Super Tuesday: Trump et Clinton dominent mais ne font pas l'unanimité

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Alors que les bulletins finissent d'être comptés dans certains des douze États appelés à voter ce mardi 2 mars, le Super Tuesday a déjà ses vainqueurs. Hillary Clinton chez les démocrates et Donald Trump dans le camp républicain sont sortis en tête dans respectivement au moins sept et six Etats appelés à voter pour les primaires en vue de l'élection présidentielle du 8 novembre, selon les projections des chaînes de télévision américaines
Hillary Clinton et Donald Trump se sont pour le moment imposés en Géorgie, Virginie, Alabama, dans le Tennessee, l'Arkansas et le Massachusetts, l'ex-secrétaire d'État ajoutant à ce total le Texas.
Les sénateurs démocrate Bernie Sanders et républicain Ted Cruz s'imposent sur leurs terres, respectivement dans le Vermont et au Texas, l'État le plus peuplé à se prononcer lors de cette journée. Ils sont également donnés vainqueurs dans l'Oklahoma et le sénateur du Vermont ajoute à ce bilan les caucus du Minnesota et du Colorado, un État où seuls les démocrates étaient conviés à voter.
Fort de ses deux nouveaux succès, après celui dans l'Iowa au début des primaires, Cruz a appelé Marco Rubio, John Kasich et Ben Carson, les trois autres candidats issus des rangs du parti républicain, à se retirer et à s'unir derrière lui pour faire barrage à Donald Trump.
Interrogé sur CNN, Marco Rubio a exclu de se retirer, se disant convaincu de pouvoir inverser la dynamique lorsque le vote va se dérouler dans des États qui lui sont a priori plus favorables, et quand les électeurs républicains vont réaliser que Trump est un "imposteur", sa ligne d'attaque depuis la semaine dernière. De fait, le sénateur républicain de Floride, favori des dirigeants du "Grand Old Party", a sauvé l'honneur en signant sa première victoire dans le Minnesota, selon les projections des chaînes Fox et CNN.
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"Les scores de Trump ne cessent de baisser, Etat après Etat", a déclaré le jeune sénateur de Floride avant l'annonce de sa victoire dans le Minnesota, en voulant pour preuve sa courte défaite en Virginie, où les derniers sondages le donnaient largement perdant face à Trump. Il est considéré par les Républicains modérés comme le seul à pouvoir enrayer la marche triomphale du milliardaire new-yorkais.
Côté démocrate, malgré la résistance inattendue de Sanders, l'issue des primaires ne semble pas faire de doute, tant l'ex-First Lady semble bénéficier d'une large réserve de voix chez les populations noire et hispanique.
"Cette campagne vise à transformer l'Amérique, pas seulement à élire un président", a commenté Bernie Sanders en lançant une nouvelle charge contre les "Super Pacs", les comités d'action politique qui financent les campagnes des candidats, y compris en attaquant leurs adversaires, et qu'il a accusés de "détruire la démocratie américaine".
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En tout, les électeurs de douze États se prononçaient lors de ce "Super Tuesday" qui va attribuer un cinquième des délégués démocrates et près du quart des délégués républicains pour la convention des deux partis l'été prochain. Les derniers bureaux de vote doivent fermer leurs portes en Alaska à 05h00 GMT.
(avec Reuters)
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