"Exxon a gagné plus d'argent que Dieu", quand Joe Biden exhorte la major pétrolière à produire plus

Le président des Etats-Unis Joe Biden reproche au géant pétrolier Exxon de ne pas pomper plus de pétrole, ce qui pourrait faire baisser les prix, dans le simple but de faire grimper davantage ses bénéfices. Aux Etats-Unis, l'inflation a atteint 8,6% sur un an.
(Crédits : ANDREW KELLY)

Joe Biden s'en prend de nouveau aux compagnies pétrolières. "Exxon a gagné plus d'argent que Dieu ce trimestre", a plaisanté vendredi le président américain, en marge d'un discours consacré à l'inflation prononcé depuis le port de Los Angeles, en Californie.

Alors, qu'outre-Atlantique, l'inflation s'est de nouveau emballée en mai, à 8,6% sur un an, et que les prix de l'essence ont bondi de 48,7% sur un an, le président des Etats-Unis reproche au géant pétrolier de ne pas pomper plus de pétrole, ce qui pourrait faire baisser les prix, dans le simple but de faire grimper davantage ses bénéfices.

Les compagnies pétrolières "ne forent pas"

"Je veux dire une chose au sujet des compagnies pétrolières, (...) nous avons 9.000 permis de forage. Elles ne forent pas", a-t-il souligné. "Pourquoi ne forent-elles pas? Parce qu'elles gagnent plus d'argent en ne produisant pas plus", a déploré Joe Biden.

Le président américain s'en était déjà pris aux compagnies pétrolières, qu'il accuse de s'enrichir aux dépens des automobilistes, au lieu d'investir dans la production.

De son côté, ExxonMobil se défend et assure avoir pompé moins de pétrole et de gaz au premier trimestre 2022 en raison d'intempéries, d'opérations de maintenance et de la cession d'activités.

Des bénéfices record

Reste que la major pétrolière, comme les autres entreprises de ce secteur, a largement profité de la hausse des prix du brut qui a fait bondir son chiffre d'affaires. Son bénéfice net a ainsi doublé, malgré une grosse charge liée à son retrait de Russie.

En France, au premier trimestre 2022, TotalEnergies a engrangé un bénéfice net de 4,9 milliards de dollars, soit 12% de plus que les attentes du marché, et ce malgré une dépréciation d'actifs de 4,1 milliards de dollars, liée à son retrait de Russie.

Dans l'Hexagone, les préoccupations liées au prix de l'essence et à l'inflation sont aussi très fortes. La semaine dernière, les prix de l'essence y ont, de nouveau, atteint des sommets, repassant au-dessus de la barre des deux euros. Et cette emballée ne semble pas prête de s'arrêter. Selon les prévisions de plusieurs négociants, le prix du baril de pétrole brut devrait atteindre 150 dollars, voire plus, dans les six prochains mois. Un niveau par conséquent supérieur au record de juillet 2008 où il a flirté avec les 148 dollars.

(Avec AFP)

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Commentaires 2
à écrit le 11/06/2022 à 13:54
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C'est marrant, en politique, on peut raconte tout, n'importe quoi et son contraire. Enoncer des relations de cause à effet foireuses, déclarer certaines choses vertueuses ou pas, suivant la mode ou l'humeur du moment. Le nombre d'imbécilité qu'on peu...

le 11/06/2022 à 15:38
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Oui, pour les politiques un jour forer c'est mal et le jour après qui ne fore pas est méchant. C'est juste la peur de perdre les élections de novembre...

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