Gaz : Poutine assure que Gazprom continue d'honorer ses contrats de livraison
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Gazprom justifie la diminution des livraisons de gaz vers l'Europe en invoquant le cas de « force majeure ».
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Gazprom justifie la diminution des livraisons de gaz vers l'Europe en invoquant le cas de « force majeure ».
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Vladimir Poutine dédouane Gazprom et assure que le groupe gazier continue d'honorer ses contrats. Le président russe Vladimir Poutine a affirmé mardi que le géant du gaz Gazprom livrerait à ses fournisseurs les quantités prévues, alors même que les exportations russes de Gazprom vers l'Europe faiblissent brutalement depuis plusieurs semaines.
« Gazprom a rempli, continue de remplir et remplira pleinement ses obligations, si quelqu'un en a besoin », a-t-il promis lors d'une conférence de presse après des discussions avec Iraniens et Turcs à Téhéran. « Il ne fait aucun doute que nos partenaires rejettent ou essaient de rejeter toutes leurs propres erreurs sur la Russie et Gazprom », a-t-il précisé, pointant du doigt le choix des Européens de parier sur des « sources d'énergie non-traditionnelles », à savoir le renouvelable.
« Gazprom est prêt à pomper autant que nécessaire », a-t-il insisté. Selon le maître du Kremlin, les Occidentaux risquent de manquer de gaz en raison des sanctions contre Moscou depuis l'invasion de l'Ukraine et parce qu'ils ont « fermé » des canaux de livraison d'hydrocarbures. Les sanctions européennes excluent jusqu'ici le gaz russe dont le Vieux continent est grandement dépendant.
Gazprom a diminué ces dernières semaines de 60% les livraisons de gaz via Nord Stream, principal oléoduc entre les champs gaziers russes et l'Europe. Le géant gazier russe Gazprom a justifié par la « force majeure » la chute de ses livraisons de gaz à l'Europe, un motif qui permet de libérer une entreprise de ses obligations contractuelles en lui enlevant toute responsabilité juridique. Certains pays comme la Pologne ou la Bulgarie sont déjà privés totalement de gaz russe.
La situation préoccupe grandement Bruxelles et les capitales européennes à l'approche d'un hiver de probables pénuries d'énergie. Berlin dénonce une décision « politique » qui motive Gazprom à fermer progressivement le robinet de gaz afin de contraindre les Occidentaux qui soutiennent par des fournitures d'armes l'Ukraine dans sa guerre face à la Russie.
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L'Europe tente de trouver des fournisseurs alternatifs de gaz en Norvège, en Algérie, au Qatar ou en Azerbaïdjan. Des contrats ont été scellés dans ces pays ces dernières semaines, mais cette diversification en urgence ne devrait pas suffire. L'Agence internationale de l'énergie estime que, si la demande en énergie en Europe ne faiblit pas, le continent se trouvera en pénurie de gaz cet hiver.
(avec AFP)
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