Brexit : Sunak réfute tout assouplissement sur l'immigration et le commerce avec l'UE (malgré la pression du patronat)
Paul Marion
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Rishi Sunak, ce lundi au congrès du CBI à Birmingham.
Reuters
Paul Marion
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Rishi Sunak, ce lundi au congrès du CBI à Birmingham.
Reuters
Ce lundi, Rishi Sunak était très attendu à Birmingham au congrès du CBI, pendant britannique du MEDEF. Tout le week-end, les médias britanniques se sont fait l'écho d'un possible assouplissement de la position du Royaume-Uni vis-à-vis de l'Union européenne. Le discours du président du CBI a braqué un peu plus les projecteurs sur Rishi Sunak quelques minutes avant son entrée en scène.
Dans un Royaume en « stagflation », « la seule chose qui tient la croissance sont les heures travaillées en hausse, grâce à une immigration en hausse », a lancé Tony Danker à la tribune du CBI. « Ayons une migration économique dans les domaines où nous n'allons pas avoir les travailleurs ou les qualifications chez nous de sitôt. En retour, faisons que ces visas soient à durée fixe », a-t-il réclamé au gouvernement pour remédier à la chute du nombre de travailleurs européens sur le sol britannique.
Ses espoirs ont bien vite été douchés par le Premier ministre. « La priorité du pays sur l'immigration, c'est de lutter contre l'immigration clandestine », lui a répliqué le nouveau locataire du 10 Downing Street.
La politique d'immigration hautement qualifiée ne satisfait pas le patronat dans une Grande-Bretagne, qui manque au moins autant de bras que de cerveaux pour combler 1,3 million de postes vacants notamment dans la vente, la restauration, les métiers d'entretien-réparation, le transport ainsi que l'industrie.
À lire également
Aux pénuries de main-d'œuvre s'ajoutent les mouvements sociaux sur la question des salaires, avec une inflation qui culmine à 11%. Pour le patronat, le recours à l'immigration pourrait permettre de faire retomber les revendications salariales et contourner les grèves qui ralentissent des secteurs entiers tels que la poste, les aéroports et même les grands magasins comme Harrods.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Paul Marion
Nouveaux droits de douane : les États-Unis infléchissent leur offensive face à Bruxelles
« 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir
« C’est le bon moment pour investir dans l'immobilier » : malgré la crise du logement, un nouveau fonds d'investissement se lance
Pêche : la transformation artisanale, une solution pour survivre ?