À Gaza, la paix devra encore attendre
Antoine Malo
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Une famille palestinienne fuit sa maison du camp de réfugiés d’Al-Maghazi, à Gaza, le 17 août.
© LTD / Eyad BABA/AFP
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Une famille palestinienne fuit sa maison du camp de réfugiés d’Al-Maghazi, à Gaza, le 17 août.
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Si loin, si proche. Après deux jours de négociations intenses à Doha, au Qatar, un cessez-le-feu à Gaza reste, selon les acteurs, un objectif rapidement atteignable ou un mirage. Il y a la version des médiateurs américains, mélange de méthode Coué et de coup de pression, qui veut qu'un « accord n'a[it] jamais été aussi proche », selon les termes employés par Joe Biden. Et puis celle du Hamas, qui a refroidi l'atmosphère, hier. « Dire que l'on approche d'un accord de trêve est une illusion », a expliqué l'un des responsables de l'organisation islamiste.
Si l'on en croit Washington, les discussions auraient quand même permis de rapprocher les positions des Israéliens et du Hamas. Il faut dire que les États-Unis ont mis une pression maximale pour que ce soit le cas. Ils devraient d'ailleurs continuer dans les jours à venir puisque Antony Blinken, le secrétaire d'État américain, est parti hier pour Tel-Aviv. La présence des ministres des Affaires étrangères français et britannique cette semaine dans la région a aussi permis de mettre un peu d'huile dans les rouages. L'idée de ces visites européennes était également de faire comprendre aux différents acteurs - libanais, israéliens et palestiniens - que « le moment [était] venu pour que les négociations réussissent », selon une source diplomatique française.
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Pourtant, les points qui avaient fait achopper le précédent cycle de pourparlers restent toujours en suspens. Ils concernent d'abord l'échange de prisonniers palestiniens contre les 115 otages israéliens encore aux mains du Hamas. Un autre désaccord est lié au futur retrait de Tsahal de l'enclave palestinienne. Israël voudrait garder l'accès au couloir de Philadelphie, une bande de terre entre Gaza et l'Égypte. Une revendication inacceptable pour le Hamas.
Antoine Malo
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