Brésil : Dilma Rousseff destituée avant la fin de l'été ?

 |  | 279 mots
Lecture 1 min.
Le président du Sénat brésilien Renan Calheiros et le président de la Court Suprême Ricardo Lewandoswki discutent avant le vote des sénateurs, mercredi 10 août.
Le président du Sénat brésilien Renan Calheiros et le président de la Court Suprême Ricardo Lewandoswki discutent avant le vote des sénateurs, mercredi 10 août. (Crédits : REUTERS/Adriano Machado)
Plus des deux tiers des 81 sénateurs brésiliens ont voté en faveur de la tenue d'un procès contre la présidente, actuellement suspendue. Le verdict devrait être rendu à la fin du mois.

Les sénateurs brésiliens font un pas de plus vers la destitution de Dilma Rousseff. Mercredi, 59 d'entre eux ont voté en faveur de la tenue d'un procès contre la présidente, suspendue depuis mai dernier pour maquillage des comptes publics. Vingt-et-un membres de la chambre haute brésilienne ont voté contre.

Les sénateurs devraient rendre leur verdict à la fin du mois, une fois les Jeux olympiques de Rio de Janeiro terminés. S'ils se prononcent par une majorité des deux-tiers pour la destitution - l'hypothèse la plus probable, deux-tiers d'entre eux ayant déjà voté pour sa suspension il y a trois mois -, Dilma Rousseff sera définitivement écartée du pouvoir et remplacée jusqu'à la fin de son mandat, en 2018, par l'actuel président par intérim Michel Temern.

Des comptes publics maquillés ?

Ancien vice-président de Rousseff, celui-ci a été accusé à plusieurs fois par l'héritière de Lula d'avoir ourdi un "coup d'Etat" constitutionnel à son encontre. Ex-allié, il était devenu un adversaire résolu de la présidente fin mars lorsque son parti, la puissante formation centriste du PMDB, avait quitté la coalition gouvernementale dominée par le Parti des travailleurs (PT), au pouvoir sous les présidences de Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2010) puis de Dilma Rousseff.

Lire aussiBrésil : la destitution de Dilma Rousseff est-elle un coup d'Etat ?

La décision des sénateurs fait suite à la publication la semaine dernière d'un rapport qui a conclu que la chef de l'Etat était coupable d'avoir violé la Constitution en manipulant les comptes publics en vue de favoriser sa réélection en 2014.

(Avec Reuters et AFP)

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :