États-Unis : Hillary Clinton revendique une victoire "historique"

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C'est la première fois dans l'histoire de notre pays qu'une femme est investie par un des grands partis, s'est réjouie Hillary Clinton devant ses partisans réunis à Brooklyn, dans la ville de New York.
"C'est la première fois dans l'histoire de notre pays qu'une femme est investie par un des grands partis", s'est réjouie Hillary Clinton devant ses partisans réunis à Brooklyn, dans la ville de New York. (Crédits : © Lucas Jackson / Reuters)
La candidate s'est imposée à la primaire démocrate devant Bernie Sanders. Après avoir été première dame et secrétaire d'État, Hillary Clinton sera la première candidate féminine à la Maison-Blanche sous la bannière d'un des deux grands partis américains.

L'issue semblait connue depuis plusieurs jours déjà. Hillary Clinton a célébré mardi sa victoire dans la course à l'investiture démocrate pour l'élection présidentielle du 8 novembre et a salué un "tournant historique" avant même de connaître le résultat du vote en Californie, point d'orgue du dernier "Super Tuesday" de la campagne. Contrairement à sa victoire prévue annoncée hier par l'agence Associated Press, Hillary Clinton a réuni suffisamment de délégués désignés lors des primaires pour ne pas avoir à compter sur les super-délégués, libres de changer d'avis, d'après la chaîne NBC News.

"C'est la première fois dans l'histoire de notre pays qu'une femme est investie par un des grands partis", s'est réjouie Hillary Clinton devant ses partisans réunis à Brooklyn, dans la ville de New York.

Hillary Clinton a rassemblé un nombre suffisant de délégués pour être assurée d'obtenir l'investiture grâce à ses victoires mardi dans les primaires du New Jersey (63%), du Nouveau-Mexique (52%) et du Dakota du Sud (51%). Une heure après la fermeture des derniers bureaux de vote en Californie et après le dépouillement d'un tiers des bulletins, elle faisait également la course largement en tête dans cet État où Bernie Sanders a concentré ses efforts ces deux dernières semaines pour décrocher une victoire de prestige. Ce dernier a toutefois fini en tête dans le Dakota du Nord, avec 64% des votes et est donné au coude à coude dans le Montana selon les résultats partiels.

Sanders sera reçu par Obama

Celle qui va devenir la première femme candidate à la Maison-Blanche sous la bannière d'un des deux grands partis américains, après avoir été tour à tour première dame, sénatrice et secrétaire d'État a reçu mardi soir les félicitations du président Barack Obama, a annoncé le Bureau Ovale. Son rival Bernie Sanders, qui ne s'est pas encore exprimé sur sa défaite, a lui aussi reçu un message d'Obama et, à sa demande, il rencontrera jeudi le président.

La candidate victoire ne s'est toutefois pas reposée sur ses lauriers. "La fin des primaires représente seulement le début du travail que nous sommes appelés à faire", a-t-elle souligné avant d'être rejointe par son mari Bill Clinton sur l'estrade. Tendant la main aux électeurs de Bernie Sanders, qu'elle a félicité pour sa campagne et pour le débat qu'il a lancé sur les inégalités, elle s'est projetée dans la bataille qui l'attend face au candidat républicain présumé, Donald Trump.

Trump veut récupérer les démocrates déçus

Côté républicain, Donald Trump faisait cavalier seul dans les primaires du jour, ses derniers rivaux ayant jeté l'éponge il y a un mois. Dans un discours prononcé à Briarcliff, dans l'État de New York, le milliardaire a tendu lui aussi la main aux supporters de Sanders, soulignant la nécessité de renverser le système politique de Washington et de rejeter les accords commerciaux internationaux critiqués par Sanders, pour en conclure de plus favorables aux États-Unis.

"Les Clinton ont fait de la politique de l'enrichissement personnel une forme d'art", a-t-il  déclaré, laissant entendre que Hillary Clinton avait utilisé sa messagerie personnelle lorsqu'elle était secrétaire d'État pour "dissimuler" des accords privés.

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L'ex-secrétaire d'État, qui a reçu mardi le soutien de Nancy Pelosi, chef de file du groupe démocrate à la Chambre des représentants, conserve dix points d'avance sur Donald Trump dans les intentions de vote en vue de l'élection présidentielle, selon un sondage Ipsos/Reuters publié mardi.

(avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 09/06/2016 à 9:17 :
Une bien triste nouvelle; J'ai cru jusqu'au bout que Sanders pourrait s'imposer et annoncer ce changement démocratique dont nous avons tous un cruel besoin. Cela dit, j'attends encore parce que nos médias n'ont cessé de minimiser les résultats de Sanders depuis le début de la campagne.
a écrit le 08/06/2016 à 14:23 :
Trump ; les dames oui a la maison,
mais elle veule nous monter qu'elle peuvent diriger
a écrit le 08/06/2016 à 13:35 :
Outre son passé de scandales pouvant refaire surface à tout moment, Clinton est sous la menace de l'ouverture d'une enquête pour l'usage qu'elle a fait des secrets d'état en utilisant en tout inconscience, c'est ce qu'elle dit, ou complicité, c'est ce que disent les autres, son téléphone portable et sa messagerie personnelle pour traiter des affaires de la plus grande puissance en guerre du monde. Sanders, un personnage improbable au discours décalé et aux relents inversé d'idéologie de guerre froide, attend cette éventualité et donc son heure, au coin des sondages. Il est évident que Clinton ne peut normalement être présidente du pays et qu'elle manie la promesse d'une croissance sans limite comme d'autre se choisissent un collier de perles, avec la même envie frivole. C'est d'ailleurs à ce titre de débauche économique que les ambitieux de la silicone valley l'apprécient... et c'est sa chance. Les USA sont dans une telle panade que l'idée fait son chemin de laisser encore quelques années au rêve fou de l'Amérique triomphante, dans les affaires IT et en Bourse, les deux axes de la candidate. On semble avoir fait un trait définitif sur l'industrie et les manufactures. Un mensonge qui peut encore servir, comme l'espoir, dit-on, fait vivre. Aussi le chemin réaliste de Trump peut-il faire peur puisqu'il s'agit d'affronter l'épreuve de vérité immédiatement en privilégiant "ceux qui travaillent " à l'avancée du pays et non les spéculateurs. Un choix, que devront faire les américains si la crise ne les mange pas avant. On parlerait alors de la grandeur à retrouver du pays et de l'importance des moyens de sauvetage pour y parvenir.
a écrit le 08/06/2016 à 8:33 :
Trump a raison, une femme qui ne peut satisfaire son mari ne peur satisfaire un peuple.
Les élections Américaines c'est toujours Hollywood, chez nous c'est toujours le cirque Zavata, le spectacle continue...!
Réponse de le 08/06/2016 à 10:47 :
Comment un tel commentaire mysogyne peut ne pas être modéré?
a écrit le 08/06/2016 à 8:25 :
La décadence américaine se confirme ! Ils avaient espéré dans l'élection , pour la première fois , d'un noir ; Ils ne sont pas prêt de recommencer , faute de prétendants compétents pour conduire une grande nation , les politiques leurs font miroiter Une " Femme " , leurs désenchantements ne servira pas l'avenir du sexe, dit , faible , vu l'échec de sa prestation en tant que ministre des affaires étrangères !!
Réponse de le 08/06/2016 à 13:16 :
Hhmm.. je n'ai même pas l'impression que ce soit une question de sexe. Notez, vu le déluge planétaire au niveau des "dirigeants", il est facile de comprendre qui a vraiment le pouvoir : pas eux. Pas pour autant qu'il faille élire des dictateurs, notes... Un peu de VRAIE Démocratie ferait du bien.

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