Guerre en Ukraine: les prochaines sanctions viseront les banques et le pétrole (Ursula von der Leyen)
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Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne.
Reuters
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Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne.
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Les prochaines sanctions que l'Union européenne (UE) imposera à la Russie viseront les banques, en particulier Sberbank, ainsi que le pétrole, a déclaré la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen à un journal allemand.
L'UE a, pour l'instant, épargné la plus grande banque de Russie car elle représente, avec Gazprombank, l'un des principaux canaux de paiement du pétrole et du gaz russes, que les pays du bloc achètent malgré le conflit en Ukraine.
Sberbank et une autre grande banque russe, VTB Bank, avaient déjà fait l'objet dès février de lourdes sanctions américaines, visant à limiter largement leurs transactions internationales. Les filiales européennes de Sberbank ont déjà connu des déboires.
La présidente de la Commission européenne a ajouté que l'UE développait des "mécanismes intelligents" pour que le pétrole soit également inclus dans les nouvelles sanctions.
"Poutine ne devrait pas pouvoir percevoir sur d'autres marchés des prix encore plus élevés pour des réserves qui seraient normalement destinées à l'UE", a déclaré Ursula von der Leyen. "La priorité est de réduire les revenus de Poutine", a-t-elle ajouté.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky ne cesse de demander à tous ses interlocuteurs européens "l'adoption de sanctions puissantes". Il réclame un arrêt des achats de pétrole et de gaz et la fourniture d'armes lourdes pour résister à l'offensive annoncée dans la région du Donbass (est).
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Depuis le début de la guerre en Ukraine fin février, le Kremlin a engrangé 27,3 milliards de dollars avec les achats de pétrole, gaz et charbon de l'UE, selon Velina Tchakarova, directrice de l'Institut autrichien pour l'Europe et la politique de sécurité (AIES).
En 2020-2021, 45% de ses importations de gaz, 47% de celles de charbon, et de 25% à 30% de celles de pétrole venaient de Russie.
L'UE a décrété un embargo sur les achats de charbon mais leur montant est très inférieur à ceux de gaz et pétrole.
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Le mois dernier, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) estimait que les sanctions contre la Russie pourraient provoquer un « choc » de l'offre pétrolière mondiale. Or les pays de l'OCDE craignent une flambée des cours du brut, alors que l'inflation atteint déjà des niveaux inédits depuis des décennies.
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