Le copié-collé est entrain de devenir une habitude dans l'entourage de Donald Trump. Après avoir fait la promotion de "faits alternatifs" et bobards, la Maison Blanche vient d'être pris en flagrant délit de plagiat lundi 6 mars. Le journaliste du Washington Post Christopher Ingraham est celui qui a découvert en premier la pratique de l'équipe des chargés de communication du président :
"Le communiqué de la Maison Blanche (à gauche) contient un paragraphe entier du verbatim provenant d'un communiqué de presse d'ExxonMobil (à droite)."
La Maison Blanche a publié un communiqué à 15h45 dans la journée du 6 mars pour féliciter la société ExxonMobil pour son programme d'investissements et l'embauche de 45.000 personnes dans le secteur de la construction et de l'industrie. "Le président Trump a fait la promesse de faire revenir des emplois aux Etats-Unis. L'esprit d'optimisme qui se propage dans le pays est déjà entrain d'accélérer la création d'emplois, et ce n'est seulement que le début." Le paragraphe du communiqué de la Maison Blanche traduit en français indique (les parties surlignées en jaune mettent en exergue les mots copiés-collés du communiqué d'ExxonMobil, sachant que les auteurs du communiqué n'ont pas mis de guillemets dans le document, ce qui aurait pu montrer une citation) :
Quelques minutes auparavant, la compagnie gazière et pétrolière ExonnMobil a également mis en ligne sur le site de l'entreprise un autre communiqué qui annonce les plans d'investissements de la société pour la période se déroulant entre 2013 et 2022. Voici la version traduite en français :
Les deux versions sont quasiment similaires hormis le fait qu'un membre de l'administration Trump a écrit "Etats-Unis" en toutes lettres au lieu de garder l'abréviation. Par ailleurs, le communiqué de la Maison Blanche omet de préciser que ce n'est pas une nouveauté. En effet, le plan d'investissements était prévu dès 2013 et n'a donc pas de rapport avec l'élection du magnat de l'immobilier. Associated Press rappelait d'ailleurs il y a quelques jours :
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Au delà de la pratique du plagiat par la Maison Blanche, cette initiative pose la question des connexions entre l'administration américaine et les grandes compagnies pétrolières. En effet, le nouveau secrétaire d'Etat et chef de la diplomatie Rex Tillerson est l'ancien PDG d'ExxonMobil. Il a d'ailleurs fait toute sa carrière au sein de la firme pétrolière et en a profité pour tisser des liens très importants avec la Russie de Vladimir Poutine. Ce dernier a d'ailleurs décoré Rex Tillerson en 2013. Ce qui avait provoqué des critiques de la part de nombreux élus républicains.
Ce n'est pas la première fois que Donald Trump ou son entourage sont accusés de plagiat depuis la campagne présidentielle. Lors d'une convention républicaine de Cleveland à l'été 2016, Melania Trump a prononcé un discours en soutien à son mari. Sauf que des passages entiers avaient été déjà prononcés en 2008 par Michelle Obama lors d'une convention démocrate pour honorer la récente élection de son époux Barack Obama comme le rappelle Arrêts sur Images. Fortement critiquée, l'équipe de campagne de Donald Trump avait décidé de faire porter la responsabilité à des proches de l'ancien présentateur de TV réalité.
Plus récemment, le président américain s'est inspiré du cinéma américain pour prononcer son discours lors de la cérémonie d'investiture. Il avait prononcé une grande partie du discours de Bane, le personnage qui incarne le méchant dans le film The Dark Knight Rises. Il avait notamment déclaré comme l'a relevé France Info :
Ce qui avait suscité réactions et moqueries sur Twitter :
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