Tunisie: Daech revendique l'attentat qui a fait 38 morts

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Article publié à 14h28, mis à jour à 17h19, 20h25 et à 8h13
Trois mois après l'attentat du musée du Bardo le 18 mars dernier, la Tunisie est de nouveau frappée par le terrorisme. Des tirs ont éclaté vendredi 26 juin sur une plage devant les hôtels Imperial Marhaba et le Soviva Resort de Sousse, au sud de Hammamet, à 140 km de Tunis, faisant un nombre indéterminé de morts, a annoncé, dans un premier temps, la télévision d'État. Une attaque menée par un homme qui avait caché son arme dans un parasol.
Le groupe extrémiste sunnite Etat islamique (EI) a revendiqué dans un communiqué diffusé par des comptes jihadistes sur Twitter l'attentat sanglant. "Le soldat du califat (...) Abou Yahya al-Qayrawani (...) a pu parvenir au but dans l'hôtel Imperial", tuant près de 40 personnes "dont la plupart sont des sujets des Etats de l'alliance croisée qui combat l'Etat du califat", indique le texte. Le document dit que l'attaque a visé "des antres (...) de fornication, de vice et d'apostasie dans la ville de Sousse" et cela "malgré les mesures (de sécurité) renforcées autour de ces antres visés sur la plage de Kantaoui".
Puis vendredi après-midi, le ministère de l'Intérieur tunisien a avancé un bilan provisoire de 28 morts et 5 blessés sur cette plage, et indiqué que 6 nationalités seraient représentées parmi les victimes. Un grand nombre de touristes transférés à l'hôpital seraient anglais et allemands. Vendredi, à 18h35 sur RTL, le ministre de la santé tunisien, Said Aidi, déplorait un décompte aggravé, avec 37 victimes et 36 blessés. A la question du journaliste, Bernard Poirette, qui lui demandait :
le ministre tunisien répondait:
Le Premier ministre tunisien Habib Essid a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi que le bilan s'élevait désormais à 38 morts ainsi que le terroriste abattu. Habib Essid a en outre annoncé l'ouverture d'une enquête "pour déterminer les responsabilités" après l'attentat et le recours aux réservistes de l'armée "pour renforcer la présence militaire et sécuritaire dans les endroits sensibles (...) et les lieux où se trouve le danger terroriste".
La plupart des victimes de l'attentat sanglant contre un hôtel tunisien, revendiqué par le groupe Etat islamique, sont britanniques, a annoncé le Premier ministre tunisien, évoquant aussi des morts allemands, belges et français.
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"Un plan exceptionnel pour sécuriser davantage les sites touristiques et archéologiques" sera mis en oeuvre, "en déployant des unités de la sécurité touristique, armées, tout le long du littoral ainsi qu'à l'intérieur des hôtels à partir du 1er juillet", a ajouté le Premier ministre. Habib Essid a enfin annoncé qu'un "congrès national" pour lutter contre le terrorisme serait organisé en septembre et a indiqué que des récompenses seraient octroyées "à toute personne permettant l'arrestation d'éléments terroristes".
La radio tunisienne Jawhara FM évoque un seul assaillant, qui aurait été abattu. Le ministère de l'Intérieur a également indiqué que le tireur présumé aurait tiré une rafale de balles sur les plagistes, et avancé que son arme -une kalachnikov- était cachée dans un parasol fermé. Le site d'information tunisien Tunisia Live a rapporté qu'un suspect avait aussi été arrêté dans l'après-midi.
Selon les autorités, le tireur se nomme Seifeddine Rezgui, un jeune Tunisien originaire de Gaafour (nord-ouest) mais étudiant à Kairouan (centre). Il était inconnu de la police. Mais il pourrait y avoir plus d'un tireur, selon le ministre de la Santé, Said Aidi.
Par aileurs, à 19 heures, le Quai d'Orsay indiquait dans un communiqué que le président de la République et le ministre des Affaires étrangères et du Développement international, s'étaient entretenus avec leurs homologues tunisiens, auxquels ils ont exprimé "la solidarité de la France dans cette épreuve". Le Quai d'Orsay explique également le dispositif des cellules de crise mises en place dans les deux pays:
Des centaines de touristes étrangers étaient amenés en bus à l'aéroport d'Enfidha pour être évacués de Tunisie dans la nuit de vendredi à samedi après l'attaque qui a fait 38 morts dans un hôtel de la région, a constaté un journaliste l'AFP. Le journaliste a vu au tableau des départs de cet aéroport, situé à mi-chemin entre Tunis et Sousse, 13 vols affichés pour des décollages entre 23H15 et 05H40 locales (22H15 et 04H40 GMT) notamment à destination de Londres, Manchester, Amsterdam, Bruxelles et Saint-Saint-Pétersbourg.
Et à 02H30 (01H30 GMT), un flot continu de bus avec touristes à bord continuait d'arriver à l'aéroport d'Enfidha. La plupart des vols étaient affrétés par le tour opérateur Thomson. Un couple de britanniques arrivé mercredi à Sousse, interrogé par l'AFP, a indiqué que l'organisateur de leur voyage leur a dit "de rentrer". "Nous avons peur, l'endroit n'est pas sûr", a expliqué un autre jeune homme, prénommé Leon et originaire du Pays de Galles.
Le 30 octobre 2013, un kamikaze s'était fait exploser sur une plage de Sousse. Il visait un hôtel de cette ville balnéaire fréquentée par les touristes.
La Tunisie accuse une baisse des réservations de touristes français de 43% sur la période de janvier à avril 2015, selon une étude française du Syndicat national des agents de voyage (SNAV).
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Une chute vertigineuse expliquée par les attentats de mars, au musée du Bardo à Tunis qui ont fait 22 morts dont 21 touristes. Le lendemain de l'attentat, l'Etat islamique (EI) avait revendiqué l'attentat dans un message audio sur internet.
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