Tensions au Moyen-Orient : Fitch abaisse la note de la dette d'Israël
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L'agence de notation Fitch a abaissé ce lundi d'un cran la note de la dette du pays, de « A+ » à « A » (photo d'illustration).
Marko Djurica
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L'agence de notation Fitch a abaissé ce lundi d'un cran la note de la dette du pays, de « A+ » à « A » (photo d'illustration).
Marko Djurica
Mauvaise nouvelle pour Israël. L'agence de notation Fitch a abaissé ce lundi d'un cran la note de la dette du pays, de « A+ » à « A », en raison du conflit avec le Hamas palestinien, qui risque de « durer jusqu'en 2025 », selon l'institution. « Le conflit à Gaza pourrait durer jusqu'en 2025 et il y a des risques qu'il s'étende à d'autres fronts », a déclaré Fitch dans une note.
Pourtant, début avril, l'agence de notation Fitch s'était distinguée de ses consœurs en retirant Israël des dettes sous surveillance, maintenant sa notation à A+, avec une perspective négative.
Mais les finances publiques ont été touchées. Israël devrait enregistrer un déficit budgétaire cette année, estime l'agence chargée d'évaluer la capacité des pays à rembourser leur dette souveraine. D'autant que, selon Fitch, la poursuite du conflit l'année prochaine obligerait Israël à maintenir ses dépenses militaires élevées et perturberait encore davantage les industries du tourisme, de la construction et de la production dans les zones frontalières.
En février déjà, l'agence de notation Moody's avait été la première à baisser la note de la dette d'Israël, d'un cran aussi, à A2, en raison du conflit. L'agence de notation S&P Global lui avait emboîté le pas en avril, en baissant la note de la dette de AA- à A+, qui indique tout de même une forte capacité à rembourser, face à des « risques géopolitiques accrus ».
S&P prévoit, de son côté, un creusement du déficit public du pays qui va représenter 8% du PIB israélien cette année. Des déficits plus élevés vont persister à moyen terme et la dette des administrations publiques va culminer à 66% du PIB en 2026, indique encore S&P.
Israël a promis de détruire le Hamas, au pouvoir à Gaza depuis 2007 et qu'il considère comme une organisation terroriste - les Etats-Unis et l'Union européenne -, après l'attaque sur son sol le 7 octobre, qui a entraîné la mort de 1.198 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP basé sur des données officielles israéliennes. L'offensive israélienne lancée en représailles sur la bande de Gaza a fait au moins 39.897 morts, selon le ministère de la Santé du gouvernement de Gaza, dirigé par le Hamas, qui ne détaille pas le nombre de civils et de combattants tués.
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La situation régionale s'est, qui plus est, tendu : Téhéran et ses alliés régionaux (au Liban, en Irak et au Yémen) menacent Israël de représailles armées depuis l'assassinat le 31 juillet dans la capitale iranienne du chef du Hamas Ismaïl Haniyeh, qu'ils ont imputé à Israël, et celui, la veille, de Fouad Chokr, le chef militaire du Hezbollah libanais pro-iranien, tué dans une frappe israélienne près de Beyrouth. Les Etats-Unis estiment ainsi que l'Iran pourrait lancer « cette semaine » une « série d'attaques conséquentes » contre Israël, a déclaré lundi un porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche, John Kirby.
Lundi, la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni ont appelé ensemble à une trêve « sans délai supplémentaire » entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza. Les pays médiateurs - Egypte, Qatar et Etats-Unis - avaient déjà appelé il y a quelques jours à la reprise, le 15 août, des discussions sur une trêve associée à la libération des otages.
Israël a confirmé lundi qu'il participerait à ces discussions. Son ministre de la Défense, Yoav Gallant, aurait néanmoins accusé le Premier ministre Benyamin Netanyahou, selon des médias, de « retarder » un accord de trêve dans la bande de Gaza. « La raison pour laquelle l'accord » pour une trêve à Gaza où Israël est en guerre contre le Hamas palestinien depuis dix mois « est retardé est, entre autres, Israël », a-t-il déclaré lundi devant une commission parlementaire, selon la presse locale.
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Le Hamas a de son côté appelé dimanche les médiateurs à « présenter une feuille de route » pour « appliquer » le plan « fondé sur la vision » du président américain Joe Biden, approuvée par le Conseil de sécurité de l'ONU, au lieu d'organiser de nouveaux pourparlers.
(Avec AFP)
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