Japon : les JO de Tokyo boosteraient l'économie de presque 230 milliards d'euros

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L'impact positif des JO pourrait néanmoins commencer à se résorber avant même que ne débute l'événement en juillet 2020, parce que le pic des travaux se terminera avant.
L'impact positif des JO pourrait néanmoins commencer à se résorber avant même que ne débute l'événement en juillet 2020, parce que le pic des travaux se terminera avant. (Crédits : Reuters)
L'augmentation du nombre de touristes et les constructions devraient donner un coup de pouce annuel de 0,2 à 0,3 point à la croissance, estime la Banque du Japon. L'impact économique devrait culminer en 2018.

Une aubaine. Les jeux Olympiques qui se tiendront à Tokyo en 2020 devraient se traduire par un surcroît annuel de croissance de 0,2 à 0,3 point de pourcentage d'ici 2018, année où les travaux de préparation atteindront leur pic, selon un rapport publié lundi 27 décembre par la Banque du Japon (BoJ). Dans une étude sur l'impact économique des Jeux, la BoJ  estime qu'ils apporteront 30.000 milliards de yen (soit environ 227 milliards d'euros au taux de conversion annuel) avant 2020 à l'économie de l'archipel.

L'augmentation du nombre de touristes et les constructions requises sont les principales raisons évoquées dans cette simulation effectuée, sur la base des exemples des autres pays ayant accueilli les JO.

20 millions de visiteurs étrangers attendus en 2020

"Il est presque certain que sera rempli l'objectif des 20 millions de visiteurs étrangers en 2020 au Japon", écrivent en effet les auteurs de l'étude. Compte tenu de la forte augmentation du tourisme récemment constatée (les 19 millions seront dépassés cette année), ils pensent même que pourrait être enregistré un total de 33 millions d'entrées d'étrangers sur le territoire nippon l'année des JO "dans l'hypothèse où se poursuive le rythme de croissance de ces dernières années".

"Comparativement à d'autre pays, la hausse de fréquentation est importante", soulignent-ils en préambule, alors que ces derniers temps le nombre de visites affiche chaque mois un gain de quelque 50% sur un an. Et les spécialistes de la Banque du Japon d'espérer que la capitale ne sera pas la seule à profiter de cette vague touristique, mais aussi les régions.

Plus de femmes incitées à entrer sur le marché du travail

Par ailleurs, outre le surcroît d'activité direct (lié aux travaux du nouveau stade et aux diverses installations pour la manifestation sportive), les entreprises privées de services (hôtels, commerces, etc.) vont aussi contribuer en étendant leurs capacités et l'impact économique de ces chantiers devrait culminer en 2018. Le montant total des travaux (directs et indirects) est évalué par la BoJ à 10.000 milliards de yens (75 milliards d'euros au cours actuel), sur la base de calculs effectués par divers organismes privés.

La banque espère que les besoins en main-d'œuvre vont inciter plus de femmes à entrer sur le marché du travail et de personnes âgées à différer leur départ à la retraite. Il est cependant jugé nécessaire de donner un coup d'accélérateur aux mesures politiques pour rendre actifs ces travailleuses et travailleurs potentiels, dont le nombre est aujourd'hui considéré comme insuffisant.

Le taux de chômage de 3,3% à 2,5%

Il faudra jusqu'à plus de 700.000 personnes supplémentaires à l'œuvre en 2018. Le taux de chômage devrait descendre progressivement pour tomber en 2018 à 2,5% de la population active (contre environ 3,3% en 2015), estiment encore les économistes de la BoJ.

Toutefois, le rapport met en garde sur le fait que l'impact positif des JO pourrait commencer à se résorber avant même que ne débute l'événement en juillet 2020, parce que le pic des travaux se terminera avant. Il appelle à prendre des mesures pour que l'élan du surcroît d'activité soit entretenu et que le soufflé ne retombe pas immédiatement.

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Commentaires
a écrit le 28/12/2015 à 18:01 :
Peut-être était-ce ce qu'on disait en Grèce avant les JO dAthènes en 2004.
a écrit le 28/12/2015 à 12:04 :
Avec du P Q 'planche a billets) on peut en faire des choses?????
a écrit le 28/12/2015 à 10:30 :
On aimerait un regard un peu plus distancié et critique sur ce genre d'évènement. Le bilan économique que vous énoncez est sans doute celui de la plaquette publicitaire, mais il devrait être relativisé; quel est le coût réel des équipements construits (grand stade, stades annexes, etc.)? Peut-on dire qu'elle participe d'une activité et d'un développement économique du pays... ou est-ce de la dépense en "pure perte"? Combien coûtera l'entretien de ces infrastructures, devenues presque inutiles? Etc.
Si les jeux sont une "grande fête", il est à douter qu'ils participent à l'économie réelle.

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