TRIBUNE - Pour la toute première fois, la ministre de l'Europe et des Affaires étrangères et le ministre des Armées signent un texte commun pour défendre les positions de la France dans le conflit entre Israël et le Hamas.Depuis l'attaque barbare du Hamas le 7 octobre sur le sol israélien et l'enchaînement des événements qui en ont découlé, la France joue un rôle déterminant pour parvenir à la libération des otages, enrayer l'escalade de violences dans la région et pour défendre ses intérêts et ses valeurs.
Dans ce conflit dont l'écho résonne et menace la stabilité d'une région si proche de l'Europe, et alors que nous venons de déplorer la reprise des combats, le message du président de la République est simple : l'urgence doit être une trêve durable qui permette la libération des otages, un accès humanitaire accru, ouvre la possibilité d'un cessez-le-feu et restaure un horizon politique.
Les civils, où qu'ils soient et singulièrement à Gaza, doivent être protégés conformément au droit international humanitaire. Nous devons dès à présent travailler avec tous les partenaires à une solution politique dans le cadre de deux États, seule garante de la paix et de la sécurité durables. Ces messages sont portés partout, en Israël comme dans les États arabes de la région, conformément à l'histoire et à la densité des partenariats que la France a noués dans cette région.
Notre première priorité depuis le 7 octobre est d'abord la sécurité des Français. Pour les Français otages des terroristes, nous avons conjugué nos efforts, en tant que ministre des Affaires étrangères et de ministre des Armées, sous l'autorité du président de la République auprès de nos interlocuteurs, notamment au Qatar et en Égypte, pour qu'ils retrouvent la liberté. Quatre d'entre eux, tous les enfants et la seule femme adulte otage du Hamas, ont été rendus à leurs proches. Nous remercions tous ceux qui ont contribué à ce résultat.
Tribune de Catherine Colonna et Sébastien Lecornu