Brésil: "pas droit à l'erreur" sur l'économie, dit Bolsonaro
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Malaise dans l'armee apres les propos de bolsonaro sur une base us
Ricardo Moraes
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"Nous n'avons pas droit à l'erreur. Si nous commettons des erreurs, vous savez qui pourra revenir", a déclaré le nouveau chef de l'Etat, dans une référence à la gauche, lors de l'intronisation de nouveaux directeurs de banques publiques.
"Les gens bien qui nous ont fait confiance ne peuvent pas être déçus", a-t-il ajouté. Le Brésil est surendetté, connaît une croissance atone après une récession historique, et compte près de 13 millions de chômeurs.
Un des directeurs de banques publiques intronisés lundi est néanmoins Joaquim Levy, ex-ministre des Finances de Dilma Rousseff, dauphine de Lula (2011-2016), destituée pour maquillage des finances publiques. De profil libéral, M. Levy avait été nommé en 2015 pour rassurer les marchés, alors que le pays entrait dans une récession historique. Il a pris la tête lundi de la banque publique de développement BNDES.
Les premiers jours de mandat du nouveau président de la première puissance d'Amérique Latine ont été marqués par des couacs sur les sujets économiques qui ont troublé les investisseurs.
Vendredi, il a évoqué une hausse de l'impôt sur les transactions financières, avant d'être démenti par son chef de gouvernement Onyx Lorenzoni, qui a affirmé à la presse que le chef de l'Etat s'était "trompé".
La veille, M. Bolsonaro avait déjà semé la confusion en annonçant lors d'un entretien télévisé une réforme des retraites moins ambitieuse que prévu, avec un départ à 62 ans pour les hommes, et non 65 ans comme le stipulait le projet de loi de son prédécesseur Michel Temer.
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Mercredi, lors de sa prise de fonctions au ministère de l'Économie, Paulo Guedes, gourou ultra-libéral du président, avait rappelé que la réforme des retraites, jugée cruciale par les marchés pour réduire la dette gigantesque du pays, était le "premier et plus grand défi" du gouvernement.
M. Bolsonaro a assuré lundi que son "manque de connaissances dans de nombreux domaines" étaient "un signe d'humilité".
(avec agences)
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