Etats-Unis : la croissance du premier trimestre est la plus forte depuis quatre ans,

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(Crédits : JONATHAN ERNST)
La croissance de l'économie américaine a été révisée en très légère baisse pour le premier trimestre, en raison d'investissements des entreprises moins importants qu'initialement estimé et d'un niveau d'importations revu en hausse, selon une deuxième estimation du département du Commerce publiée jeudi.

 L'expansion de la première économie mondiale s'est établie à 3,1% en rythme annuel de janvier à mars contre 3,2% publiée fin avril, conforme aux projections des analystes.

Malgré cette révision en baisse, la croissance enregistrée au premier trimestre reste la plus forte depuis quatre ans, a indiqué l'administration Trump notant que globalement, la situation générale de la première économie du monde n'a pas changé depuis ses estimations d'avril. Une troisième et dernière estimation doit encore être publiée.

Baisse des investissements des entreprises

La révision en baisse des investissements des entreprises (+2,3% contre +2,7%) et une diminution des importations moins forte que prévu (-2,5% contre -3,7% estimé précédemment) "ont été en grande partie compensées par des révisions en hausse des exportations et de l'inflation PCE", a commenté le ministère du Commerce, sur la base de données plus complètes.

Les importations sont certes à un niveau plus élevé que prévu mais il faut remonter au quatrième trimestre 2012 pour constater une diminution plus importante. A l'inverse, les exportations ont bondi de 4,8% contre 3,7% initialement projeté.

Bras de fer avec la Chine

Ces données sur la balance commerciale interviennent alors que Donald Trump a fait de la réduction du déficit commercial américain une priorité. Il a engagé un bras de fer avec notamment la Chine, l'Union européenne et le Japon pour qu'ils diminuent leurs exportations vers les Etats-Unis et ouvrent davantage leur marché aux biens américains.

Mais les exportations américaines pourraient pâtir du regain de tensions avec Pékin qui doit augmenter samedi les droits de douane sur 60 milliards de dollars de biens américains. Et les deux géants sont loin d'avoir résolu leur conflit, l'administration Trump ayant également interdit aux sociétés américaines de vendre des technologies au géant des télécommunications Huawei, mettant en péril l'approvisionnement crucial du groupe chinois en composants électroniques made in USA. Les exportations pourraient également pâtir de l'arrêt des livraisons du Boeing 737 MAX depuis le 10 mars.

Plus conforme au profil habituel d'un début d'année hivernal, la consommation des ménages américains a marqué le pas mais dans une moindre mesure: +1,3% au lieu de 1,2% publié en avril, et après 2,5% enregistré au dernier trimestre 2018.

Cela reste toutefois sa plus faible progression depuis le premier trimestre 2018, un bémol donc alors que les dépenses de consommation constituent la plus importante partie du Produit intérieur brut (PIB) américain.

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Commentaires
a écrit le 31/05/2019 à 9:25 :
Contempler l'europe décliner et l’Amérique régner.
a écrit le 30/05/2019 à 19:56 :
Les américains ont eu beaucoup de chance en élisant Trump. Cet homme est providentiel
et va probablement enclencher des changement profonds et positifs pour son pays et le reste du monde. Dieu bénisse Trump et l'Amérique !
Réponse de le 31/05/2019 à 10:01 :
Cette croissance en trompée l'œil a été acheté á crédit par le déficit budgétaire (106% du PIB). Qui en profite? Les financiers, les ultra riches et la defense. l'Américain moyen n'en profite jamais (Stagnation de leur salaire depuis 1974). Facile de donner l'argent des autres. On vit un drôle de monde. A quand un gouvernement qui aurait le courage de baisser les dépenses publiques. La génération suivante va payer les pots cassés de ces démagogues. l'Amérique va droit au mur ne vous y trompez pas. J'ai l'impression que tout le monde a oublié les bases d'une économie saine.
a écrit le 30/05/2019 à 18:22 :
même taux de croissance qu'il y a 4 ans, alors qu'à l'époque la tendance était plutôt à la restriction sur les dépenses publiques.
la croissance récente aura bénéficié de la hausse du déficit budgétaire (A big reason the US economy is accelerating : government spending, Wall Street Journal, 25/10/2018). en 2017, il y a eu en plus la remontée du cours du pétrole qui a provoqué une hausse importante de l'investissement des acteurs du secteur que l'on a retrouvée dans le taux d'investissement des entreprises en général (Rising oil prices are helping drive the US business investment rebound, WSJ, 25/01/2018).
mais malgré les mesures fiscales de Trump, le taux d'investissement des entreprises US est à la baisse depuis un moment (Poof ! Trump investment boom is gone, MarketWatch, 24/05/2018). probablement parce-que l'activité du pétrole/gaz de schiste ralentit (comme le disait Schlumberger en avril dernier). le secteur auto est aussi à la peine.
Réponse de le 30/05/2019 à 20:21 :
petite coquille dans le commentaire : 24/05/2019 au lieu de 24/05/2018 pour la date de l'article MarketWatch.
a écrit le 30/05/2019 à 17:51 :
La confiance revient et non pas qu'avec des mots trompeurs comme dans l'UE de Bruxelles!

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