Joe Biden assurera une transition « pacifique » avec Donald Trump
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Le président Biden voit pour sa fin de mandat son cauchemar se réaliser : son ennemi juré, Donald Trump, sera de retour à la Maison-Blanche en janvier 2025.
Nathan Howard
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Le président Biden voit pour sa fin de mandat son cauchemar se réaliser : son ennemi juré, Donald Trump, sera de retour à la Maison-Blanche en janvier 2025.
Nathan Howard
Pour le président américain Joe Biden, la fin de son mandat tourne au cauchemar. Empêché de se représenter en raison de son état de santé, il voit revenir à la Maison-Blanche son ennemi juré, Donald Trump, réélu à une large majorité dans la nuit de mardi à mercredi.
S'exprimant dans la roseraie de la Maison Blanche, il a tenté de remonter le moral des ministres et conseillers assis face à lui, qui l'ont applaudi et ovationné, avec des mines fermées.
« C'est un moment difficile. Vous souffrez (...) N'oubliez pas tout ce que nous avons accompli. Cela a été une présidence historique », a assuré le chef d'Etat octogénaire, dont le bilan économique et diplomatique pourrait être en bonne partie détricoté par son successeur.
« J'espère que nous pourrons, peu importe pour qui nous votons, nous considérer comme des concitoyens et pas comme des adversaires. Faire baisser la température » dans un pays à cran, a dit le président américain.
Soucieux d'organiser une transition « pacifique et ordonnée » avec Donald Trump, Joe Biden a invité le républicain à la Maison Blanche à une date non précisée pour préparer l'arrivée de la prochaine administration, dans laquelle des figures controversées telles que Elon Musk ou Robert F. Kennedy Jr. pourraient jouer des rôles importants.
De son côté, la vice-présidente et candidate malheureuse à la présidentielle, Kamala Harris Kamala s'est aussi engagée à aider Donald Trump pour le transfert du pouvoir.
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Pour Joe Biden, cette passation de pouvoir vire à l'humiliation planétaire. Il est d'ailleurs accusé dans son camp d'avoir permis le retour fracassant de Donald Trump, cet ennemi juré qu'il a peint comme un danger pour la démocratie, en s'accrochant trop longtemps à une candidature sans espoir. Car ce n'est qu'en juillet que le président sortant avait laissé sa place de candidat à sa vice-présidente Kamala Harris.
Du côté de Donald Trump, l'ambiance est bien sûr à la fête. Le républicain, qui n'a jamais reconnu sa défaite en 2020 et qui avait boudé la cérémonie d'investiture de Joe Biden, « attend avec impatience cette rencontre », selon son équipe.
Parti dans le chaos en janvier 2021, le tribun a réussi à 78 ans un incroyable retour en convainquant une majorité qu'il comprenait les préoccupations socio-économiques et sécuritaires du quotidien.
Donald Trump pourra s'appuyer sur le Sénat, que les républicains ont repris aux démocrates. Son parti est aussi en bonne voie pour conserver la majorité à la Chambre des représentants. Cela lui donnerait, en comptant la majorité conservatrice qu'il a construite à la Cour suprême, quasiment les pleins pouvoirs.
Le magnat de l'immobilier new-yorkais - cible durant la campagne de deux tentatives d'assassinat, inculpé et condamné au pénal et au civil -, a 74 jours pour mettre en place son équipe de gouvernement. Il prêtera serment le 20 janvier prochain.
Parmi les personnalités autour de Trump appelées à jouer un rôle, Robert F. Kennedy Jr., neveu du président assassiné et ancien candidat indépendant rallié au républicain, pourrait se voir confier des responsabilités en termes de santé publique.
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Une autre figure clé devrait être le milliardaire Elon Musk, qui a fait très activement campagne pour lui. Le président élu pourrait charger l'homme le plus riche du monde de réorganiser profondément l'administration fédérale.
(Avec AFP)
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