Climat : l'UE et la Chine serrent les rangs face à Trump

 |   |  339  mots
Bruxelles et Pékin s'apprêtent à publier une déclaration commune sur le climat
Bruxelles et Pékin s'apprêtent à publier une déclaration commune sur le climat (Crédits : REUTERS/Hannibal Hanschke)
En pleine agitation médiatique due à la menace de plus en plus pressante que brandit Donald Trump de sortir de l'accord de Paris, Bruxelles et Pékin annoncent la publication d'une déclaration commune réaffirmant leurs engagements climatiques.

L'imminence de l'annonce par Donald Trump de sa volonté de "sortir de l'accord de Paris", annoncée pour l'après G7, a secoué les réseaux sociaux et les médias une bonne partie de la journée. Mais un  tweet du président américain lui-même annonçant un nouveau délai de réflexion, a momentanément suspendu cette agitation.

Peu de temps après, dans la droite ligne de l'attitude adoptée par les autres membres du G7 en Sicile la semaine dernière, un haut responsable européen annonçait à Bruxelles sous couvert d'anonymat que "l'UE et la Chine, en tant que principaux émetteurs de CO2", allaient publier "une déclaration commune sur le changement climatique" et y "affirmer qu'ils mettraient en oeuvre l'accord". Et ce, quelle que soit la décision du président américain Donald Trump.

L'UE et la Chine se retrouvent en effet à Bruxelles jeudi soir et vendredi afin de resserrer leurs liens face aux incertitudes suscitées par le président Trump, notamment sur le climat.

Une opportunité pour l'Europe de reprendre le leadership aux côtés de la Chine

Maros Sefcovic, le vice-président de la Commission européenne chargé de l'Energie, tout en reconnaissant les "rumeurs" qui se propagent depuis l'arrivée aux affaires de la nouvelle administration américaine, a déclaré lors d'un point de presse mercredi que "nous le sentons déjà. Il y a de fortes attentes de nos partenaires dans le monde, en Afrique, en Asie, en Chine, pour que l'Europe assure le leadership dans cet effort".

Il a affirmé que "l'Europe est prête à prendre la tête du mouvement" et estimé que ce ne "serait pas la fin de l'humanité" si les Etats-Unis se retiraient. Miguel Arias Canete, responsable de l'Action pour le Climat et négociateur pour l'UE à Paris, a également assuré sur Twitter : "Le monde peut compter sur l'Europe pour conserver le leadership mondial en matière de climat. Ensemble nous soutiendrons Paris, nous défendrons Paris".

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 01/06/2017 à 15:14 :
"Une opportunité pour l'Europe de reprendre le leadership aux côtés de la Chine"

Tout est dit, reste à mettre en œuvre rapidement.
a écrit le 01/06/2017 à 12:00 :
Croyez-vous vraiment à l'accord de Paris ?
Avez-vous mis des dollars en face ?
Il sera oublié comme les autres car quand il faut passer à la caisse, cela coince.
La France a fixé un objectif de 50% de la part du nucléaire dans le mix énergétique en 2025, et 30% en 2030 mais 2025/ 2030: c'est demain !!!
Pour atteindre l'objectif 2025, il faudra fermer 1/3 de nos centrales. Il faudra beaucoup d'argent, de vent et de soleil...
Cordialement
Réponse de le 01/06/2017 à 15:30 :
Beaucoup de professionnels travaillent sur ces sujets depuis des décennies dans le monde et cà avance rapidement, Il faut vous informer mieux ! Par exemple et entres autres les travaux de Stanford : http://thesolutionsproject.org/why-clean-energy/
Réponse de le 02/06/2017 à 9:29 :
@Mines Paris Tech 01/06/2017 15:30
Ce sont de belles études. Toutefois, je reste persuadé que si c'était rentable, les multinationales s'impliqueraient massivement. Vous conviendrez que les investissements sont significatifs et que la rentabilité dépend du prix alternatif de l'énergie qui lui-même est soumis à des fluctuations géopolitiques.
Cordialement
a écrit le 01/06/2017 à 9:43 :
Et l'Inde, la Russie, l'Afrique, le Moyen Orient?
Sont-ils aussi "climatisés"?
a écrit le 01/06/2017 à 9:25 :
Le succès de l'Accord de Paris qui est beaucoup plus économique que de ne rien faire comme le soulignent plusieurs études, dépend aussi d'un certain nombre de mesures d'accompagnement, favorables aux économies d'énergie, au développement des renouvelables et des investissements dans les infrastructures sobres en carbone (transports collectifs, etc.) mais également d'un prix du carbone d'au moins 50 à 100 euros la tonne dès 2030. Comme le souligne à juste titre P.Olivier plus bas c'est vrai que les Etats-Unis rejoignent la Syrie de Bachar sur ce plan ce qui est plus que pitoyable et qu'il y un écart d'environ 10% de moins que les objectifs d'Obama ce qui n'est par rien à rattraper, mais au plan technologique cà peut favoriser européens et chinois.
a écrit le 01/06/2017 à 8:47 :
IL Y A DES MOYENS A UTILISEZ POUR NE PLUS UTILISER DU CHARBON SEULEMENT IL FAUT INVESTIR ? C EST DE METTRE DES CENTRALES SOLAIRES DANS LES DESERTS ET DENVOYER CETTE ENERGIE SOLAIRE RENTABLE SUR LES GRANDE MONOPOLES GRANDE CONSOMATRISSE D ERNERGIE ? DES ETUDES ONT ETE FAITE POUR UTILISER CETTE METHODE ENTRE L AFRIQUE ET L EUROPE? POURQUOI NE PAS LE CONGRETISE? LE TEMPT PRESSE CHIRAC DIT UNE FOIS LA TERRE BRULE ?VAS T ON LA LAISSER BRULE???
a écrit le 01/06/2017 à 2:06 :
Accord non contraignant. Contrairement à Kyoto. Non signé.
a écrit le 31/05/2017 à 19:29 :
Si les États-Unis quittent l'accord, ils rejoindront la Syrie et le Nicaragua 2 seuls pays ne participant pas à l'accord. Dans une analyse récente le groupe Rhodium a estimé que, selon les politiques de M. Trump, les émissions des États-Unis vont être de 15 à 19% inférieures aux niveaux de 2005 d'ici 2025, plutôt que de 26 à 28% objectifs pour lesquels l'administration Obama s'était engagée.

http://rhg.com/reports/taking-stock-2017-adjusting-expectations-for-us-ghg-emissions
Réponse de le 01/06/2017 à 0:06 :
Excellente blague. Merci à vous. Tant pis pour la planète, finalement, est-elle vraiment utile si ce n'est que pour l'argent..??

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :