Emmanuel Macron en mission d'urgence à Washington ce lundi
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Emmanuel Macron sera reçu par Donald Trump à la Maison-Blanche (ici en juin 2017) à 12 heures ce lundi.
Reuters/onathan Ernst
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Emmanuel Macron sera reçu par Donald Trump à la Maison-Blanche (ici en juin 2017) à 12 heures ce lundi.
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[Article publié le 24 février 2025 à 9 h 56, mis à jour à 14 h 39]
Emmanuel Macron est en mission d'urgence aux États-Unis ce lundi 24 février. Arrivé dimanche soir à Washington, le président français a rejoint lundi son homologue américain Donald Trump à la Maison-Blanche afin de participer à un appel avec les membres du G7, selon une journaliste de l'AFP.
Le chef de l'État a fait un signe de la main avant de franchir la porte qui mène au Bureau ovale pour rejoindre une réunion du Groupe des sept pays les plus développés comprenant aussi le Canada, l'Allemagne, l'Italie, le Japon et le Royaume-Uni.
Il sera reçu par son homologue à 12 heures (18 heures à Paris) pour un entretien en tête à tête, suivi d'un déjeuner et d'une conférence de presse conjointe à 15 heures (21 heures à Paris), le jour même où l'Ukraine entre dans sa quatrième année de guerre.
Le président français « va à Washington avec des propositions d'action qui reflètent les convergences qui se sont fait jour » lors de ces discussions, souligne un conseiller d'Emmanuel Macron. Cela signifie « continuer à soutenir l'Ukraine, à lui apporter le soutien militaire nécessaire, respecter sa souveraineté » et faire en sorte que « les intérêts des Européens soient pleinement pris en compte », détaille-t-il.
Pour cela, Emmanuel Macron entend convaincre Donald Trump que la Russie constitue une « menace existentielle », que Vladimir Poutine « ne respectera pas » forcément un cessez-le-feu et que celui-ci devra être vérifiable.
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Donald Trump a provoqué un séisme en annonçant vouloir négocier seul la paix avec Vladimir Poutine, qu'il replace ainsi au centre de l'échiquier, en empruntant à sa rhétorique et en vilipendant son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky. Les Européens redoutent que cette paix ne signifie une capitulation pour Kiev et n'encourage la Russie à réaliser de nouveaux coups de force dans des pays voisins, y compris membres de l'UE, tout cela au moment où les États-Unis amorcent un désengagement.
« Vous avez une puissance qui s'est surarmée [...] et qui continue de se surarmer. On ne sait pas où elle s'arrêtera aujourd'hui. Donc il faut qu'on agisse tous pour la contenir », a martelé Emmanuel Macron avant son départ pour Washington.
Le président français se fera aussi le porte-parole des Européens, membres de l'UE ou de l'Otan, après avoir échangé avec la quasi-totalité de leurs dirigeants, y compris le Premier ministre hongrois prorusse Viktor Orbán, depuis une semaine.
Avant de s'envoler pour Washington, Emmanuel Macron s'est aussi coordonné avec le Premier ministre britannique Keir Starmer, attendu à son tour jeudi à Washington, sur le message à délivrer. Londres et Paris travaillent sur le déploiement d'une force européenne en Ukraine, une fois un accord de paix conclu, afin de dissuader la Russie d'attaquer une nouvelle fois ce pays.
Les deux dirigeants devraient demander en contrepartie au président américain d'apporter de « solides garanties de sécurité » aux forces déployées.
L'administration Trump exclut tout déploiement de soldats américains au sol mais pourrait apporter un soutien logistique, des frappes en profondeur, du renseignement et s'engager à riposter en cas d'attaque russe, espèrent les Européens. Ces derniers vont aussi s'engager à renforcer leur effort de défense, que Donald Trump veut voir porté à 5 % du PIB contre 2 % actuellement, jugeant que les États-Unis n'ont plus à payer le fardeau pour la sécurité du continent.
Emmanuel Macron espère aussi démontrer à son interlocuteur qu'en cédant trop à la Russie, il encouragerait son adversaire numéro un, la Chine, à pousser son avantage à Taïwan. L'administration Trump abonde pour l'heure dans le sens de Moscou, jugeant « irréaliste » que l'Ukraine puisse récupérer les territoires conquis par la Russie ou entrer dans l'Otan.
« C'est son intérêt de travailler avec les Européens, parce que l'Europe a une capacité de croissance, un potentiel économique, de coopération avec les Américains », suggère aussi le président français alors que Donald Trump a fait de la « diplomatie transactionnelle », avec à la clé de juteux contrats, sa marque de fabrique.
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Les Européens riposteront à l'inverse à tout droit de douane supplémentaire sur leurs produits. « Entre alliés, on ne peut pas faire souffrir l'autre avec des tarifs » douaniers, a averti Emmanuel Macron samedi.
(Avec AFP)
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