Davos retrouve le sourire : et si 2023 se passait bien pour la croissance ?
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Christine Lagarde, la présidente de la BCE est déterminée à ramener le taux d'inflation à 2%.
Reuters
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Christine Lagarde, la présidente de la BCE est déterminée à ramener le taux d'inflation à 2%.
Reuters
Pour cette 53e édition du forum économique mondial de Davos, la première session d'hiver depuis la crise du Covid de 2020, le contraste est saisissant entre le pessimisme collectif des dirigeants sur la croissance et le relatif optimisme affiché par ceux que l'on rencontre individuellement, surtout après trois jours de conférences.
Le thème de l'année met en avant la nécessité de mieux « coopérer dans un monde fragmenté », et illustre bien le sentiment que l'économie mondiale est dans une transition délicate. La succession des crises, de la crise sanitaire au choc sur les prix de l'énergie, met les nerfs à l'épreuve et engendre un niveau de stress et d'incertitudes que l'on n'avait pas atteint depuis au moins la crise financière de 2008. Face aux réactions protectionnistes des États, à l'image de l'Inflation Reduction Act (IRA) de Joe Biden, les organisateurs de Davos, son fondateur Klaus Schwab en tête, plaident pour ne pas perdre de vue que la mondialisation et le libre-échange demeurent le moyen le plus efficace de générer une croissance non inflationniste.
À lire également
Parmi les 2.700 personnes qui ont fait le déplacement dans la célèbre station des Grisons suisses, 40 chefs d'État et de gouvernement, mais un seul membre du G7, Olaf Scholz. En l'absence d'Emmanuel Macron, la délégation française s'est faite discrète avec la présence de quelques habitués, comme Patrick Pouyanné (TotalEnergies), Benoît Potier (Air Liquide), Jean-Pascal Tricoire (Schneider Electric), Sabrina Soussan (Suez), soit une majorité de patrons des secteurs de l'énergie et de ce que l'on appelle ici les « clean techs », les champions de la transition énergétique. Quelques ministres français sont passés, comme Jean-Noël Barrot, en charge du Numérique, qui a participé à un panel sur l'intelligence artificielle, nouvelle coqueluche mondiale depuis la sortie de ChatGPT, et Bruno Le Maire, qui, après avoir accompagné le chef de l'État au sommet franco-espagnol, doit participer au panel final sur les perspectives économiques mondiales ce vendredi en duo avec Christine Lagarde.
Guerre au Moyen-Orient : les économies émergentes souffrent mais devraient résister en 2026
🔴 Sommet européen au Monténégro, réacteurs nucléaires japonais, Bourses… L'essentiel de l'actualité ce vendredi 5 juin
Nouveaux droits de douane : les États-Unis infléchissent leur offensive face à Bruxelles
« 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir