Grève aux urgences : Agnès Buzyn promet 750 millions d'euros entre 2019 et 2022

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La ministre de la Santé Agnès Buzyn.
La ministre de la Santé Agnès Buzyn. (Crédits : Benoit Tessier)
La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a promis lundi de consacrer "plus de 750 millions d'euros" entre 2019 et 2022 pour la "refondation des services d'urgences", touchés par un mouvement de grève inédit de près de six mois.

Au grand maux, les grand remèdes. La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a promis lundi de consacrer "plus de 750 millions d'euros" entre 2019 et 2022 pour la "refondation des services d'urgences", touchés par un mouvement de grève inédit de près de six mois. Cette somme, qui ne s'ajoutera pas au budget déjà prévu pour les dépenses de santé mais sera puisée dans des crédits existants, servira à financer diverses mesures visant à désengorger les urgences en s'appuyant davantage sur la médecine de ville et en accélérant les prises en charge.

Mais à ce stade, le ministère ne prévoit pas d'ouvertures de lits ni de recrutements de personnels, comme le réclament les grévistes. La création d'un "service d'accès aux soins" (SAS) figure ainsi parmi la douzaine de mesures présentées lundi par la ministre aux représentants des personnels et dirigeants hospitaliers, ainsi qu'aux syndicats de médecins libéraux et au collectif Inter-Urgences, à l'origine de la grève.

En ligne ou par téléphone, 24 heures sur 24, ce service orientera les patients vers une consultation en ville ou une téléconsultation ou vers les urgences, éventuellement via l'envoi d'une ambulance. D'un montant évalué à 340 millions d'euros, il doit être mis en place "à l'été 2020", a précisé Mme Buzyn, pour qui "l'heure n'est plus aux constats mais aux solutions".

"Rien sur les lits, rien sur les postes"

Au total, ce sont 12 mesures qui ont été annoncées par Mme Buzyn, dont une réforme du financement des urgences et le développement de protocoles permettant des prises en charge par les kinésithérapeutes ou les pharmaciens. La ministre "se refuse complètement à revaloriser les métiers soignants, il y a un tel déni des professions paramédicales, c'est assez fou", a regretté auprès de l'AFP Hugo Huon, le président du collectif Inter-urgences à l'origine du mouvement de grève. Il a notamment déploré qu'il n'y ait "rien sur les lits, rien sur les postes".

Rappelant que le collectif doit se réunir mardi en Assemblée générale, il a estimé que "les gens sont très sceptiques" sur ces annonces. De son côté, la CGT, qui a appelé à manifester mercredi, a dénoncé des "annonces décevantes" qui ne seront "effectives qu'à moyen voire long terme". Elle saura vite si son "plan d'actions" aura convaincu les grévistes de relâcher la pression: le collectif Inter-urgences tiendra son "assemblée générale nationale" mardi à partir de 12h à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).

L'événement a reçu le soutien de plusieurs syndicats et associations de médecins hospitaliers, invitant les praticiens "à rejoindre la mobilisation" pour "mettre fin aux restrictions budgétaires pour l'hôpital public". Un mot d'ordre semblable à celui de la CGT, qui tente depuis des mois d'élargir le mouvement à tout le secteur sanitaire et social, notamment la psychiatrie et les Ehpad. Son appel à une "grande journée d'action nationale" mercredi, avec une manifestation parisienne à 13h depuis la place d'Italie jusqu'au ministère de la Santé, n'a cependant pas trouvé d'écho parmi les autres syndicats.

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Commentaires
a écrit le 10/09/2019 à 20:06 :
Docteur Buzyn débloque 750 millions de nos impôts pour les urgences remplis dans les hôpitaux des étrangers avec l argent des français je suis allé aux urgences que de ça
a écrit le 10/09/2019 à 15:17 :
"En ligne ou par téléphone, 24 heures sur 24, ce service orientera les patients vers une consultation en ville ou une téléconsultation ou vers les urgences, éventuellement via l'envoi d'une ambulance. D'un montant évalué à 340 millions d'euros, il doit être mis en place "à l'été 2020"

Donc, en plus du 15 ( numéro spécifique aux urgences médicales. Il vous permet de vous mettre 24 heures sur 24 en relation avec un médecin du SAMU ),18 (si vous appelez ce N° pour un problème d'ordre médical, les pompiers vous transféreront sur le SAMU ),112 (appel d'urgence europeenne) ,114 (personnes sourdes et malentendantes).
a écrit le 10/09/2019 à 7:57 :
Dans la plupart des cas, on est obligé de passer par les urgences "URGENCES" qui doit exister pour sauver et non pour faire du fric ( pas de lits, pas de soins) une histoire qui se répète tous les jours vous allez chez un généraliste, il vous traite 1 ou 2 mois après vous êtes toujours malade, vous prenez RDV chez un spécialiste alors lui il ne peut que vous recevoir 4 mois après,( donc 6 mois) ils ne vous reste que les urgences qui peuvent vous prescrire les solutions d'urgence (scanner ou autres) les mauvais médecins et les mauvais spécialistes cela existe. Il faut appeler un chat, un chat.
a écrit le 10/09/2019 à 6:38 :
Le but de rem est de privatiser au max.
Ce systeme est intenable financierement et la busine est juste l'ecran de fumeee.
Les francais ont du souci a se faire.
a écrit le 09/09/2019 à 20:19 :
je m'attendais encore une fois au pire......... et j'ai eu la bonne surprise de voir qu'il s'agissait de trouver des solutions pour les patients, pas pour que les syndicats d'ultra gauche s'en remettent une louche derriere leur ultra cravatte qui me vole sur mon neo dos ultralaborieux
c'est rare, faut signaler quand y a juste le bon sens de desengorger intelligemment
et les methodes existent deja ' yaka' les mettre en oeuvre, et qui plus est c'est rapide!
a écrit le 09/09/2019 à 18:46 :
Je suis allé une fois aux urgences en 50 ans, dans une clinique privée, parfaitement organisée mais j'y ai passé 5h car effectivement pas un cas critique. Avec du recul la douleur était très intense mais ce n'était qu'une grosse déchirure intercostale sans fracture et j'aurais dû passer par un généraliste mais ce n'est pas simple à trouver le WE. Si il y avait plus de médecins de garde le week-end et la nuit et des informations claires les concernant à l'entrée des urgences, on pourrait sans doute diminuer les patients aux urgences. A l'entrée des urgences, un médecin pourrait aussi nous orienter immédiatement vers un des médecins de garde du secteur après un premier tri déterminant quelles sont les vraies urgences vitales évidentes et celles qui ne semblent pas l'être.
Réponse de le 09/09/2019 à 20:32 :
Quand on souffre on n'a pas de recul, et votre douleur aurait pu avoir une origine cardiaque.
A postériori il est toujours plus facile de dire que le passage aux urgences n'est pas justifié.

Le problème des urgences, ce ne sont pas les urgences mais le reste de la chaîne.
Les urgences devraient être un lieu de passage restreint.
Les malades/bléssés entrent, ils sont examinés, pris en charge immédiatement pour les urgences (douleur et traumatisme) et dispatchés dans les services spécialisés pour la suite des traitements.
Il n'y a aucune raison qu'il traînent des journées entières sur des brancards.

Sauf que les médecins de ville ont été libérés des astreintes en même temps qu'un numérus clausus imbécile réduisait de moitié les médecins en formation, Mr Juppé estimant que s'il y avait moins de médecins, il y aurait moins de malades et que la sécu serait guérie. On apprécie aujourd'hui la pertinence du raisonnement qui continue à guider l'action du gouvernement .

Et en même temps, les capacités d’accueil des services ont été réduites à l'os, et ils ne sont pas en mesure de prendre en charge des gens qui n'ont pas pris RDV 3 semaines à l'avance.
a écrit le 09/09/2019 à 15:54 :
Je suis rentré dans le monde du travail en hôpital ce qui me permet de comprendre certaines choses. Les urgences ne fonctionnent pas partout de la même manière des centres sont plus hospitaliers que d'autres, certains fonctionnent très mal. Les gens arrivent et attendent leur tour cela peut durer des heures et des journées aucun responsable. Si un médecin urgentiste faisait le tri dès l'arrivée il n'y aurait aucun problème. Malheureusement, l'organisation n'existe pas. Quand à faire de la visio pour les EPAHD (qui marchent déjà très mal) c'est se moquer du monde ! l'URGENCE doit exister et être traitée pour tous au même moment, la vision c'est bon pour l'éloignement ! Quand à nos médecins la majorité sont devenus des fonctionnaires pour les heures de bureau j'entends !
a écrit le 09/09/2019 à 15:53 :
Je suis rentré dans le monde du travail en hôpital ce qui me permet de comprendre certaines choses. Les urgences ne fonctionnent pas partout de la même manière des centres sont plus hospitaliers que d'autres, certains fonctionnent très mal. Les gens arrivent et attendent leur tour cela peut durer des heures et des journées aucun responsable. Si un médecin urgentiste faisait le tri dès l'arrivée il n'y aurait aucun problème. Malheureusement, l'organisation n'existe pas. Quand à faire de la visio pour les EPAHD (qui marchent déjà très mal) c'est se moquer du monde ! l'URGENCE doit exister et être traitée pour tous au même moment, la vision c'est bon pour l'éloignement ! Quand à nos médecins la majorité sont devenus des fonctionnaires !
a écrit le 09/09/2019 à 11:58 :
De la bobologie qui n'ont rien à faire aux urgences à orienter vers le médecin généraliste et du personnels soignants avec la semaine conventionnelle de 32h hebdo, absentéisme de complaisanec (contre 39h en moyenne dans le privé) Voilà le problème mais comme pour les enseignants du public aucun responsable politique n'a le courage de réformer ce système anarchique ! et se frotter aux syndicats des fonctionnaires...
a écrit le 09/09/2019 à 11:31 :
le silence parle dans l amateurisme de l équipe
a écrit le 09/09/2019 à 11:27 :
Madame Buzyn dévoile son "plan d'actions"

Madame Buzyn peut nous parler de "plan d'actions", elle est bien aidée en coordination parfaite :

Madame Buzyn a une alliée de poids pour faire baisser la pression aux urgences,

Madame Pénicaud se charge de réduire le nombre de malades qui peuvent se présenter pour se faire soigner,

plus il y a de chômeurs SANS INDEMINITE, plus il y a de citoyens qui ne peuvent pas avoir de couverture par une mutuelle complémentaire de santé ...

ainsi, ces citoyens sans emploi sans indemnité dans la plus grande misère ne se risquent pas à se faire soigner de peur de ne pas pouvoir payer les hospitalisations ruineuses

ils perdent la vie prématurément dans l'isolement total

l'on comprends bien cette stratégie du gouvernement Philippe, 2 femmes ministres Buzyn et Pénicaud qui agissent en coordination pour organiser la purge de la population de la France,

manque plus que Castaner utilise la Police pour parfaire la purge de la population de la France.

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