En pleine escalade nucléaire, Trump se dit prêt à rencontrer Kim Jong-Un

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Le président des Etats-Unis Donald Trump a annoncé hier lundi 1er mai qu'il était prêt à rencontrer le leader de la Corée du Nord Kim Jong-un, et même qu'il en serait "honoré", mais "si les conditions sont réunies". Dans une interview accordée à l'agence Bloomberg lundi 1er mai dans la soirée, Donald Trump explique, depuis le bureau ovale:
C'est un geste important dans les circonstances actuelles car les Etats-Unis n'ont aucune relation diplomatique avec la Corée du Nord, et le dossier nord-coréen est clairement devenu le problème international le plus important à régler pour Donald Trump à l'issue de ses 100 premiers jours de présidence.
Provocations nord-coréennes et intimidations américaines s'enchaînent de manière véritablement inquiétantes depuis quelques semaines, avec l'arme nucléaire comme épée de Damoclès.
Dernier exemple en date, ce mardi 2 mai, le régime nord-coréen a dénoncé le déploiement de deux bombardiers supersoniques B-1B Lancer lundi 1er mais lors de ces exercices militaires que Pyongyang juge une menace pour sa sécurité nationale. A la suite, la Corée du Nord continuait son escalade verbale avec les Etats-Unis, affirmait que la péninsule coréenne se trouvait désormais au bord d'un conflit nucléaire en raison des manoeuvres menées dans la région par la Corée du Sud, le Japon et l'armée américaine.
Un porte-parole du ministère sud-coréen de la Défense a indiqué que les manoeuvres conduites lundi étaient destinées à prévenir les provocations du régime nord-coréen et à évaluer le niveau de préparation dans l'éventualité d'un nouvel essai nucléaire du Nord.
L'armée de l'air américaine a expliqué que les deux bombardiers basés sur l'île de Guam avaient été déployés pour participer à des exercices avec les aviations sud-coréenne et japonaise.
Pyongyang soutient que les deux appareils ont mené une simulation de largage d'une bombe nucléaire contre des objectifs majeurs de la Corée du Nord et accuse l'administration Trump de vouloir mener une frappe préventive.
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De fait, on est encore loin de la préparation d'une rencontre au sommet entre les dirigeants américain et nord-coréen. Le président américain n'a d'ailleurs pas précisé quelles pourraient être les conditions qui rendraient envisageable un tel entretien bipartite. Et la Maison-Blanche a reconnu qu'une telle hypothèse est encore très lointaine.
Et comme rien n'est simple, la Chine, pourtant désormais revenue en cour aux Etats-Unis, s'insurge, ce mardi aussi, contre le déploiement du système antimissile américain Thaad en Corée du Sud pour se protéger du programme nucléaire et balistique de la Corée du Nord.
Pékin a demandé l'annulation immédiate de ce projet militaire au motif que ce système doté de radars servirait à espionner le territoire chinois en dépit des assurances de Washington qui soutient que le Thaad a seulement une vocation défensive.
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Les tensions dans la région sont particulièrement élevées depuis plusieurs semaines dans l'attente d'un sixième essai nucléaire que pourrait mener le régime nord-coréen en violation des résolutions de l'Onu et malgré les pressions américaines et chinoises.
Donald Trump a appelé la Chine, l'un des rares alliés de la Corée du Nord, à faire pression sur le gouvernement nord-coréen afin qu'il revienne sur son programme nucléaire et balistique.
(Avec Reuters)
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