Boris Johnson rêve d’importer les recettes ultralibérales de Singapour

Après l’entrée en vigueur du Brexit, ce 31 janvier, la cité-État asiatique pourrait bien être la source d’inspiration du Premier ministre britannique. Une perspective qui inquiète les Européens.
Fasciné par le dragon singapourien. Boris Johnson à Londres pendant les festivités du Nouvel An chinois, le 24 janvier.
Fasciné par le dragon singapourien. Boris Johnson à Londres pendant les festivités du Nouvel An chinois, le 24 janvier. (Crédits : En Stansall/AFP)

Jamais à court d'outrances, Boris Johnson n'hésitait pas, lors d'un meeting politique, en juillet 2019, à brandir un hareng fumé, expliquant - à tort - que les directives européennes forcent les expéditeurs à utiliser un sachet de conservation spécial. « Une contrainte supplémentaire et ridicule pour les affaires ! », fulminait-il.

Largement affichée lors de sa campagne pro-Brexit, l'hostilité du Premier ministre britannique, alors nouvellement nommé, vis-à-vis des règles de Bruxelles est-elle simplement opportuniste, ou bien prend-elle sa source dans une philosophie plus large ? En d'autres termes, Boris Johnson veut-il saisir l'occasion du retrait de l'Union européenne, officiellement entériné ce vendredi 31 janvier, pour affranchir son pays de toute réglementation, qu'il considère comme un frein à la libre entreprise ? Veut-il, dans un dessein encore plus ambitieux, damer le pion aux Européens en construisant, à leurs portes, un nouveau modèle économique à base de bas salaires et de fiscalité réduite pour les entreprises ? Le danger rôde, surtout si aucun accord commercial avec l'UE n'est trouvé.

Lire aussi : Brexit: à la recherche d'un impossible accord commercial

Un projet déjà en marche ?

Déjà, le fait de refuser, à l'inverse de Theresa May, de maintenir avec l'UE un « level playing field », autrement dit des règles du jeu équitables, n'a pu qu'attiser les craintes de Paris et Berlin vis-à-vis d'une telle concurrence, jugée déloyale. Boris Johnson veut-il réellement transformer le Royaume-Uni en un Singapour de l'Occident ? Nul ne le sait - pas même lui, assurent les mauvaises langues. Le peut-il ?

Pour certains observateurs britanniques, le rouleau compresseur est en réalité déjà en marche. D'autres s'attendent cependant à ce que des forces de rappel contrarient cette ambition supposée. Ce qui est sûr, c'est que, depuis Margaret Thatcher, les conservateurs britanniques ont un faible pour la cité-État. Un Brexit sans accord commercial leur fournirait enfin l'occasion de transposer, au moins en partie, ce modèle at home. La tentation est d'autant plus grande que le succès économique singapourien est spectaculaire.

Lire aussi : Brexit : en quittant l'UE, le Royaume-Uni peut-il redevenir un champion du libre-échange ?

Par où commencerait Boris Johnson ? Détricoterait-il le droit du travail britannique, qui est déjà l'un des moins réglementés en Europe, avec notamment des contrats « zéro heure », ultraflexibles et précaires ? Dynamiterait-il alors la limite des 48 heures maximales de travail hebdomadaire ? Se déferait-il du salaire minimum ? « Ce n'est pas encore clair, répond Charles Woolfson, professeur de relations sociales à l'université de Linköping, en Suède. Mais, quoi qu'il en soit, ce "scénario Singapour" n'augure rien de bon pour les travailleurs. À moins que le mouvement syndical britannique soit aussi résolu dans sa lutte que son homologue français. » « Ce qui n'est pas évident, le pouvoir des syndicats ayant beaucoup diminué », prévient Geraint Harvey, spécialiste des organisations à l'université de Swansea, au pays de Galles. Pour l'heure, les syndicats semblent veiller au grain.

« Nous savons qu'ils sont nombreux, dans le cabinet de Johnson, à vouloir affaiblir les normes sociales, déclarait en décembre dernier Frances O'Grady, la secrétaire générale du TUC (Trades Union Congress), la confédération syndicale britannique. Mais il y a peu d'appétit dans le pays pour la dérégulation et de nouveaux cadeaux fiscaux faits aux riches, même parmi les électeurs conservateurs. »

De fait, selon un récent sondage du TUC, 66 % des personnes interrogées souhaitent que Boris Johnson interdise les contrats « zéro heure » et 71 % jugent nécessaire d'accorder de nouveaux droits aux forçats de la « gig economy », l'« économie des petits boulots ». Enfin, le sondage révèle un large soutien (à 68 %, dont 56 % d'électeurs conservateurs) à une hausse des impôts sur les plus hauts revenus. « Nombre de membres conservateurs du Parlement viennent désormais des régions du nord du pays, précisément là où les électeurs s'élèvent contre des salaires faibles et des normes peu protectrices, souligne David Miles, professeur d'économie à l'Imperial College, à Londres. Je ne vois pas comment ils accepteraient un recul supplémentaire dans ce domaine. »

Mais ces nouveaux élus ne constituent pas forcément l'essentiel du parti. En outre, « ils sont ultraconservateurs et n'hésitent pas à fustiger les "paresseux" qui profiteraient, selon eux, du filet social », constate Tim Strangleman, sociologue à l'université du Kent. La force de rappel politique évoquée par David Miles pourrait donc s'avérer défaillante si Boris Johnson décidait de saper un peu plus le droit du travail et de sous-financer l'État-providence, le fameux welfare.

La question des immigrants

D'autant qu'il faut attirer de nouveau les investisseurs étrangers après le houleux épisode du Brexit et que les immigrants, en parallèle, sont moins nombreux. « Ces deux éléments combinés sont de nature à pousser les salaires et les droits des travailleurs britanniques vers le bas », s'inquiète Geraint Harvey. En effet, alors que les pro-Brexit ont mis le rejet des immigrants au cœur de leur campagne, comment expliquer à leurs soutiens que, au lieu de profiter d'un splendide isolement, ils ont tout intérêt à accueillir de nouveau des étrangers en masse ?

C'est pourtant sur ce modèle que fonctionne l'économie de Singapour, où les immigrants, dont un demi-million d'employés de maison et de travailleurs dans la construction, représentent 36 % des salariés, contre seulement 17 % au Royaume-Uni. Les Britanniques sont-ils prêts à remplacer les étrangers rentrés ou restés chez eux et à accepter ce que l'on appelle outre-Manche les « 3D jobs », les boulots dirty, dangerous & demeaning, c'est-à-dire « dégueulasses, dangereux et dégradants » - et mal payés de surcroît ? Boris Johnson les forcera-t-il, en diminuant les allocations chômage par exemple, à le faire ? C'est ce que craint Tim Strangleman, en se fondant sur la fable de la grenouille plongée dans l'eau portée et progressivement à ébullition. « Cela fait déjà des années que les conditions se dégradent et les gens s'y habituent », soupire-t-il.

Dans ce débat, la reine n'a évoqué quant à elle, le 19 décembre dernier dans son discours officiel détaillant la feuille de route de Boris Johnson, qu'un dispositif à points, visant à « accueillir une main-d'œuvre qualifiée du monde entier, qui contribuera à l'économie du Royaume-Uni, à ses territoires et ses services publics ».

Réconcilier l'irréconciliable

Au-delà du droit du travail, Boris Johnson pourrait aussi, à l'image de Singapour, infléchir la fiscalité des entreprises pour séduire les investisseurs étrangers. En rapprochant son taux d'imposition sur les sociétés de celui de l'Irlande, à 12,5 % ? Mais le taux de base, déjà relativement bas (19 % depuis avril 2017), passera au 1er avril 2020 à 17 % - qui est d'ailleurs le taux de Singapour. Sa marge de manœuvre est donc limitée. Sans compter que le nouveau Premier ministre devra aussi réconcilier l'irréconciliable.

Sa feuille de route, telle que décrite par la reine, privilégie le soutien au National Health Service, le système de santé public, des mesures en faveur des working families, une augmentation du salaire de base... Non seulement il n'a pas été question de cadeaux fiscaux à qui que ce soit, mais la défense du système de santé public, auquel sont attachés les Britanniques, implique des dépenses massives, que les deux grands partis politiques soutiennent ; les travaillistes depuis toujours, les conservateurs depuis la dernière campagne pour les législatives. Leur slogan, « Faisons le Brexit », était assorti de la promesse d'accroître les dépenses et les services publics. « Boris Johnson est l'homme des 350 millions de livres ! » s'exclame le professeur Harvey, en faisant référence au message, mensonger, qui ornait ses bus de campagne : « Nous envoyons 350 millions de livres à l'Union chaque semaine, finançons le NHS à la place. »

Lire aussi : Boris Johnson poursuivi pour ses mensonges sur le Brexit

Or, il faudra bien tenir les promesses faites aux électeurs, au moins en partie. Et il faudra bien les financer. Pour l'heure, alors que les dépenses publiques ne correspondent qu'à 17 % du PIB à Singapour, elles s'élèvent à 40 % au Royaume-Uni.

« Les conservateurs actuellement au pouvoir vont sans doute sous-financer l'État-providence, mais ils ne feront pas forcément pire que les précédents gouvernements conservateurs », estime pour sa part Martin Myant.

Ce chercheur à l'Institut syndical européen, à Bruxelles, pense même que, au lieu de baisser, les impôts pourraient augmenter, ne serait-ce qu'en raison du coût du Brexit. Reste à savoir pour qui.

« Les conservateurs ont beau dire qu'ils veulent privilégier le social et la santé, l'aide aux personnes âgées et le logement, la réalité, affirme Tim Strangleman, c'est que, alors que les statistiques de performances de l'hôpital public sont au plus bas, sur la rapidité de prise en charge par exemple, le nouveau ministre de la Santé envisage d'abandonner ces critères ». Et, là encore, le sociologue estime que la théorie de la grenouille pourrait jouer. Ainsi, l'abandon du système de santé et l'éviscération progressive du welfare dans son ensemble ne déclencheraient pas forcément la révolution.

L'inquiétude des banquiers

Reste la City. Boris Johnson ambitionne-t-il pour la puissante finance britannique un Singapour sur la Tamise ? Pour l'heure, si Angela Merkel et Emmanuel Macron s'inquiètent d'une concurrence économique déloyale avec l'éventuelle mise en œuvre d'un modèle singapourien, les banquiers britanniques, eux, sont beaucoup plus soucieux. Avec le Brexit, c'est leur accès au marché européen qui est en jeu.

Selon le quotidien The Guardian, la City engrange chaque année l'équivalent de quelque 250 milliards d'euros en vendant ses services sur le Continent, sans barrières réglementaires. Banquiers, traders et autres financiers perdront ce privilège à la fin de la période de transition. Dès le 31 décembre 2020, ils devront demander un droit temporaire pour exercer dans l'Union. Dès aujourd'hui, des groupes bancaires ou industriels, comme Total, transfèrent leurs entités financières sur le Continent.

Lire aussi : Patience, les relocalisations post-Brexit auront bien lieu, promet le patron d'Euronext

Certes, Boris Johnson a aussi rejeté l'idée d'un « alignement réglementaire » avec l'UE, mais que veut-il faire exactement à la place ? Diminuer les exigences en fonds propres, les limites sur les échanges de titres, les plafonds sur les bonus ? « L'idée de dévier des règles veut simplement dire pouvoir en adopter de différentes, plus adéquates du point de vue économique, mais pas forcément plus souples », nuance le professeur d'économie David Miles. Selon lui, de la Banque centrale au Trésor, tous les financiers se souviennent des dommages causés par la crise de 2008. Pas question, donc, d'avoir une réglementation plus faible, sur les fonds propres ou les limites de trading. De même, « si la City ne voulait pas de plafond sur les bonus, c'est qu'avec des limites, les salaires fixes sont plus élevés, explique-t-il. Or, en cas de crise, il est légalement plus difficile de les baisser. L'argument de la City portait donc plutôt sur un manque de souplesse. » Et de conclure : « Ce que veut le gouvernement et ce que veut la City sont deux choses bien différentes. »

La City ne serait donc pas nécessairement un laboratoire pour la mise en place du modèle singapourien, tandis que l'économie dans son ensemble n'en serait qu'un reflet partiel. Par ailleurs, à l'instar de la cité-État, Boris Johnson a déjà annoncé, en août dernier, vouloir créer une dizaine de zones franches, dans des régions désindustrialisées du pays. Des ports que certains assimilent à un Far West réglementaire, qu'il s'agisse du droit du travail ou des contraintes environnementales portant sur les produits importés. Mais cela n'a rien d'original : le Continent, notamment à l'est, en compte déjà.

Alors, à quoi ressemblera l'économie du Royaume-Uni dans les mois et les années qui viennent ? Impossible de le dire aujourd'hui.

« Une transposition du modèle de Singapour pourrait venir seulement après d'autres échecs », avance le spécialiste des syndicats Martin Myant.

Toujours pressé, Boris Johnson pourrait cependant ne pas attendre très longtemps avant de poursuivre sur sa lancée. Reste à savoir jusqu'où il ira - ou jusqu'où les citoyens britanniques le laisseront aller. Et, s'il veut vraiment imiter Singapour, il peut déjà lui emprunter sa fameuse méthode d'enseignement des mathématiques pour opérer ses calculs et voir comment faire émerger son pays du Brexit sans trop de dégâts.

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ENCADRÉ

Les parts d'ombre d'une cité-État florissante

H319 Singapour

[Singapour, qui fait rêver investisseurs, startuppeurs et millionnaires, est également décriée pour son système autoritaire, sa faible protection sociale et ses inégalités croissantes. Crédits : iStock]

Sous domination anglaise pendant cent ans, Singapour n'était, dans les années 1960, qu'un petit port sous-développé dans un minuscule territoire dénué de ressources naturelles. Le PIB par habitant ? À peine 320 dollars. Aujourd'hui, c'est l'un des pays les plus riches de la planète, avec l'une des économies les plus florissantes et un PIB par tête de plus de 60 .000 dollars. Et le nombre de millionnaires y est l'un des plus élevés au monde.

C'est que Singapour a embrassé l'ultralibéralisme et la mondialisation. En adoptant une fiscalité imbattable - un taux maximum de 22 % pour les ménages résidents et un forfait de 17 % pour les sociétés actives sur place -, en misant sur la formation de ses citoyens et en se dotant d'infrastructures de premier ordre, ce confetti a réussi à devenir un hub commercial et financier réputé, une destination de choix pour les investisseurs et les startuppeurs. Selon le dernier World Investment Report, Singapour a reçu, en 2018, 77,6 milliards de dollars d'investissements directs étrangers, plaçant le territoire juste derrière les États-Unis, la Chine et Hong Kong.

De même, la cité-État a longtemps été en tête du classement Doing Business pour sa capacité à faciliter et à financer les affaires, sa stabilité politique et son absence de corruption. Enfin, selon le palmarès 2017 des centres financiers, Singapour se classe juste derrière Londres et New York pour sa compétitivité. Autant dire que l'argent y coule à flots, même si une partie de ces fonds serait d'origine douteuse, selon ses détracteurs.

Lire aussi : Les géants de la tech misent sur Singapour pour percer dans la finance

Car la cité-État a aussi ses parts d'ombre. Le système politique, dominé par le People's Action Party depuis les années 1960, est particulièrement autoritaire. Le contrôle social, symbolisé aux yeux des Européens par l'interdiction d'y mâcher du chewing-gum, y est légendaire. Les salariés ont peu de droits et peu de possibilités de se faire défendre par un syndicat chapeauté par le parti au pouvoir. Singapour est l'un des rares États à avoir refusé, en 2019, d'adhérer à la convention de l'Organisation internationale du travail pour lutter contre la violence et la discrimination au travail. Il n'existe pas de législation en faveur de l'égalité salariale ni, hormis pour les agents d'entretien et de sécurité, de salaire minimum. Le fossé entre riches et pauvres ne cesse de s'élargir et, aujourd'hui, la croissance économique s'essouffle. Elle n'a enregistré qu'une progression estimée à 0,7 % en 2019, son plus bas niveau depuis dix ans.

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Commentaires 69
à écrit le 03/02/2020 à 5:28
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vous avez déjà vu des anglais travailler 70 heures / semaine ?

à écrit le 02/02/2020 à 18:10
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UK est une démocratie pas Singapour.

à écrit le 02/02/2020 à 14:58
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Plus de Paradis Fiscaux en Europe ! Très Bien ! La Fr pays le plus Taxé au monde et " en meme temps " le plus Déficitaire d'Eur, devra modérer sa Gloutonnerie en gaspill et taxes. Meme si le P.S, FR, LE PLUS ROUGE DU MONDE REVIENT DANS 27 MO...

à écrit le 01/02/2020 à 21:34
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Nigel Farage: “L’Union européenne ne survivra pas au Brexit !… Et ça, j’en suis certain !

à écrit le 01/02/2020 à 15:41
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Jhonson, pour sauver son économie, va tenter de déréguler pour baisser les couts des exportations, afin de pallier à la hausse des taxes, ceci avant que la rupture avec l'UE-27 soit opérationnelle, fin 2020. Tandis que l'EU-27 va imposer au Royaume-...

le 03/02/2020 à 6:58
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En soi, la GB a voulu du Brexit pour pouvoir déréguler, et non pas l'inverse. Le RU n'a pas non plus besoin de faire appliquer les règles européennes. Il suffit juste que les entreprises exportatrices les respectent aussi. Et vu que leurs produits...

à écrit le 01/02/2020 à 15:24
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En économie comme dans tout système dynamique, la réponse à toute sollicitation n'apparaît qu'après un temps mort plus ou moins long. Plus le système est complexe, plus ce temps est long. Vouloir aujourd'hui démontrer que le brexit est bénéfique à la...

le 02/02/2020 à 11:53
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A part qu'on voit mal par quel miracle des échanges rendus plus difficiles avec les partenaires naturels (parce que voisins immédiats) du Royaume-Uni pourraient améliorer sa situation économique.

le 02/02/2020 à 18:34
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Je partage votre opinion, en particulier votre dernière phrase. Bien que j'ai quand même une petite idée, surtout sur le résultat de la comparaison entre la situation du RU et de la France dans 5 ans...

le 03/02/2020 à 7:04
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Il n'y a pas de règle aussi précise et absolue dans cette matière. Ça peut l'être, mais aussi ne pas l'être. Si on baisse les charges pour les entreprises (sans les transposer ailleurs) le résultat sur l'économie sera quasi immédiat. Aussi, le marc...

le 03/02/2020 à 21:49
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@Philippe : "Si on baisse les charges pour les entreprises (sans les transposer ailleurs) le résultat sur l'économie sera quasi immédiat. " Certes... mais le Royaume-Uni est déjà allé très loin dans cette direction (la protection sociale, d'un nivea...

à écrit le 01/02/2020 à 11:45
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C'est le coup de génie politique de Boris, donner à l'angleterre la prospérité de Singapour et de la France tiers mondialisée un réservoir de main-d'œuvre à bas prix. Bonne chance Boris !

le 02/02/2020 à 11:55
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A part que... l'immigration a été l'un des ressorts du vote leave ; ce n'est sûrement pas pour importer de la main d'oeuvre, fût elle française.

à écrit le 31/01/2020 à 20:58
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Entouré par Andorre, la Suisse, le Luxembourg et demain 1er Février, le Royaume-Uni (et ses dépendances exotiques "tolérantes"), notre pays, enfer fiscal de l'Europe, va devoir revoir sa copie "p.d.q." pour ne pas sombrer à terme.

à écrit le 31/01/2020 à 20:09
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France Inter commence le rétropédalage en laissant entendre ce soir que lel Brexit pourrait être une chance pour le RU ! No comment, Sans commentaire... Ben non, c’était clair que s’associer avec la Pologne,la Roumanie ... aller nous rendre...

le 01/02/2020 à 10:15
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L’intégration précipité des pays de l'Est dans l'UE s'est faite dans le seul but politique de soustraire ces pays de l'influence russe. Les politiciens de l'UE n'avait que faire des conséquences économiques et sécuritaires sur les autres pays de l'u...

le 01/02/2020 à 11:02
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Si vous êtes jamais allés en Pologne ou en Roumanie, vous seriez surpris de voir le nombre d'acteurs français qui y opèrent avec succès, que ce soit dans le secteur de la distribution, de la banque, des services (transports, eau...), la présence fran...

le 02/02/2020 à 11:10
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@Bruno bd "nous enrichissent beaucoup":tout le monde n'a pas la chance d'avoir un portefeuille d'actions et de toucher de généreux dividendes!Et je crains que les prix élevés de la grande distribution en France ne servent a développer celle ci a l...

à écrit le 31/01/2020 à 19:47
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Singapour est une cité-état de moins de 6 millions d'habitants, économiquement une plaque tournante commerciale et financière. C'est là que Cahuzac avait planqué ses petites économies, la Suisse ayant été jugée pas assez discrète... C'est dire si l'U...

à écrit le 31/01/2020 à 17:55
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On appelle ça vouloir mettre le bor.el et à qui ça va profiter ? messieurs les Anglais on va tous souffrir …...sauf les "très gros" dont on ne fait pas partie, quant à tout déréglementer on va devoir payer très cher pour la même chose

à écrit le 31/01/2020 à 16:52
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Pendant ce temps-là, la "grande et fameuse" Union Européenne : - gèle notre SMIC (point 11 des GOPE 2015 - Grandes Orientations Politiques et Economiques décidées par la Commission Européenne) - impose la réforme des retraites (point 10 des GOPE 2...

le 02/02/2020 à 22:16
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il ne faut mettre nos sévices publics en concurrence, il faut juste les supprimer !! écoles nulles, hopitaux qui gueulent mais cliniques qui vont bien !! flics inutiles et rentiers qui créent chomage et pauvreté etc : il faut supprimer les sévices pu...

à écrit le 31/01/2020 à 16:47
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VENEZ FÊTER LE BREXIT TOUS ENSEMBLE à Paris avec l' UPR, Nous publierons ce soir la liste des responsables politiques et intellectuels de droite et de gauche qui seront présents à cette grande fête pour le Brexit. NOTA : Les inscriptions pour...

le 31/01/2020 à 18:59
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Fête ? on va tous y perdre………….ceci dit que les Anglais s'en aille ça pourrait être le début de quelque chose ( de la vraie Europe !!!! ) …. mais j'ai des doutes

le 31/01/2020 à 20:26
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"TOUS ENSEMBLE à Paris avec l' UPR" Non, trop peur de me perdre dans la foule.

le 31/01/2020 à 23:47
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Le Sire de Beaupré va couler à flot à l'UPR. Au moins 2 bouteilles.

à écrit le 31/01/2020 à 16:09
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@Alain d L' UE ne produit rien puisque elle est en négatif depuis plus de dix ans mais permet à la seule Allemagne d' absorber les économies du sud, France, Italie, Espagne avec un endettement pour l' hexagone de de 2415 milliards d 'euros...

le 31/01/2020 à 16:37
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Article très daté, qui se souvient encore de Hollande ? Les faits n'ont pas du tout tourné comme indiqué dans l'article. Les pays qui ont fait les efforts d rigueur nécessaires ont bien réduit ou supprimé leurs déficits, et ils ont retrouvé le chemin...

le 01/02/2020 à 13:14
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@Gedeon L'UE ne produit plus rien? Chaque mois elle affiche un surplus de quelques dizaines de milliards sur les échanges de biens et services, avec le Monde hors UE. Les échanges intra UE sont aussi très denses, et les exportations hors UE progre...

le 01/02/2020 à 13:55
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@bruno-bd Vous aussi, je n’avais pas pris le temps de vous répondre lors d’un précédent échange. La croissance en 2012 était bien aussi de la responsabilité du gouvernement de Sarkozy, qui avait fait un gros trou dans la caisse avant de partir, et ...

le 01/02/2020 à 14:08
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@ Gédéon Correction de mon erreur, bien que le reste de la planète aura capté. :>)) Pour le R-U vs Monde hors UE, dans les biens soit 570 milliards importés contre 382 exportés, une cata. Désolé, pas le temps de réaliser des brouillons et de ...

à écrit le 31/01/2020 à 13:38
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Vous auriez pu titrer Boris Johnson rêve d’importer les recettes fiscales du benelux et de l'irlande, moins exotique mais plus explicatif Pour la City je crois que l'europe a tendance a vouloir peter plus haut que son luc, alors c'est sur, les nasea...

à écrit le 31/01/2020 à 13:21
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Libre de la ditacte Bruxelloise et Allemande, les Anglais ont gagné la seconde guerre mondiale, c'est pas pour dirigé par des perdants comme l'Allemagne et la France, faut que tu saches une chose le soleil se couche jamais en UK et tout les pays en d...

le 31/01/2020 à 20:53
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"les Anglais ont gagné la seconde guerre mondiale" Pertes allemandes pendant la seconde guerre mondiale: - 4.3 millions de militaires morts contre l'URSS - 600 000 morts sur le front ouest (Royaume-uni + USA + Canada + Australie+ France libre et...

à écrit le 31/01/2020 à 12:21
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Pour être factuel, il faut remarquer que les Anglais sont surtout pragmatiques, alors qu'en France nous sommes surtout ultra-réfractaires à la réalité économique. Par exemple pour équilibrer leurs systèmes de retraite, les Anglais partaient à 65 ans...

le 31/01/2020 à 13:20
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Sauf que les allemands n'ont déjà pas vraiment de retraite.... Et ce depuis bien longtemps ! Les anglais sont beaucoup à mettre leur argent entre les mains de conseillers financiers afin d'avoir des revenus corrects une fois à la retraite. Et justeme...

le 31/01/2020 à 17:45
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Oui, mais faut voir la misère las-bas...et t'as pas intérêt à te retrouver au chômage, même pour un ingénieur haut de gamme.

à écrit le 31/01/2020 à 12:06
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disons qu'il reve d'avoir acces a un marche de 400 millions de personnes solvables, mais sans contrainte, et sans necessite de rendre la pareille.... un peu comme les usa, mais avec le pouvoir de negociation et le dollar en moins... l'alternative, ...

le 31/01/2020 à 16:45
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Ce n'est que parce que le Commonwealth ne lui apportait à peu près rien et que son économie était donc à la ramasse que le Royaume-Uni s'est résolu (résigné ?) à adhérer au marché commun dans les années 70. Je ne crois pas que l'Australie, l'Inde ou ...

à écrit le 31/01/2020 à 11:21
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est ce vraiment un danger et pour qui ? cela pourrait, au contraire, être un bon coup de pied au..... dont l'Europe des pères tranquilles a bien besoin pour se réveiller. Et ce serait aussi, malheureusement pour les anglais, une belle démonstration...

le 01/02/2020 à 13:13
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Au Royaume-Uni, à part peut-être les psychaitres, tout le monde va y laisser des plumes, les financiers de la City comme les chômeurs de Clacton-on-Sea.

à écrit le 31/01/2020 à 11:14
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Dans deux ans,les citoyens anglais traverseront la manche pour venir se faire soigner,inscrire leurs enfants a l'éducation nationale,et toucher les aides sociales.L'Angleterre est finie!

le 01/02/2020 à 13:09
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La France n'a pas à jouer les radeaux de la méduse pour les naufragés du brexit.

à écrit le 31/01/2020 à 10:43
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Il nous est rebattu les oreilles que l'économie britannique va bien. Le chiffre ne reflète pas du tout la détresse des classes moyennes et pauvres du RU. Leur constat est que depuis des décennies (en fait depuis la révolution néolibérale Thatcherien...

le 31/01/2020 à 11:21
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Ces classes qui souffrent doivent être adeptes du masochisme pour avoir infligé une défaite historique aux travaillistes.

le 01/02/2020 à 10:30
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en effet et à suivre sur 5 à 10 ans

à écrit le 31/01/2020 à 10:38
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Le Royaume Uni est un pays libéral qui le devient de plus, la France est un pays socialiste qui le devient de plus en plus. A croire que l'on n'échappe pas à son destin.

à écrit le 31/01/2020 à 10:29
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Les anglais sont sortis via un référendum qui a vu le leave l' emporter face au remain et retrouvent la démocratie, la possibilité de faire leurs propres choix nationaux. Ils ont "référendé" et quittent une UE en échec politique, économique e...

le 31/01/2020 à 12:43
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@Gédéon Je n’avais pas le temps de répondre aux trolls de l’UPR lors de précédente articles. Le passage de l'Euro est relativement récent (2001), tout comme l'UE (1993) Tous nos problèmes ne sont pas dus aux conséquences de ces deux créations, loi...

à écrit le 31/01/2020 à 10:03
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C'était le but recherché et annoncé. Le Royaume-Uni se voit en hub de l'optimisation fiscal au service de la Chine, plus gros exportateur, et accessoirement du Japon. Les Etats-Unis ne lui suffisaient plus. Choix encore plus évident maintenant, suit...

le 31/01/2020 à 10:40
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Et à qui Merkel vendra t-elle ses grosses voitures soit 25 % de sa production ? Les anglais tiennent l' UE par les noix et comme les partisans du Frexit l' expliquent depuis 3 ans, ils peuvent choisir leur politique, c' est aussi simp...

le 31/01/2020 à 11:49
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@Gedeon : les britanniques n'ont pour la plupart pas davantage les moyens que les français d'acheter des voitures premium allemandes. Et comme, s'il n'y a pas d'accord de libre échange pour la filière automobile, les usines britanniques de voitures d...

le 31/01/2020 à 12:44
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@bruno_bd les usines britanniques de voitures de gamme moyenne (en particulier les japonais qui n'y étaient implantés que pour pénétrer le marché européen sans droits de douane, mais aussi Opel-Vauxhall et , Mini) vont fermer .. ! "Ils risquent", ...

le 31/01/2020 à 14:21
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@Gedeon : pour Honda, c'est déjà décidé. Pour Vauxhall, quasiment (d'autant plus que la fusion de PSA avec FCA va impliquer des restructurations). J'ai bien dit SI (pas d'accord de libre échange), donc nul project Fear dans tout ça. On voit mal au no...

le 31/01/2020 à 16:12
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@bruno_bd Vous spéculez encore et toujours sur du vent, de combien sont les droits de douane dans le contexte de séparation GB/UE et quelle en sera l' évolution prévisible ?

le 31/01/2020 à 16:59
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@bruno 14.21 J'ai un peu l'impression qu'on mélange toutes les nouvelles pour alimenter un peu plus le moulin à panique : Nissan a gelé ses investissements... il y a deux jours, un autre article nous informait de la très mauvaise situation de Nissan,...

le 31/01/2020 à 19:11
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@Bruno504 : Les deux Carlos, Ghosn et Tavares, avaient clairement annoncé la couleur à T. May (fermeture de Vauxhall et de Nissan au UK), qui en réponse s'était engagée à ce qu'il y ait un accord de libre échange pour le secteur automobile (incluant ...

à écrit le 31/01/2020 à 9:51
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On va bien rigoler de voir tous les problèmes de logistique, supply chain et d'échanges entre les industriels anglais qui ne sont pas écoutés depuis des années. Johnson et les brexiteurs qui comprennent pas ces problèmes, veulent à la fois des norm...

à écrit le 31/01/2020 à 9:36
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l’ultra-libéralisme je l'utilise chaque jour en achetant par exemple mes clopes ou mes dosettes café. Alors l'idéologie libérale, prêt à penser, d'ignorants qui ne pensent qu'en termes manichéens, ras-le-bol! Boris sert les intérêts supérieurs de sa ...

le 31/01/2020 à 19:37
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"Boris sert les intérêts supérieurs de sa Nation. " Je suis persuadé du contraire.

à écrit le 31/01/2020 à 9:34
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Que d'inquiétude de la part de l'Union de Bruxelles qui a peur de ne pas savoir faire face a sa propre politique néolibérale!

à écrit le 31/01/2020 à 8:45
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C'est ce que je dis depuis le début: l'arnaque du Brexit a été de faire croire aux électeurs que le libéralisme excessif qui règne en GB a été imposé par l'UE ! Hors il n'en était rien, les Anglais ont inventé le libéralisme et se sont auto-infligés ...

le 31/01/2020 à 9:41
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Le "Libéralisme" n'est pas une notion Economique mais une notion de Droit, l'économie choisi en découle mais elle est démocratiquement choisi!

le 31/01/2020 à 11:49
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Je pense comme vous que les britanniques n'ont pas voté pour le programme caché neo-liberal de Johnson. D'autre part, l'Angleterre n'a rien à gagner du brexit puisqu'elle avait déjà la souveraineté de sa monnaie, de son budget, de ses frontières ...

le 31/01/2020 à 13:15
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@reponsede clair voyant Le libéralisme est avant tout une doctrine. Le libéralisme est un ensemble de thèses, de croyances destinées à justifier les "bienfaits" de l'économie capitaliste.

à écrit le 31/01/2020 à 8:34
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"ultralibéral" : Les journalistes, toujours dans la caricature.

le 31/01/2020 à 14:33
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Force est de reconnaître que le système britannique est plus libéral que le français (qui d'ailleurs ne l'est pas du tout...), et manifestement BoJo veut aller plus loin. Le problème est notre référence française en termes de libéralisme (on taxe Mac...

le 31/01/2020 à 15:04
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C'est vrai qu'aujourd'hui, l'argument suprême quand on est à bout d'arguments, c'est le mot "néolibéral". Or la France n'est ni libéral et encore moins ni néolibéral. Comment un pays qui vit depuis 40 ans au-dessus de ses moyens et qui est le champio...

à écrit le 31/01/2020 à 8:24
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Le consortium financier européen a peur utilisant ses nombreux médias de masse afin de nous hurler cette peur dans les oreilles. "Ultralibéral", je ne sais pas ce que cela veut dire et vous non plus visiblement puisque le libéralisme déjà c'est l...

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