Aide à l'Ukraine : des Mirage et des questions
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Le profil de pur chasseur des Mirage 2000-5 doit aider l’Ukraine à sécuriser son espace aérien.
© LTD / SÉBASTIEN BOZON /AFP
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Le profil de pur chasseur des Mirage 2000-5 doit aider l’Ukraine à sécuriser son espace aérien.
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Après son coup médiatique jeudi soir sur la cession de Mirage 2000-5 à l'Ukraine, Emmanuel Macron s'est montré ensuite très peu disert sur le nombre d'avions de combat cédés et sur le nom des pays qui pourraient fournir un complément d'appareils. « Je ne vous donnerai ni le nom des partenaires, ni un chiffre définitif [...] C'est plus efficace et ça donne moins de visibilité à l'adversaire », a-t-il encore expliqué vendredi soir. Actuellement, trois pays - Qatar, Grèce et Émirats arabes unis (EAU) - disposent d'une flotte de Mirage 2000-5, ou de 2000-9 pour les EAU, une version dérivée plus performante.
Entrés en service en avril 1998 dans l'armée de l'air française, les Mirage 2000-5 sont essentiellement employés par la France pour les missions de police du ciel et de défense aérienne. Ils ont été déployés à plusieurs reprises dans les pays baltes pour le dispositif « Enhanced Air Policing » de l'Otan, des missions visant à dissuader les appareils russes de pénétrer les espaces aériens occidentaux. Ils ont également participé à des opérations de type Hamilton en Syrie avec la destruction de stocks d'armes chimiques (avril 2018). Ces appareils possèdent une capacité air-sol (bombardements) mise en œuvre uniquement par d'autres nations possédant des Mirage 2000-5.
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Cette discrétion surprenante d'Emmanuel Macron est-elle due au fait qu'il doit encore convaincre ces trois pays de céder (ou de vendre) leurs appareils après son annonce, qui est censée imprimer une dynamique de négociations ? Quels montages financiers cela va-t-il impliquer ? Qui va payer la facture ? Et pourquoi ce revirement soudain de la France, qui avait enterré cet hiver cette demande ukrainienne ? Parce que l'Ukraine va mal, explique-t-on à La Tribune Dimanche.