Abrogation de l'Obamacare : Trump franchit une étape mais la route est encore longue

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Les élus républicains ont travaillé sur une mouture, qui comprend deux amendements pour contenter les deux courants du parti.
Les élus républicains ont travaillé sur une mouture, qui comprend deux amendements pour contenter les deux courants du parti. (Crédits : Reuters/Carlos Barria)
Six semaines après un premier échec, Donad Trump a franchi une première étape dans sa croisade contre l'Obamacare, avec le vote de la Chambre des représentants jeudi, validant son projet d’abrogation. Le passage au Sénat s'annonce en revanche plus difficile.

Cent jours n'ont pas suffi à Donald Trump pour appliquer sa promesse phare, à savoir l'abrogation de l'Affordable Care Act dit "Obamacare" - le système d'assurance-santé instaurée sous Barack Obama. Mais le président américain a franchi une première étape jeudi. Six semaines après son report, le projet de loi visant à démanteler et remplacer l'Obamacare, baptisé American Health Care Act ou "Trumpcare", a été adopté par la Chambre des représentants à 217 voix contre 213.

Pourquoi les représentants l'ont validée cette fois ?

Faute d'accord au sein de la majorité républicaine, la Maison-Blanche avait retiré le texte le 24 mars. D'un côté, le "Freedom Caucus", la frange la plus conservatrice du parti, estimait que le projet n'allait pas assez loin. De l'autre, les modérés du "Tuesday group" craignaient de laisser sans couverture santé des citoyens souffrant de maladies chroniques. Selon une étude du Congressional budget office (CBO), une instance non-partisane du Congrès américain, l'abrogation de l'Obamacare ferait perdre leur protection santé à 14 millions d'Américains dès l'année prochaine et 24 millions d'ici 2026.

Les élus républicains ont depuis travaillé sur une nouvelle mouture, qui comprend deux amendements pour contenter les deux courants. Le premier consiste a autorisé les assureurs à facturé plus cher les personnes ayant des antécédents médicaux, satisfaisant ainsi les conservateurs. Le second est à l'initiative de l'élu du Michigan Fred Upton, un républicain modéré. Il a obtenu de Donald Trump une enveloppe de 8 milliards de dollars pour financer la protection des souscripteurs qui ont des antécédents médicaux.

Le texte va-t-il passer au Sénat ?

Ces concessions ont permis au texte de passer de justesse, à quatre voix près. Reste tout de même 20 élus républicains qui ont voté contre, preuve que des discordances subsistent chez les républicains. Or, la bataille n'est pas encore terminée. Validé à la Chambre des représentants, le Trumpcare doit désormais passer au Sénat, où des sénateurs républicains l'ont immédiatement rejeté, "signalant qu'ils vont tout reprendre à zéro", selon le New York Times.

A l'image de la Chambre des représentants, la majorité républicaine au Sénat est divisée sur le projet de loi entre les conservateurs et les modérés. Donald Trump le sait. Après le vote de jeudi, le président américain s'est rapidement mis à faire pression sur les sénateurs et à appeler le leader de la majorité républicain, Mitch McConnell, à engager les discussions pour définir les modalités d'un accord.

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Commentaires
a écrit le 06/05/2017 à 13:00 :
JE PLAINT LES AMERICAINS AVEC UN DESPOTE MEGALO COMME LUI INBUT DE SA PERSONE AU POINT DE VOULOIR METTRE SONT NON SUR UNS REFORME DE LA SANTE EN LA DETRUISENT POUR EN FAIRE UNE AUTRE EN RAYAN LE NON DE OBAMA SI CELA CE NEST PAS DU RACIME QUESQE LE RASCIME???
a écrit le 05/05/2017 à 22:33 :
Quel battant ! Il n’est plus tout jeune.
Trump est comme il est, avec des défauts, mais c’est un bosseur qui croit en une Amérique forte et protectrice. C’est pas un looser, il dit plutôt carrément les choses.
Le social qu’il veut arrêter est, pour lui, un social dégénérant : ne pas vouloir travailler, se plaindre, et enrichir les firmes que cela enrichit ; de plus il veut mettre fin aux abus des banquiers internationaux et en réformer le système. D’où une presse qui veut parfois le démonter et des associations qui rugissent contre lui, associations créées et financées de temps à autre par ceux dont je viens de parler ci-dessus.

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