Corée du Sud : le ministre de l'Intérieur obligé de démissionner
latribune.fr

Photo d'illustration
The Presidential Office
latribune.fr

Photo d'illustration
The Presidential Office
Le ministre de l'Intérieur sud-coréen Lee Sang-min a démissionné après le fiasco de l'éphémère loi martiale proclamée en début de semaine par le président Yoon Suk Yeol, ont rapporté dimanche plusieurs médias locaux.
Dans sa lettre de démission, le ministre a évoqué sa « responsabilité de ne pas avoir bien servi la population ni le président », selon le quotidien Joong Ang Ilbo, affirmant que le président Yoon avait accepté son départ.
MM. Lee et Yoon font partie des responsables sous le coup d'une enquête pour « rébellion », après la proclamation surprise de la loi martiale par le second mardi soir. Une mesure que Yoon Suk Yeol a été contraint d'abroger à peine six heures plus tard, sous la pression du Parlement et de la rue.
Visé par une motion de destitution au Parlement, le dirigeant conservateur y a échappé de peu samedi soir grâce au boycott du vote par son parti, le scrutin ayant été invalidé faute de quorum.
Dimanche matin, selon des médias locaux, la police a arrêté l'ex-ministre de la Défense Kim Yong-hyun, en poste au moment de la loi martiale.
Il était déjà interdit de quitter le territoire.
Après avoir décidé seul de proclamer tard mardi 3 décembre la loi martiale, Yoon Suk Yeol, le président sud-coréen, a rapidement fait marche arrière sous la pression du Parlement. C'est un conflit autour de l'adoption de son budget au Parlement, où le camp présidentiel est minoritaire, qui semble avoir déclenché cette crise.
Pour défendre sa décision controversée, le président, déjà très impopulaire, a accusé l'opposition de former des « forces hostiles à l'État ». Depuis son élection serrée en 2022, il n'a jamais disposé de la majorité parlementaire et dénonce une « dictature législative ». Il reproche également aux élus de l'opposition de bloquer « tous les budgets indispensables au fonctionnement essentiel de la nation ».
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Malgré le revirement, les six partis d'opposition semblent déterminés à poursuivre leur offensive. Ce mercredi, ils ont déposé au Parlement une motion de destitution visant le président conservateur. Selon le texte, le président sud-coréen aurait « gravement et largement violé la Constitution » et aurait tenté d'échapper à une enquête criminelle.
À lire également
Cette motion pourrait être mise aux voix dès vendredi, ont précisé les partis d'opposition. Pour être adoptée, elle devra recueillir une majorité des deux tiers. Le parti au pouvoir a déjà annoncé son opposition. « De nombreux parlementaires présents lors de la réunion du parti ont exprimé leur accord pour rejeter la destitution », a rapporté l'agence de presse Yonhap.
(avec agences)
latribune.fr
Lutte contre la corruption : 90 % des entreprises équipées, mais seulement 43 % des salariés formés
Mobilier urbain : malgré les taxes Trump, Fermob poursuit sa conquête de New York
Pierre et Vacances-Center Parcs dans le viseur d'un fonds émirati, pour une valorisation à un milliard d'euros
Défense, terres rares… Des dizaines d'entreprises américaines sanctionnées par Pékin