JO 2020 : le coût du stade olympique de Tokyo s'envole à 1,8 milliard d'euros

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En 2013, le Comité International Olympique (CIO) a choisi de confier l'organisation des Jeux Olympiques de 2020 au Japon. Avec 60 voix contre 36 pour Istanbul, la candidature nippone était largement arrivée en tête.
En 2013, le Comité International Olympique (CIO) a choisi de confier l'organisation des Jeux Olympiques de 2020 au Japon. Avec 60 voix contre 36 pour Istanbul, la candidature nippone était largement arrivée en tête. (Crédits : reuters.com)
Le futur stade olympique pour les jeux de Tokyo 2020 coûtera la bagatelle de 1,8 milliard d'euros, a indiqué lundi le ministre japonais des Sports Hakubun Shimomura. Soit une hausse de 90 milliards de yens (ou 650 millions d'euros) par rapport au projet initial.

Quand il s'agit de comparer les factures, les Jeux Olympiques se ressemblent tous. Il y a eu Athènes en 2004 et ses 11 milliards d'euros dépensés contre les 5,3 milliards d'euros prévus. Pékin en 2008 avec 32 milliards d'euros contre 2,6 milliards annoncés...Ou encore 37 milliards d'euros à Sotchi.

Au Japon, depuis deux ans, le coût exorbitant de la réalisation du futur stade olympique par l'architecte irako-britannique Zaha Hadid fait grincer les dents. Et cela n'est pas fini car la facture ne cesse de grimper.

Hakubun Shimomura, le ministre nippon des Sports, a confirmé qu'un accord avait été conclu avec deux entreprises de BTP locales pour construire le nouveau "stade national" à Tokyo, en remplacement de l'ancien érigé en 1964. "Le coût (du stade) a atteint 252 milliards de yens. Nous espérons lever environ 20 milliards avec l'aide du secteur privé afin de juguler le fardeau pour le contribuable japonais", a déclaré le ministre des Sports nippon aux journalistes. Le projet initial était, quant à lui, estimé à 162 milliards de yens.

Facture élevée, mais ambitions revues à la baisse

Les ambitions pour ce nouveau grand stade ont pourtant déjà été revues à la baisse, de 40%, par le gouvernement. Selon plusieurs médias locaux, le gouvernement a renoncé au toit rétractable de l'enceinte pour les Jeux Olympiques et réduit le nombre de sièges permanents de 80.000 à 65.000.

Le chantier doit commencer en octobre et se terminer en mai 2019, juste à temps pour accueillir la Coupe du Monde de rugby, un an avant les JO de Tokyo. Mais le gouverneur de Tokyo, Yoichi Masuzoe, n'a pas l'intention de céder sur ce dossier.

En effet, le ministre des Sports, Hakubun Shimomura, a demandé au gouvernorat de Tokyo de débourser plus de 50 milliards de yens (soit 350 millions d'euros) pour contribuer à la construction du Stade national. Pour Yoichi Masuzoe, le gouvernement central fait preuve d'"irresponsabilité". Il lui reproche de vouloir faire porter "le fardeau" financier d'un stade "à vocation nationale" aux contribuables de la capitale.

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Commentaires
a écrit le 30/06/2015 à 8:49 :
Et bientot la meme chose en France si on s obstine a avoir les JO. contribuables a vos portefeuilles !
Réponse de le 01/07/2015 à 14:06 :
Ouais, vivement qu'on les ait qu'on puisse enfin justifier l'accroissement de la dette :-) !
a écrit le 29/06/2015 à 18:30 :
Ce stade ressemble juste à une méduse écrasée en train de pourrir. Ridicule de mégalomanie. Bling-bling. Un stade zen (dépouillé, sobre, minimaliste) et écologique, c'est compliqué à trouver comme idée, alors que le Japon vit une crise économique et écologique sans précédent? Un gâchis financier et architectural.

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