Comment, discrètement, la Chine avance ses pions sur les minerais des océans
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Leader mondial dans les terres rares, la Chine lorgne les minerais sous-marins (photo d’illustration).
Leah Millis
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Leader mondial dans les terres rares, la Chine lorgne les minerais sous-marins (photo d’illustration).
Leah Millis
Discrètement, sûrement et surtout dans les règles. Comme les États-Unis de Donald Trump, la Chine de Xi Jinping lorgne aussi les précieux minerais sous-marins stratégiques. Mais l'art et la manière d'obtenir satisfaction diffèrent.
Là où la Maison-Blanche a décidé arbitrairement d'autoriser l'exploitation des minerais de ses eaux territoriales, mais aussi internationales, la Chine demande poliment l'autorisation de juste explorer. Et surtout pas d'exploiter. « Même si elle en a bien la ferme intention à l'avenir », assure Sophie Gambardella, docteure et chercheuse en droit international de l'environnement au CNRS.
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Sa principale interlocutrice : l'Autorité internationale des fonds marins (AIFM), organisation onusienne référente, qui accorde les licences d'exploration. Parmi les 22 contrats accordés, la Chine en détient aujourd'hui cinq. Mais, fait remarquer l'experte du CNRS, là où en France, c'est l'Ifremer, une autorité publique qui détient ce genre de licence, en Chine, ce sont pour la plupart des entités privés. « Ce qui pour moi est un signe clair de la détermination de Pékin à exploiter ses minerais marins », analyse Sophie Gambardella.