Janet Yellen plaide pour la régulation et voit moins de risque de crise

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(Crédits : Aaron Bernstein)
La présidente de la banque centrale américaine Janet Yellen a défendu vendredi la régulation financière, estimant que le risque de nouvelles crises financières avait grâce à elle diminué sans pour autant entraver la croissance économique. Elle a estimé que les réformes essentielles mises en place ont sensiblement renforcé la résilience sans limiter indûment le crédit.

Mme Yellen n'a fait aucun commentaire sur la politique monétaire actuellement suivie par la banque centrale américaine (Fed) et son évolution future. Elle a toutefois mis en garde contre tout "optimisme excessif" des marchés.

"Je pense que l'évolution du système financier en réponse aux forces économiques globales, la technologie et, également, la régulation, va aboutir tôt ou tard à ce que le risque trop familier de l'optimisme excessif, de l'endettement trop important (leverage) et des transformations dans les mécanismes de financement réapparaisse et appelle des réponses appropriées", a-t-elle souligné lors d'un conférence de presse en mage de Jackson Hole.

"Nous ne pouvons jamais être sûrs que de nouvelles crises n'arriveront pas (...), mais nous avons des raisons d'espérer que le système financier et l'économie affronteront moins de crises et s'en remettront plus rapidement, épargnant aux ménages et aux entreprises la souffrance qu'ils ont éprouvée lors de la crise qui a frappé il y a dix ans", a estimé Janet Yellen.

Des tensions avec l'administration Trump ?

L'administration du président américain Donald Trump a engagé depuis son arrivée au pouvoir un processus de démantèlement des principales lois régulant le secteur financier aux Etats-Unis, affirmant qu'elles entravent le crédit et ralentissent la croissance. Dans un entretien au Financial Times, le conseiller économique du président américain Gary Cohn a assuré que le président des Etats-Unis entendait faire voter sa réforme avant la fin de l'année et devrait en détailler les modalités dans un discours la semaine prochaine.

Sans s'attaquer directement à cet agenda, Mme Yellen a défendu les mesures mises en place depuis la crise financière de 2008-2009 tout en admettant que certaines de leurs dispositions pouvaient être assouplies.

La Bourse de New York renforçait ses gains vendredi après un discours sans surprise de Janet Yellen : le Dow Jones prenait 0,53% et le Nasdaq 0,48%. Jeudi, la Bourse de New York avait légèrement baissé à l'issue d'une séance très indécise, marquée par les réussites et déboires du secteur de la distribution: le Dow Jones avait cédé 0,13% et le Nasdaq 0,11%.

Les indices, qui avaient démarré la séance dans le vert vendredi, ont accéléré leur progression après la publication du discours que prononçait la présidente de la Réserve fédérale (Fed).

Le président de la Banque centrale européenne Mario Draghi doit intervenir à 21heures (heure française). Plusieurs sources de l'institution de Francfort ont assuré ces dernières semaines qu'il ne comptait pas faire de déclarations fracassantes. Les acteurs du marché s'interrogent toutefois sur le calendrier de la réduction progressive des achats d'obligations que la BCE effectue, de l'ordre de 60 milliards d'euros par mois, et toute remarque à cet égard sera surveillée.

(avec l'AFP)

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Commentaires
a écrit le 25/08/2017 à 23:34 :
Déjà, régulation et finance sont deux termes antinomiques. Et si elle voit "moins de risque", elle n'avait déjà rien vu pour Lehman... Donc...
a écrit le 25/08/2017 à 20:20 :
Elle est moins gourmande que les autres ? Ou c'est sa conscience ?
1% de richesse pour la population mondiale.
Une crise ? Quelle crise ? Et surtout pour qui ?
a écrit le 25/08/2017 à 20:04 :
Ce n'est pas une régulation qu'il faut, c'est de la démocratie et un meilleur partage des richesses, il faut que depuis le début de la crise, les financiers ont bien profité, les populations ont payé à leur place leur mensonge et spéculation, il temps de renvoyer l'ascenseur dans l'autre sens sens, que les banques baissent tous les taux et les crédits à la consommation, et cette crise bidon il faut que ça finissent, les financières élites se sont tellement gavés qu'ils savent plus quoi faire avec cet argent.

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