Compétitivité mondiale : la France recule (un peu)

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Des ouvriers travaillent sur la ligne de production Nissan dans l'usine Renault de Flins, près de Paris.
Des ouvriers travaillent sur la ligne de production Nissan dans l'usine Renault de Flins, près de Paris. (Crédits : REUTERS/Benoit Tessier)
Selon le Forum économique mondial, la France dispose de nombreux atouts, comme ses infrastructures et son écosystème de l'innovation, mais est rattrapé par un "faible environnement macroéconomiques". résultat, le pays perd une place au classement.

La compétitivité de la France a légèrement baissé selon le dernier rapport de la compétitivité mondiale 2017/2018 du Forum économique mondial (WEF), établi tous les ans et diffusé mercredi. Selon cette publication, la France se classe au 22e rang, perdant une place par rapport au classement de l'année dernière et s'éloignant encore un peu plus de sa 15e place obtenue en 2010, selon le WEF, qui organise chaque année le Forum de Davos.

L'étude du WEF, réalisée auprès de 14.000 chefs d'entreprises dans 137 pays, donne un classement mondial des pays les plus compétitifs, sur la base de 12 piliers, considérés comme des indicateurs de la compétitivité. Il s'agit notamment des infrastructures, de l'environnement macroéconomique, de la santé, de l'éducation primaire, de l'efficacité du marché du travail ou de l'innovation.

Statista

Un graphique de notre partenaire Statista.

La Suisse en pôle position

La France dispose de plusieurs atouts, note le WEF, comme "ses infrastructures, son grand marché globalement intégré et un écosystème de l'innovation" qui figure parmi les vingt meilleurs. Mais il est rattrapé par un "faible environnement macroéconomique", en raison de sa dette publique et son déficit budgétaire, et "un marché du travail historiquement assez rigide", deux domaines sur lesquels les efforts du président Emmanuel Macron devront probablement se concentrer, juge le WEF.

Plus globalement, la Suisse conserve sa première place d'économie la plus compétitive au monde, devant les Etats-Unis, qui récupèrent une place, et Singapour. D'autres économies du G20 figurent parmi les dix premiers : les Pays-Bas (4e), l'Allemagne (5e), la Suède (7e), le Royaume-Uni (8e), le Japon (9e) ou encore la Finlande (10e).

La Russie grappille des places

Concernant les pays émergents, le rapport note que la Chine est "le mieux classé des pays du Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du sud, NDLR) aux grands marchés émergents". Elle gagne une place et occupe le 27e rang. La Russie, elle, continue de grappiller des places et se hisse au 38e rang. L'Inde perd une place (40e) mais demeure "le pays le plus compétitif en Asie du Sud".

Le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord améliorent de leurs côtés "leurs performances moyennes cette année, en dépit d'une nouvelle détérioration de l'environnement économique dans certains pays", comme la chute des cours du pétrole et du gaz, observe le WEF.

Dans cette région, l'Egypte est le pays à la plus forte progression (101e) gagnant 14 places, tandis que les Émirats arabes unis (17e) occupent le premier rang parmi les pays arabes, suivis par le Qatar (25e). Enfin, en Afrique subsaharienne, seuls quelques pays continuent de progresser cette année, tels que l'Éthiopie (108e) ou encore le Sénégal (106e).

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 28/09/2017 à 0:56 :
Donc c'est le poids-mort de l'administration obèse qui obère notre compétivité, ben on s'en serait douté.
a écrit le 27/09/2017 à 19:25 :
Ne vous inquiétez pas avec Mélenchon, Aubry, Poutou, Martin et consorts on va progresser ............vers le fond !
a écrit le 27/09/2017 à 15:12 :
Comme on aime bien les comparatifs avec l'allemagne en ce moment :

La législation sur les rapports locatifs en Allemagne est très largement favorable aux locataires. Elle leur offre des armes efficaces pour se défendre contre des dynamiques de spéculation immobilière dans le secteur locatif.
C’est pourquoi les locataires allemands s’inquiètent d’une éventuelle harmonisation européenne dans ce domaine, qui pour eux se traduirait par un nivellement par le bas.
La politique du logement en Allemagne a fait le choix du marché : elle a toujours été plutôt orientée vers la réalisation d’un marché du logement dont de larges segments sont accessibles à la majorité de la population. L’idée de création d’un secteur du logement social à part entière, qui accueillerait les ménages qui ne peuvent se loger dans l’offre privée, a ainsi été laissée longtemps de côté.
C’est dans cette perspective que le législateur allemand a développé un cadre réglementaire qui fixe des rapports locatifs très favorables aux locataires : en limitant par exemple strictement les augmentations de loyers, la législation joue depuis longtemps un rôle de garde-fou contre les dynamiques spéculatives dans le secteur du logement.
Ce cadre réglementaire est notamment à l’origine de l’existence d’un marché locatif privé abordable pour une grande majorité de la population. Il sert aussi d’arme redoutable pour les locataires, qui peuvent se défendre efficacement contre la spéculation.Les rapports locatifs (les relations entre les propriétaires et les locataires) sont extrêmement encadrés en Allemagne, dans un sens favorable aux locataires.Ainsi, les baux locatifs sont à durée indéterminée : un locataire qui paye régulièrement son loyer et ses charges peut donc envisager de passer sa vie dans le même appartement, voire même de transmettre « son » appartement à ses enfants, puisque les baux sont héréditaires.56% de locataires en Allemagne.
a écrit le 27/09/2017 à 12:27 :
Il est bien connu que la France préfère investir dans les infrastructures, sur la lancée de l’après guerre et de la nécessaire reconstruction. Utiles (ou pas), les infrastructures présentent également l’avantage d’être visibles par l’électorat, mais de là à en faire une modèle de développement économique,… le pas est un peu vite franchi.
C’est à l’opposé de l’Allemagne qui investit essentiellement dans l’industrie et l’économie réelle et qui rencontre en répercutions un problème de délabrement des routes.

L’autre risque est de consacrer l’essentiel des investissements dans de « grands projets » prestigieux mais pas toujours viables économiquement quand il s’agit de compétitivité mondiale. Difficile de conserver l’expertise, puisque les grands projets sont rares et chers et par nature moins exportables. Les autres pays préférant les développer eux-mêmes ou à terme s’approprier la technologie.
D’où l’intérêt des joint-venture pour éviter la faillite des fleurons, ou pire, la revente à la casse.
a écrit le 27/09/2017 à 12:17 :
patience , ça va continuer de se dégrader d'ici 2022 .
a écrit le 27/09/2017 à 10:00 :
"Compétitivité mondiale : la France recule (un peu)"...Parce que la France n'est pas au même niveau d'esclavage que dans les autres pays. Ne nous ne leurrons pas, notre "ami" Macron va y remédier, bien aidé qu'il sera par ses députés "godillots".
a écrit le 27/09/2017 à 9:34 :
A quand un classement des taux de pauvreté, des taux de travail partiel, des taux de personnes ayant deux ou trois emplois, à mettre en regard avec ces indicateurs qui datent de l'ère industrielle (qui est déjà morte)?

Il est intéressant de savoir qu'une entité abstraite comme l'Economie se porte bien, ou est attractive, il est aussi intéressant de voir comment cela se traduit en bien être des populations locales, en retombées positives sur leur vie quotidienne, histoire de ne pas parler d'abstraction, mais de concret, des hommes et des femmes qui font ces économies (et il ne s'agit pas que des grands patrons). Non?
Réponse de le 27/09/2017 à 10:07 :
Bien vu et dit, marre de ces "organisations" sur lesquelles on semble se baser alors qu'elles sont tout sauf objectives.
Réponse de le 28/09/2017 à 13:17 :
"L'étude du WEF, réalisée auprès de 14.000 chefs d'entreprises ..." : tout est dit !

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