Elections en Egypte: la guerre à Gaza offre un répit au candidat Sissi
Jeanne Boustani (Le Caire)
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Le maréchal Abdel-Fatah el-Sissi, brigue un troisième mandat présidentiel.
Reuters
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Le maréchal Abdel-Fatah el-Sissi, brigue un troisième mandat présidentiel.
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« Si on entre en guerre, on aura besoin d'un chef militaire, non ? », lance Omar, la cinquantaine. Cet épicier du Caire est convaincu depuis le début du conflit à Gaza de la nécessité de voter pour le maréchal Abdel-Fatah el-Sissi, briguant un troisième mandat présidentiel. Les élections auront lieu de dimanche à mardi. « Il n'est pas question d'abandonner le Sinaï pour la défense duquel nos soldats se sont battus », ajoute-il.
Le raïs a déclaré rejeter catégoriquement la perspective d'un afflux massif de réfugiés palestiniens vers la péninsule frontalière, fuyant les bombardements israéliens et les conditions humanitaires désastreuses dans la bande de Gaza. Les motifs sont notamment sécuritaires, les autorités craignant que la région ne devienne une base arrière du Hamas palestinien pour le lancement d'opérations militaires contre Israël.
Pour l'éviter, Le Caire multiplie les contacts diplomatiques avec les belligérants afin de parvenir à une désescalade et œuvrer à un meilleur acheminement de l'aide humanitaire. L'Égypte est en effet un médiateur privilégié dans le conflit en tant que premier pays arabe à avoir reconnu l'État d'Israël en 1978, entretenant des contacts avec les cadres du Hamas à Gaza. Cette réponse fait dans l'ensemble l'unanimité auprès de la population.
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« Ce n'est pas la première fois que les Égyptiens se rangent très massivement derrière leur président, c'était déjà le cas en 1967 avec Nasser », rappelle Hanafi, un vendeur de bijoux. A la suite de la défaite de l'Égypte lors de la guerre des Six Jours, le leader démissionna avant de renoncer en raison des manifestations demandant son maintien au pouvoir. Hanafi ne compte cependant pas se rendre aux urnes. D'abord parce qu'il estime que le scrutin n'offre pas de véritable choix. Les trois autres candidats - Farid Zahran, Abdel-Sanad Yamama et Hazem Omar - entretiennent tous des liens de proximité plus ou moins forts avec le pouvoir et restent inconnus du grand public.
Jeanne Boustani (Le Caire)
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