Heures de travail et main d'oeuvre féminine : le Japon, mis en garde par le FMI

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La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a appelé, mercredi, le Japon à augmenter sa main d'oeuvre féminine et à réduire les interminables heures de travail de ses salariés, afin de doper sa productivité.
Notant que "sur les cinq dernières années le nombre de femmes au travail a augmenté de 1,6 million" au Japon, la patronne du Fonds monétaire international a estimé que le gouvernement pouvait faire plus pour encourager cette tendance.
"Je pense qu'il y a encore une marge pour prêter plus d'attention à un meilleur accès aux crèches (...), à une réduction des longues heures de travail, pas seulement pour les femmes, mais pour tous, y compris les hommes", a déclaré Mme Lagarde dans un discours prononcé pour le 20e anniversaire du bureau régional Asie et Pacifique du FMI, basé à Tokyo.
Outre une politique monétaire accommodante et des largesses budgétaires, la politique de relance "abenomics" du Premier ministre Shinzo Abe, inaugurée fin 2012, a promis des réformes structurelles (dérégulation, révision des lois sur le travail, promotion des femmes, réformes agricoles).
Mais peu ont avancé comme promis et les analystes considèrent que, sans ces changements fondamentaux, le pays ne parviendra pas à en finir avec ses maux, dont la déflation qui ronge l'économie depuis deux décennies et la dénatalité.
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Les femmes renoncent souvent au Japon à travailler après le mariage ou une première maternité, ou alors renoncent à fonder une famille pour pouvoir mener une carrière.
Les habitudes de travail se caractérisent par un nombre d'heures supplémentaires souvent démesurées, conduisant jusqu'à des cas de morts par surmenage, qui ont même un nom en japonais: "karoshi".
Sur l'année budgétaire 2016/17 achevée fin mars, 191 de ces cas ont été répertoriés par le gouvernement, qui note que 7,7% des salariés japonais effectuent plus de 20 heures supplémentaires par semaine.
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La durée légale de travail au Japon est de 40 heures par semaine, complétée par un plafond théorique de 45 heures supplémentaires par mois, qui vole en éclats quand existe un accord d'entreprise.
(avec AFP)
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