Climat : Trump dira ce jeudi s'il reste (ou pas) dans l'Accord de Paris

latribune.fr

latribune.fr
Donald Trump rendra publique jeudi à 15 heures à Washington (soit 21 heures, heure de Paris) sa décision quant au maintien ou non des Etats-Unis dans l'accord de Paris sur la lutte contre le réchauffement climatique, a-t-il annoncé mercredi soir sur Twitter.
Selon une source autorisée à Washington, le président Donald Trump, qui n'a jamais caché son "climatoscepticisme", a décidé de soustraire les Etats-Unis de l'accord sur le climat signé à Paris en décembre 2015.
Conclu fin 2015 par plus de 190 pays sous l'égide de l'ONU, l'accord de Paris vise à limiter la hausse de la température mondiale et ses effets dévastateurs.
Un retrait américain serait une véritable déflagration, 18 mois après cet accord historique dont Pékin et Washington, les deux principaux émetteurs de gaz à effet de serre de la planète, furent des architectes centraux.
L'Union européenne et la Chine réaffirmeront, lors d'un sommet à Bruxelles jeudi et vendredi, leur soutien à ce texte quelle que soit la position du président américain, a indiqué un dirigeant européen sous couvert d'anonymat.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

L'examen des soutiens et des opposants à l'Accord de Paris laisse pourtant perplexe. Certes, il était attendu, vu son profil pro-businees, que le nouveau patron de l'Agence de protection de l'environnement (EPA), Scott Pruitt, se prononce ouvertement pour une sortie de l'accord, jugeant qu'il était "mauvais" pour l'Amérique.
Mais, alors que le président américain veut donner un coup de pouce aux énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz) au nom de la défense des emplois américains, il se trouve que le monde des affaires, dans sa grande majorité, s'est prononcé pour un maintien au sein de l'accord de Paris. Une douzaine de grands groupes, parmi lesquels le pétrolier ExxonMobil, le géant de l'agrochimie DuPont, ou encore Google, Intel ou Microsoft, ont pressé Donald Trump de ne pas en sortir. La pression des grands fonds d'investissement n'est certes pas pour rien dans ce grand élan vertueux...
Et même dans la high-tech, c'est le milliardaire et entrepreneur Elon Musk lui-même qui a menacé de quitter les différents cénacles de grands patrons conseillant Donald Trump si celui-ci retirait les Etats-Unis de l'accord.
*Un graphique de notre partenaire Statista
___
Lire aussi :
À lire également
(Avec Reuters et AFP)
latribune.fr