Cuba : Castro attaque la politique migratoire et commerciale de Trump

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Raul Castro lors de son déplacement au Venzuela, le 5 mars, pour marquer le quatrième anniversaire de la mort de l'ancien président du pays Hugo Chavez.
Raul Castro lors de son déplacement au Venzuela, le 5 mars, pour marquer le quatrième anniversaire de la mort de l'ancien président du pays Hugo Chavez. (Crédits : REUTERS/Carlos Garcia Rawlins)
Dans un discours prononcé devant des dirigeants de gauche au Venezuela et retransmis à la télévision d'Etat cubaine, Raul Castro a dénoncé une politique commerciale "égoïste" et une décision "irrationnelle" de construire un mur à la& frontière avec le Mexique.

Les premières tensions réapparaissent (déjà) entre Cuba et les Etats-Unis. Le chef d'Etat cubain Raul Castro a critiqué dimanche la politique migratoire et commerciale de Donald Trump lors d'une visite au Vénézuela. Alors que l'ambassade américaine à La Havane a rouvert en 2015 - idem pour l'ambassade cubaine à Washington - et que les premières exportations de produits cubains vers le nord ont eu lieu au mois de janvier, Donald Trump a en effet annoncé début février un réexamen des relations entre les deux pays.

Une politique commerciale "égoïste"

Dans un discours prononcé devant des dirigeants de gauche au Venezuela et retransmis à la télévision d'Etat cubaine, Raul Castro s'en est pris pour la première fois publiquement à Donald Trump depuis son arrivée à la Maison blanche en dénonçant une politique commerciale "égoïste" et sa décision "irrationnelle" de construire un mur le long de la frontière mexicaine.

Le dirigeant cubain a notamment souligné que l'immigration était le résultat des inégalités et de la pauvreté résultant d'un système économique international injuste. "On ne peut pas contenir la pauvreté, les catastrophes et les migrants avec des murs, mais grâce à la coopération, la compréhension et la paix", a-t-il déclaré, ajoutant que le durcissement de politique promis par Donald Trump visait tous les Latino-américains et pas seulement les Mexicains.

(Avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 06/03/2017 à 15:11 :
Commentaire assez cocasse de la part d'un dirigeant qui condamnait durement il n'y a pas si longtemps ceux qui tentaient de rejoindre les États-Unis par bateau. Mais bon, les temps changent et un peu partout, on se débarrasse des chômeurs en les emvoyant chez les autres sous prétexte de pauvreté et de guerre. Si nos ancêtres avaient agi ainsi, nous serions parmi les pauvres aussi, non ?
a écrit le 06/03/2017 à 11:12 :
Encore une petite critique de DT!
Alllez a Cuba
voir l'état de délabrement et la pauvreté.
Vive les cocos!
a écrit le 06/03/2017 à 10:53 :
Il faudra m expliquer comment le système international économique est injuste pour les pays du Sud alors qu ils représentent les 2/3 de la population , les 3/4 de la de la superficie et 80% des richesses énergétiques et minérales sans compter les immenses bénéfices financiers de certains pays pétroliers.
Toutes ces richesses ne sont réelles que parce-que les pays du Nord ont créés les technologies pour les utiliser et amener un progrès extraordinaire ces 150 dernières années. Que tout ces pays soit disant exploités s'allient et s'entendent pour se passer de l'Occident au lieu de s inventer un bouc émissaire bien commode pour s'excuser de leur propre insuffisance.
a écrit le 06/03/2017 à 9:57 :
C'est sur que ce n'est pas Cuba qui a un problème migratoire avec l'Amérique latine qui célèbre constamment ce pays mais qui préfère vivre chez les méchants gringos.
a écrit le 06/03/2017 à 9:36 :
Excellent, Cuba, ce pays méprisé par les médias du monde depuis des décennies, du coup devient audible parce que critiquant trump.

La pensée binaire, le manichéisme, le dogme, la fabrique de l'opinion et-c... tout ça quoi.

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