problème politique », tranche Béatrice Lièvre-Théry, la nouvelle directrice générale de Sogeprom, la filiale immobilière de la Société générale. « Tous les élus et les professionnels nous disent : ''On n'y arrive plus'' et les habitants : ''On construit trop'' », explique-t-elle.
« C'est la primauté de l'intérêt particulier sur l'intérêt général », acquiesce l'élu Jean-Philippe Dugoin-Clément, maire de Mennecy (14.000 habitants, Essonne) et vice-président (UDI) du conseil régional d'Ile-de-France chargé du Logement, de l'Aménagement durable et du schéma directeur de l'Île-de-France (SDRIF-E) désormais régional et environnemental.
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« Cette société a peur alors que quand on construit la ville, on construit la vie », poursuit le président de l'Etablissement public foncier d'Île-de-France et de Grand Paris Aménagement, deux acteurs dont les missions consistent, pour le premier, à accroître l'offre de logements et à soutenir le développement économique ; pour le second, à fabriquer la ville, faire de la rénovation urbaine et aménager des quartiers.
César Armand