Après l'attaque du Radisson Blu, le Mali décrète l'état d'urgence

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L'état d'urgence est entré en vigueur ce samedi 21 novembre au Mali pour dix jours, au lendemain de la prise d'otages du Radisson Blu de Bamako, qui a fait 21 morts et 7 blessés, selon un dernier bilan.
Dans un discours à la Nation diffusé par la télévision publique dans la nuit de vendredi à samedi, le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a promis que "le terrorisme ne passera pas".
Par ailleurs, la police malienne traque au moins trois personnes soupçonnées d'être impliquées dans l'attaque de vendredi. "Tout est mis en oeuvre pour retrouver les traces" de ces personnes, indique une source de sécurité malienne à l'AFP, se refusant à donner davantage de précisions pour ne pas gêner les investigations.
Un deuil national de trois jours a également été décrété à partir de lundi. Des Russes, trois Chinois, un Américain, et un haut fonctionnaire belge en mission à Bamako figurent parmi les victimes, ont annoncé leurs pays respectifs. La France ne déplore de son côté aucune victime, précisait hier soir le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, sur le plateau du JT de TF1. Douze salariés d'Air France, deux pilotes et dix membres d'équipage, se trouvaient néanmoins dans cet hôtel vendredi. Ils ont été exfiltrés, et la compagnie a annoncé la suspension sine die de ses vols entre Paris et Bamako.
Le commando islamiste a fait irruption à 07h00 dans l'hôtel, prisé par une clientèle internationale, en criant "Allahou Akbar" ("Dieu est grand") et a progressé étage après étage dans l'établissement, prenant en otage 170 personnes - 130 clients et 40 employés, selon le groupe hôtelier Rezidor, qui gère l'établissement.
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Les forces spéciales françaises venues de Ouagadougou, au Burkina Faso voisin, ont participé aux opérations "en assistance des forces maliennes", a expliqué vendredi soir le ministre français de la Défense. La France, qui intervient militairement au Mali depuis janvier 2013, avait également envoyé une quarantaine de membres du Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN).
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Vendredi soir, le groupe islamiste Al Mourabitoune dirigé par l'algérien Moktar Belmokhtar, et lié à Al Qaïda a adressé un document sonore à la chaîne qatarie Al-Jazeera revendiquant l'attentat.
C'est lui, qui avait organisé en janvier 2013, la sanglante prise d'otages de Tigentourine près d'In Amenas en Algérie, dans laquelle 37 otages avaient perdu la vie.
Une cellule de crise a été ouverte au Quai d'Orsay, qui est joignable par téléphone au 01 45 50 34 60. L'ambassade de France au Mali a fait de même au 00 223 44 97 58 20.
(Avec AFP et Reuters)
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